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    <title>Musique bébés et enfants - Ecouter des chansons, comptines et berceuses - RSS Artistes</title>
    <description>Musique bébés et enfants - Ecouter des chansons, comptines et berceuses - RSS Artistes</description>
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      <title>Dalton</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; en 1951 dans le Haut-Jura G&eacute;rard DALTON est d'abord tailleur de diamants, et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre pour cela qu&rsquo;il a plusieurs facettes ! Dessinateur humoristique &agrave; ses heures puis animateur e...]]></description>
      <pubDate>Fri, 09 Dec 2022 14:16:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><span>N</span><span>&eacute; en 1951 dans le Haut-Jura G&eacute;rard DALTON est d'abord tailleur de diamants, et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre pour cela qu&rsquo;il a plusieurs facettes ! Dessinateur humoristique &agrave; ses heures puis animateur enfance et jeunesse&nbsp;pendant de nombreuses ann&eacute;es, il en fera m&ecirc;me son m&eacute;tier. Des d&eacute;buts&nbsp;en cabaret &agrave; Metz puis&nbsp;de retour&nbsp;dans ses montagnes il se consacre au folk et &agrave; la chanson traditionnelle Comtoise.&nbsp;C&rsquo;est le soir qu&rsquo;il chante dans les villages de vacances&nbsp;et&nbsp;anime&nbsp;une des premi&egrave;res &eacute;missions de radio Locale "Radio M&ocirc;mes" destin&eacute;e&nbsp;et r&eacute;alis&eacute;e avec et par des enfants.&nbsp;En 1989 s&eacute;lectionn&eacute;&nbsp;pour un show&nbsp;au Canada il d&eacute;cide de s'orienter&nbsp;logiquement vers la chanson "jeune public" et d&eacute;croche de nombreuses tourn&eacute;es outre-Atlantique. Il se partagera ainsi longtemps entre les deux pays et sera m&ecirc;me prim&eacute; et reconnu pour son parcours l&agrave; bas. Mais c&rsquo;est bien entendu en France qu&rsquo;il se consacre enti&egrave;rement &agrave; son parcours et&nbsp;restera&nbsp;un &eacute;ternel "voyageur du monde des enfants" comme il se pla&icirc;t &agrave; le dire.</span></p>
<p><span>En 2002 il pose&nbsp;ses valises en Alsace et il est vite&nbsp;adopt&eacute; par le milieu culturel r&eacute;gional. Il va&nbsp;tracer une toute nouvelle route musicale&nbsp;gr&acirc;ce au soutien et &agrave; la confiance de nombreuses&nbsp;salles, la R&eacute;gion, d'artistes et de coll&egrave;gues musiciens.&nbsp;Sollicit&eacute;,&nbsp;il&nbsp;compose un&nbsp;nouveau&nbsp;r&eacute;pertoire&nbsp;pour&nbsp;la&nbsp;petite-enfance. Pour un grand festival d'accord&eacute;on il imagine et propose&nbsp;un&nbsp;concept de bal pour enfants "Plan&egrave;te-Bal" qui deviendra une r&eacute;f&eacute;rence localement.&nbsp;Il publie deux&nbsp;nouveaux CD et un&nbsp;DVD, &eacute;crit et enregistre 8 albums&nbsp;pour les cr&egrave;ches "Chante en couleurs". Il&nbsp;r&eacute;alise ensuite 2&nbsp;livres CD dont un bilingue "Les Alsa'comptines"&nbsp;avec ses chansons interpr&eacute;t&eacute;es en alsacien&nbsp;par des artistes locaux.&nbsp;</span></p>
<p><span>G&eacute;rard Dalton est d'abord, un interpr&egrave;te devenu &agrave; son tour&nbsp;auteur et compositeur. C'est&nbsp;un acteur de la musique et il aime &agrave; faire vivre une chanson par la gestuelle, l'humour et&nbsp;le contact. C'est gr&acirc;ce &agrave; de belles&nbsp;rencontres qu'il fait&nbsp;vivre en musique des chansons qui ne demandaient qu'&agrave; s'envoler vers le plus grand nombre. Ainsi qui ne conna&icirc;t pas "la Sorci&egrave;re Grabouilla" &eacute;crite par Francine Pohl, mais tellement incarn&eacute;e depuis 20 ans par Dalton&nbsp;sur CD et surtout on s'en doute, sur sc&egrave;ne.&nbsp;Daniel&nbsp;Thibon&nbsp;(auteur pour R.Charlebois &amp;&nbsp;J.Gr&eacute;co)&nbsp;Daniel&nbsp;Coulon, Francine Pohl, Yves Masson ont beaucoup contribu&eacute; au "style" de l'artiste. Bien entendu il &eacute;crit bon nombre de ses&nbsp;chansons et musiques, particuli&egrave;rement en&nbsp;atelier&nbsp;dans les classes ou cr&egrave;ches. Mais surtout c'est&nbsp;avec la complicit&eacute; des diff&eacute;rents musiciens qui l'ont&nbsp;accompagn&eacute;s &nbsp;qu'il est devenu un artiste incontournable de&nbsp;la chanson pour enfant.</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Aldebert</title>
      <description><![CDATA[Guillaume Aldebert est n&eacute; &agrave;&nbsp;Paris&nbsp;le&nbsp;7&nbsp;juillet&nbsp;1973. T...]]></description>
      <pubDate>Fri, 09 Dec 2022 14:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Guillaume Aldebert est n&eacute; &agrave;<span>&nbsp;</span>Paris<span>&nbsp;</span>le<span>&nbsp;</span><time class="nowrap date-lien" datetime="1973-07-07" data-sort-value="1973-07-07">7<span>&nbsp;</span>juillet<span>&nbsp;</span>1973</time>. Tr&egrave;s vite, ses parents d&eacute;m&eacute;nagent &agrave;<span>&nbsp;</span>Besan&ccedil;on<span>&nbsp;</span>o&ugrave; il passera sa scolarit&eacute;. Tr&egrave;s proche de sa ville d'adoption, il passe un<span>&nbsp;</span>BEP<span>&nbsp;</span>puis un<span>&nbsp;</span>Bac pro<span>&nbsp;</span>de<span>&nbsp;</span>photographie<sup id="cite_ref-1" class="reference"></sup>. Berc&eacute; par les chansons de<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Brassens" title="Georges Brassens">Georges Brassens</a><span>&nbsp;</span>dans la maison familiale, il d&eacute;couvre alors tr&egrave;s vite sa vraie passion&nbsp;: la musique. Il fait ses premiers pas au lyc&eacute;e au sein de petits groupes de musique entre potes (Power Slave, Killing Potatoes,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>). Il s'affirme davantage en tant que compositeur et guitariste pendant sept ann&eacute;es avec son groupe nomm&eacute;<span>&nbsp;</span><span class="citation">&laquo;&nbsp;White&nbsp;&raquo;</span>. Le groupe jouait alors du rock metal<sup id="cite_ref-2" class="reference"></sup>. Il passe s&eacute;rieusement &agrave; la chanson et sort son premier album,<span>&nbsp;</span><i>Plateau T&eacute;l&eacute;</i>, en 1999 dans une version 8 titres tir&eacute;e &agrave; 1 000 exemplaires puis &agrave; 2000 dans une version augment&eacute;e de 3 titres live et de 2 titres studio<sup id="cite_ref-3" class="reference"></sup>.</p>
<p>Il donne de nombreux concerts, environ 180 entre 2000 et 2003, en solo ou accompagn&eacute; de ses musiciens. En 2008, ses musiciens sont Christophe Darlot<span>&nbsp;</span><i>Le ToUf</i><span>&nbsp;</span>(claviers, accord&eacute;on, et souvent arrangeur de la plupart des titres, c'est &eacute;galement lui qui r&eacute;alise les albums), Fran&ccedil;ois Grimm<span>&nbsp;</span><i>La Chicane</i><span>&nbsp;</span>(guitares), St&eacute;phane Metin<span>&nbsp;</span><i>Groin-Groin</i><span>&nbsp;</span>(basse, contrebasse et ch&oelig;urs), C&eacute;dric Desmazi&egrave;res<span>&nbsp;</span><i>Bitchon</i><span>&nbsp;</span>(batterie, percussions, ch&oelig;urs) et Thomas Nicol (violoncelliste, clavi&eacute;riste et guitariste).</p>
<p>Ses textes &eacute;voquent largement la nostalgie de l'enfance (<i>T&ecirc;te en l'air</i>,<span>&nbsp;</span><i>Carpe Diem</i>) pas toujours id&eacute;ale (<i>Rentr&eacute;e des classes</i>), et vantent la vertu de la<span>&nbsp;</span>paresse<span>&nbsp;</span>(<i>la M&eacute;thode Couette</i>). Il se reconnait assez dans le<span>&nbsp;</span><span class="citation">&laquo; syndrome de Peter Pan &raquo;</span><sup id="cite_ref-4" class="reference"></sup>.</p>
<p>Le<span>&nbsp;</span><time class="nowrap date-lien" datetime="2003-03-17" data-sort-value="2003-03-17">17<span>&nbsp;</span>mars<span>&nbsp;</span>2003</time>, il sort son deuxi&egrave;me album,<span>&nbsp;</span><i>Sur place ou &agrave; emporter</i>. Cette m&ecirc;me ann&eacute;e, il est le laur&eacute;at du<span>&nbsp;</span>Troph&eacute;e Radio France de la chanson fran&ccedil;aise<sup id="cite_ref-:0_5-0" class="reference"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aldebert_(musicien)#cite_note-:0-5">5</a></sup>.</p>
<p>En 2004, il poursuit sa s&eacute;rie de concerts et son troisi&egrave;me album,<span>&nbsp;</span><i>L'Ann&eacute;e du Singe</i>, parait le<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="10-18" data-sort-value="10-18">18 octobre</time><sup id="cite_ref-6" class="reference"></sup><span>&nbsp;</span>suivi d'une tourn&eacute;e qui l&rsquo;am&egrave;nera notamment &agrave; l'Olympia<sup id="cite_ref-7" class="reference"></sup>.</p>
<p>Observateur de notre quotidien et de notre soci&eacute;t&eacute;, l&rsquo;artiste manie<span>&nbsp;</span>humour,<span>&nbsp;</span>ironie<span>&nbsp;</span>et na&iuml;vet&eacute; enfantine. L'album<span>&nbsp;</span><i>Les Paradis disponibles</i><span>&nbsp;</span>sort le<span>&nbsp;</span><time class="nowrap date-lien" datetime="2006-10-16" data-sort-value="2006-10-16">16<span>&nbsp;</span>octobre<span>&nbsp;</span>2006</time>, un album beaucoup plus personnel qui permet &agrave; l'auteur d'atteindre la semaine de sa sortie la<span>&nbsp;</span><abbr class="abbr" title="Septi&egrave;me">7<sup>e</sup></abbr> place du top album.</p>
<div class="thumb tright">
<div class="thumbinner">
<div class="thumbcaption">Aldebert interpr&eacute;tant son album<span> Enfantillages</span><i></i><span>&nbsp;</span>au<span> Festival de la Cit&eacute;</span><span>&nbsp;</span>&agrave; Lausanne en 2010.</div>
</div>
</div>
<p>Le<span> 27 octobre 2008</span><time class="nowrap date-lien" datetime="2008-10-27" data-sort-value="2008-10-27"></time>, il sort<span> Enfantillages</span><i></i><sup id="cite_ref-8" class="reference"></sup>, un album pour enfants et grands enfants auquel participent plusieurs artistes&nbsp;:<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Clarika" title="Clarika">Clarika</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Sylvestre" title="Anne Sylvestre">Anne Sylvestre</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Waring" title="Steve Waring">Steve Waring</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_le_Forestier" class="mw-redirect" title="Maxime le Forestier">Maxime le Forestier</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Amont" title="Marcel Amont">Marcel Amont</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lodie_Fr%C3%A9g%C3%A9" title="&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;">&Eacute;lodie Fr&eacute;g&eacute;</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rik%C3%A9" title="Rik&eacute;">Rik&eacute;</a><span>&nbsp;</span>(de Sins&eacute;milia),<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Baguian" title="Vincent Baguian">Vincent Baguian</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Ogres_de_Barback" title="Les Ogres de Barback">les Ogres de Barback</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9lie_les_crayons" class="mw-redirect" title="Am&eacute;lie les crayons">Am&eacute;lie les crayons</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Jamait" title="Yves Jamait">Yves Jamait</a><span>&nbsp;</span>et<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Renan_Luce" title="Renan Luce">Renan Luce</a>.</p>
<p>En<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2009-04" data-sort-value="2009-04">avril 2009</time>, il s'est exprim&eacute; au sujet de la<span> Loi Hadopi</span>&nbsp;:<span>&nbsp;</span><span class="citation">&laquo; J'ai soutenu cette loi essentiellement pour le principe. Mon m&eacute;tier et beaucoup d'autres &eacute;tant en danger, il me paraissait normal de r&eacute;agir (...) malheureusement, cette loi parait inadapt&eacute;e et elle n'aura qu'un effet marginal &raquo;</span><sup id="cite_ref-9" class="reference"></sup>.</p>
<p>D&eacute;but 2010, il cr&eacute;e le spectacle intitul&eacute;<span>&nbsp;</span><i>J'ai 10&nbsp;ans</i><span>&nbsp;</span>&agrave;<span> Thaon-les-Vosges.</span> Accompagn&eacute; de quelques artistes du<span> Cirque Plume</span><span>&nbsp;</span>et de leur directeur artistique, Bernard Kudlak. Il est en tourn&eacute;e avec ce spectacle de mai &agrave;<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2010-11" data-sort-value="2010-11">novembre 2010</time>.</p>
<p>Le<span> 28 octobre 2011</span><time class="nowrap date-lien" datetime="2011-10-28" data-sort-value="2011-10-28"></time>, il sort<span>&nbsp;</span><i>Les Meilleurs Amis</i>, son huiti&egrave;me album.</p>
<p>En 2012, il chante<span>&nbsp;</span><i>Ma p'tite chanson</i><span>&nbsp;</span>(Paroles de Robert Nyel, musique de Gaby Verlor) dans le CD "Bourvil chant&eacute; par...", aux &eacute;ditions Formulette.</p>
<p>Le<span> 7 octobre</span><time class="nowrap date-lien" datetime="2013-10-07" data-sort-value="2013-10-07"></time>, il sort l'album<span> Enfantillages 2</span><i></i><span>&nbsp;</span>qui, comme le premier, est un album pour les petits et les grands<sup id="cite_ref-11" class="reference"></sup>. Sur cet album, on retrouve entre autres<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliz%C3%A9e" title="Aliz&eacute;e">Aliz&eacute;e</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Archim%C3%A8de_(groupe)" title="Archim&egrave;de (groupe)">Archim&egrave;de</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacob_Desvarieux" title="Jacob Desvarieux">Jacob Desvarieux</a><span>&nbsp;</span>et<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jocelyne_B%C3%A9roard" title="Jocelyne B&eacute;roard">Jocelyne B&eacute;roard</a><span>&nbsp;</span>du groupe<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kassav" class="mw-redirect" title="Kassav">Kassav</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Tith" class="mw-redirect" title="Sophie Tith">Sophie Tith</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9nabar" title="B&eacute;nabar">B&eacute;nabar</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Chedid" title="Louis Chedid">Louis Chedid</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Keim" title="Claire Keim">Claire Keim</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Wampas" title="Didier Wampas">Didier Wampas</a><span>&nbsp;</span>et quelques autres.</p>
<p>En 2015, il sort un nouvel album,<span>&nbsp;</span><i>Enfantillages de No&euml;l</i>, avec des chansons in&eacute;dites et toujours avec des invit&eacute;s&nbsp;:<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oldelaf" title="Oldelaf">Oldelaf</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Marielle" title="Jean-Pierre Marielle">Jean-Pierre Marielle</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ga%C3%ABtan_Maire&amp;action=edit&amp;redlink=1" class="new" title="Ga&euml;tan Maire (page inexistante)">Ga&euml;tan Maire</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Micha%C3%ABl_Gr%C3%A9gorio" class="mw-redirect" title="Micha&euml;l Gr&eacute;gorio">Micha&euml;l Gr&eacute;gorio</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_Marchet" title="Florent Marchet">Florent Marchet</a><span>&nbsp;</span>et<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pauline_Croze" title="Pauline Croze">Pauline Croze</a>.</p>
<p>Le<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2017-09-22" data-sort-value="2017-09-22">22 septembre 2017</time>, Aldebert sort l'album<span>&nbsp;</span><i>Enfantillages 3</i>. De nombreux artistes participent &agrave; ce nouvel opus<sup id="cite_ref-12" class="reference"></sup>&nbsp;:<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivia_Ruiz" title="Olivia Ruiz">Olivia Ruiz</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Corps_Malade" title="Grand Corps Malade">Grand Corps Malade</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zaz_(chanteuse)" title="Zaz (chanteuse)">Zaz</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_Malzieu" title="Mathias Malzieu">Mathias Malzieu</a><span>&nbsp;</span>(chanteur du groupe<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dionysos_(groupe_fran%C3%A7ais)" title="Dionysos (groupe fran&ccedil;ais)">Dionysos</a>), Malou (la fille d&rsquo;Hubert, le guitariste)<sup id="cite_ref-13" class="reference"></sup>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%ABtan_Roussel" title="Ga&euml;tan Roussel">Ga&euml;tan Roussel</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tryo" title="Tryo">Tryo</a>,<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_VDB" title="Thomas VDB">Thomas VDB</a><span>&nbsp;</span>et<span>&nbsp;</span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Berling" title="Charles Berling">Charles Berling</a>. Une tourn&eacute;e suit la sortie de ce nouvel opus, avec des concerts pour les petits et les grands (jou&eacute;s en apr&egrave;s-midi et en soir&eacute;e). 12&nbsp;dates sont programm&eacute;es pour<span> La Cigale</span><span>&nbsp;</span>&agrave; Paris<sup id="cite_ref-14" class="reference"></sup>.</p>
<p>En 2018, il commence &agrave; &eacute;crire pour Hachette une collection de livres-CD pour enfants o&ugrave; le protagoniste a son nom<sup id="cite_ref-15" class="reference"></sup>.</p>
<p>En<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2020-05" data-sort-value="2020-05">mai 2020</time>, pendant la<span> pand&eacute;mie de covid 19</span>, Aldebert sort le titre<span>&nbsp;</span><i>Corona Minus, la chanson des gestes barri&egrave;res &agrave; l&rsquo;&eacute;cole</i>, qui pr&eacute;sente aux plus jeunes les<span> gestes barri&egrave;res</span><sup id="cite_ref-16" class="reference"></sup>. Le<span> clip </span>est une compilation de vid&eacute;os r&eacute;alis&eacute;es par ses<span> fans</span><span>&nbsp;</span>en r&eacute;ponse &agrave; son appel sur<span> Facebook</span><sup id="cite_ref-17" class="reference"></sup>.</p>
<p>&Agrave; partir de<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2020-09" data-sort-value="2020-09">septembre 2020</time>, il apparait dans l'&eacute;mission<span> "Par Jupiter !"</span><i></i><span>&nbsp;</span>certains mercredis<sup id="cite_ref-18" class="reference"></sup>.</p>
<p>En<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2020-10" data-sort-value="2020-10">octobre 2020</time>, il est le parrain<sup id="cite_ref-19" class="reference"></sup><span>&nbsp;</span>du<span> Txiki Festival </span>qui a lieu chaque ann&eacute;e &agrave;<span> Biarritz</span>.</p>
<p>En 2021, il sort Enfantillage 4. En collaboration avec Florent B&eacute;gu pour les illustrations, il publie en<span>&nbsp;</span><time class="nowrap" datetime="2022-05" data-sort-value="2022-05">mai 2022</time><span>&nbsp;</span><i>Le M&eacute;langeur de r&ecirc;ves</i><span>&nbsp;</span>aux &eacute;ditions<span> Gl&eacute;nat</span>, un<span> livre-CD </span>pour enfants.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Chopin</title>
      <description><![CDATA[Fr&eacute;d&eacute;ric Fran&ccedil;ois Chopin (en polonais&nbsp;:&nbsp;Fryderyk Franciszek Chopin ou Szopen en version phon&eacute;tique) est un compositeur et pianiste virtuose, n&eacute; le ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 25 Sep 2014 16:18:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/chopin-22</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fr&eacute;d&eacute;ric Fran&ccedil;ois Chopin</strong> (en polonais&nbsp;:&nbsp;<em>Fryderyk Franciszek Chopin</em> ou <em>Szopen</em> en version phon&eacute;tique) est un compositeur et pianiste virtuose, n&eacute; le <abbr class="abbr" title="premier">1<sup>er</sup></abbr> mars 1810<sup class="reference cite_virgule">,</sup> &agrave; ?elazowa Wola (Pologne), et mort &agrave; Paris (France) le 17 octobre 1849.</p>
<p>Apr&egrave;s sa formation au Conservatoire de Varsovie et un d&eacute;but de carri&egrave;re en Pologne et &agrave; Vienne, il choisit d'&eacute;migrer en France o&ugrave; il trouve son inspiration dans l'effervescence du monde pianistique parisien et dans le souvenir de sa patrie meurtrie. Il y rencontre George Sand, qui sera sa compagne pendant neuf ans.</p>
<p>Reconnu comme l'un des plus grands compositeurs de musique de la p&eacute;riode romantique, Fr&eacute;d&eacute;ric Chopin est aussi l'un des plus c&eacute;l&egrave;bres pianistes du XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle. Sa musique est encore aujourd'hui l'une des plus jou&eacute;es et demeure un passage indispensable &agrave; la compr&eacute;hension du r&eacute;pertoire pianistique universel. Avec Franz Liszt, il est le p&egrave;re de la technique moderne de son instrument et son influence est &agrave; l'origine de toute une lign&eacute;e de compositeurs tels Gabriel Faur&eacute;, Maurice Ravel, Claude Debussy, Sergue&iuml; Rachmaninov, Alexandre Scriabine.</p>
<h2>Identit&eacute; de Chopin</h2>
<h3>Le contexte historique de sa vie</h3>
<dl>
<dt>Le duch&eacute; de Lorraine et la Pologne au <abbr class="abbr" title="Dix-huiti&egrave;me">XVIII<sup>e</sup></abbr> si&egrave;cle</dt>
</dl>
<p>En 1725, le roi de France Louis XV &eacute;pouse Marie Leszczy?ska, fille de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne de 1704 &agrave; 1709, r&eacute;fugi&eacute; en Lorraine (territoire relevant alors du Saint-Empire romain germanique)&nbsp;; en 1737, Stanislas devient duc de Lorraine et le reste jusqu'&agrave; sa mort en 1766&nbsp;; c'est seulement &agrave; ce moment que la Lorraine devient fran&ccedil;aise, peu avant qu'y naisse (1771) Nicolas Chopin, le p&egrave;re de Fr&eacute;d&eacute;ric, qui quitte la France pour la Pologne en 1787, comme pr&eacute;cepteur dans une famille noble.</p>
<dl>
<dt>La Pologne de 1795 &agrave; 1830</dt>
</dl>
<p>En 1795, le royaume de Pologne dispara&icirc;t &agrave; la suite du troisi&egrave;me partage entre la Russie, la Prusse et l'Autriche.</p>
<p>Les guerres napol&eacute;oniennes permettent en 1807 le r&eacute;tablissement d'un &Eacute;tat polonais, le Duch&eacute; de Varsovie, dans lequel na&icirc;t Fr&eacute;d&eacute;ric en 1810. Mais la retraite de Russie entra&icirc;ne son occupation par les Russes en 1813 et sa disparition en 1815, lors du Congr&egrave;s de Vienne&nbsp;: la Prusse contr&ocirc;le l'ouest (Grand-duch&eacute; de Posen)&nbsp;; la Russie l'est (royaume du Congr&egrave;s), et le centre, avec Varsovie&nbsp;; l'Autriche le sud (Tarnopol, Wieliczka) tandis que la R&eacute;publique de Cracovie est soumise aux trois puissances de la Sainte Alliance.</p>
<p>Le royaume du Congr&egrave;s, aussi appel&eacute; &laquo;&nbsp;royaume de Pologne&nbsp;&raquo;, a pour souverain l'empereur de Russie (la famille Chopin est d&eacute;sormais ressortissante de ce royaume polonais sous contr&ocirc;le russe). Le tsar Alexandre <abbr class="abbr" title="premier">I<sup>er</sup></abbr> lui donne une constitution relativement lib&eacute;rale.</p>
<dl>
<dt>L'insurrection de novembre 1830 et ses cons&eacute;quences</dt>
</dl>
<p>Le royaume vit avec une certaine autonomie jusqu'&agrave; l'av&egrave;nement (1825) du tsar Nicolas <abbr class="abbr" title="Premier">1<sup>er</sup></abbr>, tenant de l'absolutisme. En novembre 1830, d&eacute;bute une insurrection, qui est violemment r&eacute;prim&eacute;e et entra&icirc;ne &agrave; la fin de 1831 la mise au pas de la Pologne russe (suppression de la constitution, etc.).</p>
<p>De nombreux membres de l'&laquo;&nbsp;arm&eacute;e polonaise&nbsp;&raquo; se r&eacute;fugient &agrave; l'&eacute;tranger&nbsp;; plusieurs milliers vont jusqu'en France, o&ugrave; ils b&eacute;n&eacute;ficient d'une grande sympathie et de secours officiels. C'est dans ces circonstances tragiques que Fr&eacute;d&eacute;ric Chopin arrive en France, sans &ecirc;tre lui-m&ecirc;me un r&eacute;fugi&eacute; de l'insurrection.</p>
<dl>
<dt>La France et l'Europe de 1831 &agrave; 1849</dt>
</dl>
<p>Chopin vit en France essentiellement pendant la Monarchie de Juillet (1830-1848), ainsi qu'au d&eacute;but de la Seconde R&eacute;publique (1848-1851).</p>
<p>En Europe, l'ann&eacute;e 1848 est importante, puisque des soul&egrave;vements ont lieu dans de nombreux pays, en Allemagne, en Italie, en Hongrie, etc. Le XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle est en effet marqu&eacute; dans toute l'Europe par le mouvement des nationalit&eacute;s, notamment en Pologne; durant ces ann&eacute;es, Chopin devient une figure importante du mouvement national polonais.</p>
<h3>La nationalit&eacute; de Chopin</h3>
<p>Fr&eacute;d&eacute;ric Chopin est le fils de Nicolas Chopin (1771-1844), n&eacute; &agrave; Marainville-sur-Madon (actuel d&eacute;partement des Vosges) et de la Polonaise Tekla Justyna Krzy?anowska&nbsp;(pl) (1782-1861). Venu en Pologne au service de la comtesse Skarbek, Nicolas &eacute;pouse Tekla Justyna, parente et dame d'honneur de la comtesse, en 1806.</p>
<p>Compte tenu du fait qu'il a un p&egrave;re fran&ccedil;ais, la question de la &laquo;&nbsp;nationalit&eacute;&nbsp;&raquo; (au sens d'appartenance &eacute;tatique) de Chopin a fait l'objet d'un d&eacute;bat parfois passionn&eacute; pour d&eacute;terminer son statut officiel. Mais la nationalit&eacute; peut aussi &ecirc;tre envisag&eacute;e de fa&ccedil;on moins stricte, au sens d'identit&eacute; nationale (ind&eacute;pendamment de l'appartenance &eacute;tatique).</p>
<h3>Une identit&eacute; polonaise</h3>
<p>Chopin se consid&eacute;rait, et &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; par ses contemporains, comme un Polonais. Ses compatriotes parlent de lui comme du <em>compositeur national polonais</em>&nbsp;; que ses amis font de m&ecirc;me&nbsp;: Balzac &eacute;crit de Liszt et de Chopin&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Hongrois est un d&eacute;mon, le Polonais un ange&nbsp;&raquo;&nbsp;; Liszt parle de l'&laquo;&nbsp;artiste polonais&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Chopin a pass&eacute; les vingt premi&egrave;res ann&eacute;es de sa vie en Pologne. &Agrave; son &eacute;poque, cet &eacute;l&eacute;ment est suffisant pour lui assurer une identit&eacute; polonaise&nbsp;: le fait d'avoir quitt&eacute; la Pologne &agrave; l'&acirc;ge de 20 ans et ne plus jamais y &ecirc;tre retourn&eacute; ne modifie pas cette donn&eacute;e primordiale. Alfred Cortot accorde une grande importance au r&ocirc;le &eacute;ducatif de sa m&egrave;re&nbsp;: &laquo;&nbsp;l'influence exerc&eacute;e par l'atmosph&egrave;re sp&eacute;cifiquement f&eacute;minine du foyer familial, o&ugrave; jusque vers la treizi&egrave;me ann&eacute;e, il vivra, selon la formule consacr&eacute;e, dans les jupes de sa m&egrave;re et de ses s&oelig;urs&nbsp;&raquo; .</p>
<p>Cependant, cette identit&eacute; n'est pas seulement la cons&eacute;quence d'une jeunesse polonaise et d'une convention sociale. Non seulement &laquo;&nbsp;Chopin, en Pologne s'est construit polonais&nbsp;&raquo;, mais le musicien revendique fr&eacute;quemment son all&eacute;geance &agrave; ce pays. L'oppression russe &agrave; partir de 1831 est ressentie par le musicien, comme &laquo;&nbsp;la path&eacute;tique signification d'un tourment ingu&eacute;rissable et d'une blessure &agrave; jamais ouverte&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le patriotisme douloureux de Chopin se traduit dans sa musique, comme Liszt l'avait d&eacute;j&agrave; remarqu&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;... et les plaintes de la Pologne empruntaient &agrave; ces accents je ne sais quelle po&eacute;sie myst&eacute;rieuse, qui pour tous ceux qui l'ont v&eacute;ritablement sentie, ne saurait &ecirc;tre compar&eacute;e &agrave; rien...&nbsp;&raquo;. Si cette dimension d'exil&eacute; du <em>musicien sarmate</em>, comme l'appelle Robert Schumann, fr&eacute;quemment &eacute;voqu&eacute;e par les biographes du pass&eacute;, est reprise par les musicologues contemporains, elle est n&eacute;anmoins interpr&eacute;t&eacute;e diff&eacute;remment. Pour Eigeldinger, elle est maintenant comprise comme une nostalgie typiquement slave, une sensibilit&eacute; culturelle, qui d&eacute;passe la contingence politique. Pour Liszt, Chopin &laquo;&nbsp;pourra &ecirc;tre rang&eacute; au nombre des premiers musiciens qui aient aussi individualis&eacute; en eux le sens po&eacute;tique d'une nation&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>La France, terre d'&eacute;lection</h3>
<p>Si l'identit&eacute; polonaise de Chopin n'est jamais ni&eacute;e, la relation entre la France et Chopin est importante.</p>
<p>Un premier &eacute;l&eacute;ment est l'origine fran&ccedil;aise de son p&egrave;re, qui, en vertu des dispositions du Code civil, permet &agrave; Fr&eacute;d&eacute;ric de b&eacute;n&eacute;ficier de la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise.</p>
<p>D'autre part, Chopin s'installe &agrave; Paris en 1831 et va y passer pr&egrave;s de la moiti&eacute; de sa vie. La ville est, &agrave; cette &eacute;poque, une des capitales culturelles du monde. Il y noue ses amours et ses amiti&eacute;s les plus importantes&nbsp;: Sand, Delacroix, Liszt ou Pleyel. Il y rencontre le tout Paris artistique&nbsp;: Balzac, Berlioz, Thalberg, Kalkbrenner, Erard, Heine, et aristocratique. L'univers artistique et culturel dans lequel le compositeur a produit l'essentiel de son &oelig;uvre n'est pas la Pologne, mais la France.</p>
<p>Son influence est particuli&egrave;rement marqu&eacute;e en France. Pour le musicologue Eigeldinger l'all&eacute;geance de Debussy, vis-&agrave;-vis du Ma&icirc;tre polonais est patente. Cette influence, aussi pr&eacute;sente chez Ravel ou Faur&eacute;, ne se limite pas &agrave; la musique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Par l&agrave; le musicien anticipe le principe verlainien&nbsp;: &laquo;&nbsp;Rien de plus cher que la chanson grise / O&ugrave; l'ind&eacute;cis au pr&eacute;cis se joint&nbsp;&raquo;. Son impressionnisme musical se retrouve en peinture&nbsp;: &laquo;&nbsp;... en vue de produire un poudroiement sonore assez analogue &agrave; certains effets de lumi&egrave;re, &agrave; la fois flous et pr&eacute;cis, dans la peinture d'un Monet&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Universalit&eacute; de Chopin</h3>
<p>Si la sensibilit&eacute; de Chopin est polonaise et se traduit par la reprise de m&eacute;lodies populaires, sa langue musicale est &laquo;&nbsp;savante&nbsp;&raquo;, elle participe de la &laquo;&nbsp;grande musique&nbsp;&raquo; pour reprendre une expression de Delacroix. &laquo;&nbsp;Chopin a su, le premier, pr&ecirc;ter une attention fascin&eacute;e aux chants et danses populaires de sa Pologne natale, sans jamais en citer int&eacute;gralement la moindre phrase dans sa production. &Agrave; un compatriote pour lequel il improvisait &agrave; Paris et qui croyait r&eacute;entendre une berceuse de son enfance, Chopin r&eacute;plique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Cette chanson, tu ne pouvais la conna&icirc;tre... mais seulement l'esprit qui l'anime&nbsp;: l'esprit d'une m&eacute;lodie polonaise&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Sa musique est issue d'une &eacute;laboration savante de l'harmonie et du contrepoint. Elle est avant tout aristocratique et est fort loin d'une forme populaire ou folklorique. En ce sens, le langage musical de Chopin est plus universel que polonais. N&eacute;anmoins, &agrave; part l'influence du folklore du terroir qu'il a su universaliser comme nul autre, le jeune Chopin a sans doute subi celle du prince Michal Kleofas Oginski (1765-1833) dont les 26 polonaises c&eacute;l&egrave;bres dans toute l'Europe de l'&eacute;poque se distinguaient par l'&eacute;l&eacute;gance, le raffinement et la m&eacute;lancolie presque mozartienne, typiques du pr&eacute;romantisme. &Agrave; son tour, dans ses Polonaises, Chopin a su exprimer l'essence m&ecirc;me de la &laquo;&nbsp;polonit&eacute;&nbsp;&raquo; tout en lui donnant un caract&egrave;re universel. C'est pourquoi Cyprian Norwid (1821-1883), le plus grand po&egrave;te moderne polonais, les comparait &agrave; l'&eacute;pop&eacute;e grecque.</p>
<p>Les p&egrave;res spirituels de Chopin sont nombreux, mais le musicologue Eigeldinger ne les trouve que dans le patrimoine universel et aucun n'est polonais&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mozart &eacute;tait son Dieu, S&eacute;b. Bach, un des ma&icirc;tres pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s recommand&eacute;s &agrave; tous ses &eacute;l&egrave;ves&nbsp;&raquo;. Cette universalit&eacute; des origines et de la musique de Chopin n'est pas reconnue uniquement par Eigeldinger. Cette analyse est aussi celle du po&egrave;te Heine qui, d&egrave;s 1837 rejoignait celle faite maintenant par la France et la Pologne&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il n'est alors ni Polonais, ni Fran&ccedil;ais, ni Allemand&nbsp;; il trahit une origine bien plus haute, il descend du pays de Mozart, de Rapha&euml;l, de Goethe&nbsp;: sa vraie patrie est le royaume enchant&eacute; de la po&eacute;sie&nbsp;&raquo;.</p>
<h2>Biographie</h2>
<h3>La jeunesse en Pologne (1810-1830)</h3>
<h4>La famille</h4>
<dl>
<dt>Arbre g&eacute;n&eacute;alogique</dt>
</dl>
<dl>
<dt>Tekla Justyna Krzy?anowska (1782-1861)</dt>
</dl>
<p>Elle est originaire de la petite noblesse de Dlugie, en Cujavie. Elle a eu d'une &eacute;ducation soign&eacute;e, sait jouer du piano et chanter d'une voix de soprano. Orpheline, elle a &eacute;t&eacute; recueille par la comtesse Ludwika Skarbek, qui poss&egrave;de un petit domaine &agrave; ?elazowa Wola, dans le Duch&eacute; de Varsovie. La comtesse est divorc&eacute;e<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[r&eacute;f.&nbsp;n&eacute;cessaire]</sup> d'un parent de Justyna. Avant la naissance de Fr&eacute;d&eacute;ric, la future m&egrave;re y tient le r&ocirc;le d'intendante, surveillant les domestiques et les fermiers.</p>
<dl>
<dt>Nicolas Chopin (1771-1844)</dt>
</dl>
<p>C'est un fils de paysan n&eacute; en Lorraine, &agrave; Marainville-sur-Madon&nbsp;; son &eacute;ducation a &eacute;t&eacute; assur&eacute;e par la famille Weydlich, nobles d'origine polonaise qui rentrent dans leur pays en 1787 accompagn&eacute; de l'adolescent. &Eacute;migr&eacute; en Pologne d&egrave;s l'&acirc;ge de 16 ans et bien int&eacute;gr&eacute; dans son pays d'&eacute;lection, Nicolas Chopin conna&icirc;t une ascension sociale dans la bourgeoisie intellectuelle. De pr&eacute;cepteur des enfants de la comtesse Ludwika Skarbek, il devient r&eacute;p&eacute;titeur de fran&ccedil;ais, puis professeur au lyc&eacute;e de Varsovie et, &agrave; partir de 1820, &agrave; l'&eacute;cole militaire d'application.</p>
<p>Leur mariage a lieu &agrave; ?elazowa Wola le 2 juin 1806 o&ugrave; naissent Ludwika, puis Fr&eacute;d&eacute;ric (le <abbr class="abbr" title="premier">1<sup>er</sup></abbr> mars 1810). Fr&eacute;d&eacute;ric est seulement ondoy&eacute; &agrave; la naissance et n'est baptis&eacute; que le 23 avril, par le vicaire de la paroisse Saint-Roch de Brochow, Jozef Morawski, qui &eacute;tablit l'acte de bapt&ecirc;me&nbsp;; le m&ecirc;me jour, le cur&eacute;, Jan Duchnowski, &eacute;tablit l'acte de naissance, en tant que &laquo;&nbsp;fonctionnaire de l'&eacute;tat civil de la commune paroissiale de Brochow, d&eacute;partement de Varsovie&nbsp;&raquo;.</p>
<h4>La petite enfance</h4>
<p>Ils d&eacute;m&eacute;nagent &agrave; Varsovie quelques mois apr&egrave;s la naissance de Fr&eacute;d&eacute;ric. Ils habitent d'abord dans l'ancien palais de Saxe, qui abrite le lyc&eacute;e, et ouvrent un pensionnat pour les fils des riches familles terriennes. Deux autres filles naissent en 1811 et 1812. En 1817, la famille d&eacute;m&eacute;nage avec la pension au palais Kazimierz, en m&ecirc;me temps que le lyc&eacute;e de Varsovie.</p>
<p>Les parents de Fr&eacute;d&eacute;ric ach&egrave;tent rapidement un piano, instrument en vogue dans la Pologne de cette &eacute;poque. Sa m&egrave;re y joue des danses populaires, des chansons ou des &oelig;uvres classiques d'auteurs comme le Polonais Ogi?ski. Les enfants sont initi&eacute;s tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; la musique.</p>
<p>Fr&eacute;d&eacute;ric se r&eacute;v&egrave;le pr&eacute;cocement tr&egrave;s dou&eacute;. Il n'a que six ans lorsque ses parents d&eacute;cident de confier sa formation &agrave; un musicien tch&egrave;que, Wojciech ?ywny, violoniste qui gagne sa vie en donnant des le&ccedil;ons de piano chez les riches familles de Varsovie. Il a probablement &eacute;t&eacute; form&eacute; par un &eacute;l&egrave;ve de Bach &agrave; Leipzig. Ce professeur est original&nbsp;; il appr&eacute;cie surtout Bach, alors peu connu, Mozart et Haydn, c'est-&agrave;-dire des compositeurs d'une autre &eacute;poque. Il est sceptique vis-&agrave;-vis des courants contemporains comme le &laquo;&nbsp;style brillant&nbsp;&raquo; d'un Hummel, alors tr&egrave;s en vogue. Une sp&eacute;cificit&eacute; de ?ywny est de laisser une grande libert&eacute; &agrave; l'&eacute;l&egrave;ve, sans imposer de m&eacute;thode particuli&egrave;re ou de longues heures d'exercices abrutissants. Que le professeur de piano du musicien ait &eacute;t&eacute; un violoniste de m&eacute;tier fait parfois dire que &laquo;&nbsp;Chopin a pratiquement &eacute;t&eacute; autodidacte&nbsp;&raquo;<sup class="reference cite_virgule">,</sup>. Si toute sa vie, <em>Le Clavier bien temp&eacute;r&eacute;</em> sera consid&eacute;r&eacute; par Chopin comme la meilleure introduction &agrave; l'&eacute;tude du piano, ses premi&egrave;res compositions sont plus dans l'air du temps. En 1817, il compose deux polonaises inspir&eacute;es des &oelig;uvres d'Ogi?ski. Le langage harmonique est encore pauvre, mais la subtilit&eacute; et l'&eacute;l&eacute;gance, qui caract&eacute;riseront plus tard les &oelig;uvres du ma&icirc;tre, sont d&eacute;j&agrave; latentes.</p>
<p>Comme le fait remarquer le compositeur Andr&eacute; Boucourechliev, &laquo;&nbsp;les gens ne r&ecirc;vent que de petits pianistes&nbsp;&raquo;&nbsp;; &agrave; l'&acirc;ge de huit ans, Fr&eacute;d&eacute;ric a tout de l'enfant prodige. Si les comparaisons avec Mozart ne manquent pas, les situations sont n&eacute;anmoins diff&eacute;rentes car Nicolas Chopin n'a rien d'un L&eacute;opold Mozart. Fr&eacute;d&eacute;ric se produit fr&eacute;quemment dans les cercles mondains de l'aristocratie de Varsovie, &laquo;&nbsp;mais jamais son p&egrave;re n'en retirera un sou&nbsp;&raquo;. &Agrave; huit ans, le musicien joue avec un orchestre et cette prestation est &eacute;voqu&eacute;e dans la presse locale. Il joue souvent devant le grand duc Constantin, fr&egrave;re du tsar, une fois devant la c&eacute;l&egrave;bre &laquo;&nbsp;cantatrice Catalani qui lui donna en souvenir une montre en or&nbsp;&raquo; et &agrave; partir de 1818 le &laquo;&nbsp;petit Mozart&nbsp;&raquo; est d&eacute;j&agrave; c&eacute;l&egrave;bre &agrave; Varsovie. Le musicien gardera toute sa vie un go&ucirc;t prononc&eacute; pour la politesse et la sophistication de la vie aristocratique &agrave; laquelle il a &eacute;t&eacute; initi&eacute; d&egrave;s son plus jeune &acirc;ge.</p>
<p>Le jeune Chopin grandit &laquo;&nbsp;comme dans un berceau solide et moelleux&nbsp;&raquo;, dans une atmosph&egrave;re aimante et chaleureuse o&ugrave; il d&eacute;veloppe un caract&egrave;re doux et espi&egrave;gle, sous le regard affectueux de sa m&egrave;re qui, au dire de George Sand, &laquo;&nbsp;sera la seule passion de sa vie&nbsp;&raquo;.</p>
<h4>Les ann&eacute;es de lyc&eacute;e</h4>
<p>Si la m&egrave;re Justyna est une figure cl&eacute; de la petite enfance de Fr&eacute;d&eacute;ric, son p&egrave;re joue un r&ocirc;le majeur durant les ann&eacute;es de lyc&eacute;e. Nicolas lui apprend l'allemand, le fran&ccedil;ais et, quand Fr&eacute;d&eacute;ric le souhaite, il dispose dans cette langue d'un &laquo;&nbsp;joli coup de plume&nbsp;&raquo; comme en t&eacute;moigne une lettre &agrave; George Sand&nbsp;: &laquo;&nbsp;Votre jardinet est tout en boules de neige, en sucre, en cygne, en fromage &agrave; la cr&egrave;me, en mains de Solange et en dents de Maurice&nbsp;&raquo;. La position sociale du p&egrave;re est devenue celle d'un intellectuel &eacute;tabli et, tous les jeudis, Fr&eacute;d&eacute;ric voit d&eacute;filer des figures intellectuelles phares du Varsovie de l'&eacute;poque comme l'historien Maciejowski, le math&eacute;maticien Kolberg, le po&egrave;te Brodzi?ski et les musiciens Elsner, Jawurek ou W&uuml;rfel.</p>
<p>En 1822, ?ywny n'a plus rien &agrave; apprendre au jeune Chopin et le tch&egrave;que W&uuml;rfel devient son professeur d'orgue. &Agrave; l'oppos&eacute; de ?ywny, ce professeur est un tenant du &laquo;&nbsp;style brillant&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;la musique de style brillant s'&eacute;loignait consid&eacute;rablement des mod&egrave;les et id&eacute;aux classiques et apportait le souffle d'une esth&eacute;tique et d'un go&ucirc;t nouveaux. Les proc&eacute;d&eacute;s du jeu virtuose, inconnus jusqu'alors et introduits &agrave; pr&eacute;sent...&nbsp;&raquo;. Elsner, directeur du Conservatoire, dans la m&ecirc;me mouvance que W&uuml;rfel, donne de temps en temps &agrave; Fr&eacute;d&eacute;ric des cours d'harmonie et de th&eacute;orie des formes musicales. Ce style fascine le jeune musicien, qui, en 1823, interpr&egrave;te des concertos de <em>style brillant</em> de Field et de Hummel dans le cadre de concerts de bienfaisance. Cette influence est aussi visible dans ses compositions, par exemple les <em>Variations en mi majeur</em>, compos&eacute;es durant ces ann&eacute;es de lyc&eacute;e.</p>
<p>C'est &agrave; l'occasion des vacances, pass&eacute;es dans la campagne polonaise, que Fr&eacute;d&eacute;ric prend conscience de la richesse du patrimoine de la musique populaire. Il passe plusieurs &eacute;t&eacute;s &agrave; Szafarnia en Mazovie et participe &agrave; une noce et &agrave; des f&ecirc;tes des moissons. Dans ces occasions, il n'h&eacute;site pas &agrave; prendre un instrument. Il transcrit les chansons et danses populaires avec le soin et la passion d'un ethnologue. Il parcourt les villages et les bourgs des environs &agrave; la recherche de cette culture et va jusqu'&agrave; payer une paysanne pour obtenir un texte exact. Sa passion ne se limite pas &agrave; la Mazovie, puisque sa <em>Mazurka en si b&eacute;mol majeur</em> de 1826 int&egrave;gre des formules rythmiques de la r&eacute;gion d'origine de sa m&egrave;re, la Cujavie.</p>
<p>Selon Andr&eacute; Boucourechliev, &agrave; travers &agrave; la fois l'intelligentsia &agrave; laquelle son p&egrave;re lui donne acc&egrave;s, la campagne populaire et l'amour maternel, &laquo;&nbsp;construit Polonais, Fr&eacute;d&eacute;ric n'avait pas &agrave; h&eacute;siter sur son appartenance&nbsp;: pour lui, comme pour sa famille, les jeux &eacute;taient faits&nbsp;&raquo;. Et, comme le remarque la biographe Marie-Paule Rambeau, &laquo;&nbsp;c'est seulement apr&egrave;s dix-huit ans d'exil que Fr&eacute;d&eacute;ric dira qu'il s'est attach&eacute; aux Fran&ccedil;ais comme aux siens&nbsp;&raquo;.</p>
<h4>Le conservatoire</h4>
<p>&Agrave; l'automne 1826, le musicien amateur quitte le lyc&eacute;e pour le Conservatoire de musique de Varsovie, dirig&eacute; par Elsner et suit &agrave; l'universit&eacute; les cours de l'historien Bentkowski ainsi que ceux du po&egrave;te Brodzi?ski. &Agrave; cette &eacute;poque, la querelle litt&eacute;raire entre les partisans d'une esth&eacute;tique classique et les romantiques fait rage &agrave; Varsovie. Le po&egrave;te choisi par Fr&eacute;d&eacute;ric repr&eacute;sente la modernit&eacute;, &agrave; l'oppos&eacute; du professeur Ludwik Osi?ski. Pour Brodzi?ski, l'artiste &laquo;&nbsp;agit toujours mieux lorsqu'il met &agrave; profit l'inspiration, lorsqu'il se montre moins s&eacute;v&egrave;re envers certains &eacute;carts, ... . Qu'il laisse le sentiment se d&eacute;verser et l'&eacute;carte ensuite, tel un juge froid, pour polir son &oelig;uvre, la compl&eacute;ter et la corriger?&nbsp;&raquo;. Pour Boucourechliev, &laquo;&nbsp;telle exactement sera la m&eacute;thode de composition de Chopin - conforme &agrave; son temp&eacute;rament &agrave; la fois spontan&eacute; et amoureux de la perfection...&nbsp;&raquo;. L'influence du cours de litt&eacute;rature ne se limite pas &agrave; sa position sur le romantisme. Dans un pays de plus en plus b&acirc;illonn&eacute; par l'autoritarisme russe, la cr&eacute;ation d'un art national est une pr&eacute;occupation du po&egrave;te, partag&eacute;e par Elsner, ainsi que par de nombreux intellectuels polonais. Brodzi?ski pr&eacute;cise&nbsp;: &laquo;&nbsp;... je r&eacute;p&egrave;te que les &oelig;uvres des g&eacute;nies, d&eacute;pourvues de sentiments patriotiques, ne peuvent &ecirc;tre sublimes?&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Au conservatoire, le jeune musicien apprend la rigueur dans la composition. En 1828 Chopin &eacute;crit sa premi&egrave;re sonate, <em>en ut mineur</em>. Cette obsession de ma&icirc;triser parfaitement les techniques de son art dans une &oelig;uvre monumentale conduit &agrave; des faiblesses et &laquo;&nbsp;tout ici l'emporte sur la spontan&eacute;it&eacute; de l'inspiration qui saisit l'auditeur dans les autres &oelig;uvres du jeune compositeur.&nbsp;&raquo;. &Agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque, le musicien compose deux polonaises, <em>en r&eacute; mineur</em> et <em>en si b&eacute;mol majeur</em> qui &laquo;&nbsp;expriment une envie spontan&eacute;e de composer&nbsp;&raquo;, mais &laquo;&nbsp;elles ont toutefois recours &agrave; des fonctions tonales tr&egrave;s simples&nbsp;&raquo;. C'est n&eacute;anmoins vers cette &eacute;poque, que Chopin atteint sa maturit&eacute; avec des &oelig;uvres comme les <em>Variations en si b&eacute;mol majeur</em> sur le th&egrave;me de <em>L&agrave; ci darem la mano</em> du <em>Don Giovanni</em> de Mozart, &agrave; l'origine d'un c&eacute;l&egrave;bre article de Schumann qui utilise l'expression &laquo;&nbsp;chapeau-bas messieurs, un g&eacute;nie&nbsp;!&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est aussi dans cette p&eacute;riode que le musicien parvient &agrave; int&eacute;grer dans des &oelig;uvres d&eacute;j&agrave; matures, une sensibilit&eacute; polonaise, avec par exemple un <em>Rondeau de concert &agrave; la Krakowiak</em>, termin&eacute; en 1828.</p>
<h4>La maturation</h4>
<dl>
<dt>De l'adolescence &agrave; l'&acirc;ge adulte</dt>
</dl>
<p>Certains sentiments affectifs, caract&eacute;ristiques de la vie d'adulte de Chopin, sont d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents durant cette p&eacute;riode. Les camaraderies acquises au lyc&eacute;e deviennent de v&eacute;ritables amiti&eacute;s. Mais on trouve d&eacute;j&agrave;, dans sa correspondance, des traces de solitude et m&ecirc;me de nostalgie, comme le montre cette lettre &eacute;crite &agrave; Tytus Woyciechowski&nbsp;(pl)&nbsp;: &laquo;&nbsp;J'ai la nostalgie de tes champs, ce bouleau sous ta fen&ecirc;tre ne peut me sortir de la m&eacute;moire&nbsp;&raquo;. Tytus Woyciechowski et Julian Fontana resteront les confidents de Chopin durant l'essentiel sa vie.</p>
<p>Une trag&eacute;die marque profond&eacute;ment son &acirc;me slave. Sa cadette Emilia, atteinte par la tuberculose, meurt en deux mois le 10 avril 1827. C'est probablement &agrave; ce moment que Fr&eacute;d&eacute;ric contracte la maladie qui ne le quittera jamais.</p>
<p>Cette p&eacute;riode est aussi celle des premiers sentiments amoureux. Lorsque le compositeur &eacute;crit &agrave; Tytus&nbsp;: &laquo;&nbsp;J'ai, peut-&ecirc;tre pour mon malheur, trouv&eacute; mon id&eacute;al&nbsp;&raquo;, il &eacute;voque la cantatrice d&eacute;butante Constance Gladkowska, &agrave; qui il ne se d&eacute;clarera jamais. Pour Boucourechliev, &laquo;&nbsp;rien n'est plus r&eacute;v&eacute;lateur de sa personnalit&eacute; que cette passive contemplation amoureuse&nbsp;&raquo;. Le musicologue se demande si cet amour sublim&eacute; &laquo;&nbsp;n'a pas &eacute;t&eacute; le plus beau des pr&eacute;textes &agrave; l'essor de ce lyrisme ? et si Chopin? n?a pas enti&egrave;rement admis que le seul prolongement de son amour p&ucirc;t se trouver dans son &oelig;uvre&nbsp;&raquo;.</p>
<dl>
<dt>Les premiers concerts publics</dt>
</dl>
<p>D'autres &eacute;l&eacute;ments ont contribu&eacute; &agrave; faire de l?enfant prodige un musicien professionnel reconnu. Varsovie propose au jeune Chopin de nombreux concerts et op&eacute;ras, qu'il suit attentivement. Il entend la pianiste Maria Szymanowska, le <em>Barbier de S&eacute;ville</em>, dont il critique violemment la repr&eacute;sentation -- &laquo;&nbsp;?J'aurai assomm&eacute; Colli. Il chantait faux, cet Arlecchino italiano; il chantait faux &agrave; faire peur&nbsp;!&nbsp;&raquo; -- ou Paganini. Cette d&eacute;couverte de la modernit&eacute; n'est pas sans influence sur ses go&ucirc;ts&nbsp;: &laquo;&nbsp;Chopin veut r&eacute;unir au piano les deux points les plus extr&ecirc;mes de tout le jeu instrumental jusqu'&agrave; pr&eacute;sent. Il vise &agrave; faire fusionner en un tout l'&eacute;l&eacute;ment didactique issu de l'esprit formateur d'un Bach avec l'incandescence passionn&eacute;e et le d&eacute;fi technique de Paganini&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s le conservatoire, o&ugrave; il a pourtant appris la composition d'orchestre, Chopin devient &laquo;&nbsp;le seul g&eacute;nie musical du XIX<sup>e</sup>&nbsp;si&egrave;cle &agrave; s'&ecirc;tre d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment et exclusivement consacr&eacute; &agrave; son m&eacute;dium&nbsp;&raquo;, le piano.</p>
<p>&Agrave; la fin de cette p&eacute;riode, Chopin d&eacute;sire donner de v&eacute;ritables concerts publics r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s. Le premier, o&ugrave; il improvise, a lieu le 19 d&eacute;cembre 1829. Le 17 mars 1830, il en donne un second avec, au programme, son <em>Concerto en fa mineur</em>. Chopin est d&eacute;j&agrave; reconnu&nbsp;: le concert est donn&eacute; &agrave; guichet ferm&eacute;. Cinq jours plus tard, le compositeur se produit de nouveau en public, avec le m&ecirc;me concerto et le <em>Rondeau de concert &agrave; la Krakowiak</em>. Le <em>D&eacute;cam&eacute;ron polonais</em> du 31 mars indique&nbsp;: &laquo;&nbsp;M. Chopin est un v&eacute;ritable ph&eacute;nom&egrave;ne. Tous admirent avec enthousiasme le talent exceptionnel de ce jeune virtuose, certains m&ecirc;me voient en lui un nouveau Mozart&nbsp;&raquo;. Le 11 octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, le compositeur donne un grand concert d?adieu &agrave; sa ville.</p>
<dl>
<dt>Les premiers voyages &agrave; l'&eacute;tranger</dt>
</dl>
<p>Pour Chopin, l'essentiel en effet ne se joue plus &agrave; Varsovie. En 1829, il d&eacute;clare&nbsp;: &laquo;&nbsp;que m'importent les louanges locales&nbsp;! Il faudrait savoir quel serait le jugement du public de Vienne et de Paris&nbsp;&raquo;. Depuis l'&acirc;ge de 18 ans, il supporte de moins en moins le <em>cadre &eacute;troit de Varsovie</em>. Un premier voyage &agrave; Berlin est organis&eacute; en septembre 1828 avec le scientifique Feliks Jarocki. Mais le s&eacute;jour s'av&egrave;re d&eacute;cevant&nbsp;: ni concert ni rencontre int&eacute;ressante. Encourag&eacute; par Elsner, il se rend une premi&egrave;re fois &agrave; Vienne fin ao&ucirc;t 1830 et y <em>fait fureur</em>. Ce court voyage ne lui suffit pas. Comme au Hongrois Liszt, le m&eacute;tier d'artiste impose &agrave; Chopin une carri&egrave;re internationale et Constance Gladkowska lui &eacute;crit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pour faire la couronne de ta gloire imp&eacute;rissable, tu abandonnes les amis chers et la famille bien-aim&eacute;e. Les &eacute;trangers pourront mieux te r&eacute;compenser, t'appr&eacute;cier&nbsp;&raquo;. Ce n?est cependant pas sans appr&eacute;hension qu'il quitte sa terre natale et il &eacute;crit &agrave; Tytus&nbsp;: &laquo;&nbsp;Lorsque je n'aurai plus de quoi manger, tu seras bien forc&eacute; de me prendre comme scribe &agrave; Poturzyn&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C'est le 2 novembre 1830 que Chopin quitte la Pologne. Le musicologue Boucourechliev s'interroge&nbsp;: &laquo;&nbsp;Malgr&eacute; le z&egrave;le nationaliste de ses thurif&eacute;raires polonais, pouss&eacute; &agrave; l'exc&egrave;s (et toujours cultiv&eacute;), malgr&eacute; les d&eacute;clarations et les pleurs sur la patrie occup&eacute;e, malgr&eacute; sa famille, rest&eacute;e la-bas, qui dut venir un jour &agrave; Karlsbad pour revoir son glorieux rejeton, Chopin ne mit jamais plus le pied en Pologne... Pourquoi cet abandon - pour ne pas dire ce refus obstin&eacute;&nbsp;?&nbsp;&raquo;</p>
<h3>Vienne (novembre 1830-juillet 1831)</h3>
<p>Pass&eacute; par Dresde et Prague, Chopin arrive &agrave; Vienne avec son ami Tytus le 23 novembre 1830, esp&eacute;rant renouer avec le succ&egrave;s de son pr&eacute;c&eacute;dent voyage. Les premiers jours sont heureux&nbsp;: il rencontre le compositeur Hummel, le facteur de pianos Graf, le m&eacute;decin imp&eacute;rial Malfatti, dont l'&eacute;pouse est polonaise&nbsp;; il assiste &agrave; plusieurs op&eacute;ras.</p>
<p>Plusieurs &eacute;l&eacute;ments concourent ensuite &agrave; rendre la vie du musicien difficile, en particulier l'&eacute;volution politique en Pologne. L'agitation r&eacute;volutionnaire, apr&egrave;s la France en juillet) et la Belgique en octobre, atteint la Pologne qui se r&eacute;volte contre la tutelle russe&nbsp;: l'insurrection d&eacute;bute le 29 novembre. Tytus quitte Chopin pour la rejoindre&nbsp;; le virtuose se trouve en proie &agrave; une solitude, m&ecirc;l&eacute;e d'un sentiment d'impuissance patriotique pouss&eacute; &agrave; son paroxysme. Les Autrichiens ne sont gu&egrave;re favorables aux Polonais&nbsp;: &laquo;&nbsp;il n'y a rien &agrave; tirer de la Pologne qui s&egrave;me le &laquo;&nbsp;d&eacute;sordre&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>De plus, les Viennois, sous le charme des valses de Strauss, sont insensibles &agrave; la po&eacute;sie du Sarmate. Il ne faut pas moins de sept mois pass&eacute;s &agrave; Vienne pour que Chopin puisse participer &agrave; un concert, sans r&eacute;mun&eacute;ration (le 11 juin 1831). La critique loue ses qualit&eacute;s de virtuose, mais reste sceptique vis-&agrave;-vis de son <em>Concerto pour piano et orchestre <abbr class="abbr" title="num&eacute;ro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;1 en mi mineur</em>&nbsp;: &laquo;&nbsp;L'&oelig;uvre ne repr&eacute;sentait rien de singulier, mais le jeu de l&rsquo;artiste fut unanimement lou&eacute;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La reconnaissance du public n'est pas au rendez-vous avec Chopin, &laquo;&nbsp;Mais il s'&eacute;tait attel&eacute; &agrave; une t&acirc;che immense qui lui tint lieu de succ&egrave;s public&nbsp;: c&rsquo;&eacute;taient les <em>&Eacute;tudes</em> op. 10, con&ccedil;ues pour la plupart &agrave; Vienne, et le d&eacute;but de celles de l?op. 25, chefs-d&rsquo;&oelig;uvre d'un artiste de vingt et un ans&nbsp;&raquo;. Pour cr&eacute;er son propre univers sonore dans cette &oelig;uvre didactique, le musicien s'inspire de Bach pour les deux premi&egrave;res &eacute;tudes et de Mozart pour l'<em>&Eacute;tude <abbr class="abbr" title="num&eacute;ro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;6</em>.</p>
<p>D&eacute;go&ucirc;t&eacute; et &agrave; court d'argent, Chopin quitte Vienne le 20 juillet 1831 pour tenter sa chance &agrave; Paris. L'ambassade russe &agrave; Vienne a d'abord refus&eacute; un passeport pour la France, puis en accorde un &laquo;&nbsp;pour Londres, via Paris&nbsp;&raquo;. Le voyage se fait par Salzbourg, Munich, o&ugrave; il donne un concert, et Stuttgart o&ugrave; il s&eacute;journe d&eacute;but septembre. C'est l&agrave; que, le 8, il apprend la nouvelle de la chute de Varsovie, sans savoir ce qu'il advient de sa famille. Cette situation n'est pas sans influence sur l'artiste&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Journal, tenu alors par Chopin &agrave; Stuttgart, serait-il un commentaire verbal de l&rsquo;<em>&Eacute;tude</em> - <abbr class="abbr" title="num&eacute;ro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;10 -&nbsp;: &laquo;&nbsp;&Ocirc; Dieu, Tu es l&agrave;&nbsp;? - Tu es l&agrave; et Tu ne Te venges pas&nbsp;! - Pour Toi, il n'y a pas encore assez de crimes moscovites - ou bien - ou bien Tu es moscovite toi-m&ecirc;me.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Paris (1831 - 1838)</h3>
<h4>L'int&eacute;gration</h4>
<p>Arriv&eacute; &agrave; Paris en septembre 1831, Chopin s'installe dans le quartier boh&egrave;me et artiste, au 27 du boulevard Poissonni&egrave;re.</p>
<dl>
<dt>L'int&eacute;gration politique</dt>
</dl>
<p>Le contexte politique parisien est favorable &agrave; la cause polonaise. De nombreux &eacute;migr&eacute;s ont rejoint cette capitale et les plus importants forment une communaut&eacute; que fr&eacute;quente le musicien dans les salons de l'H&ocirc;tel Lambert, dans l'&Icirc;le de la Cit&eacute;&nbsp;; il devient aussi membre de la Soci&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire polonaise et donnera m&ecirc;me en 1835 un concert de bienfaisance au profit des r&eacute;fugi&eacute;s. Il n?est cependant pas vraiment militant et le tapage des manifestations le d&eacute;range&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je ne puis te dire la d&eacute;sagr&eacute;able impression que m?ont produite les voix horribles de ces &eacute;meutiers et de cette cohue m&eacute;contente&nbsp;&raquo;.</p>
<dl>
<dt>L'int&eacute;gration sociale</dt>
</dl>
<p>Les Polonais le lancent dans la capitale&nbsp;; le musicien donne des le&ccedil;ons de piano &agrave; la comtesse Potocka, et gr&acirc;ce &agrave; son aide et &agrave; celle de Valentin Radziwill, il devient le professeur de piano &laquo;&nbsp;&eacute;l&eacute;gant&nbsp;&raquo; de l'aristocratie polonaise en exil et des milieux parisiens les plus ferm&eacute;s. D&egrave;s mars 1832, il d&eacute;m&eacute;nage dans la petite cit&eacute; Berg&egrave;re, plus calme et plus adapt&eacute;e. Cette activit&eacute;, &agrave; laquelle il consacre le quart de son existence, est bien r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e (il prend vingt francs-or de l'heure), et lui assure l'aisance mat&eacute;rielle. Elle lui ouvre aussi la porte du monde aristocratique, qui l'accueille comme un ami et o&ugrave; il se sent bien&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je fais partie de la plus haute soci&eacute;t&eacute;, j'ai ma place marqu&eacute;e au milieu d'ambassadeurs, de princes, de ministre, [?] Et cependant c'est l&agrave; aujourd'hui une condition presque indispensable de mon existence&nbsp;; car c'est d'en haut que nous vient le bon go&ucirc;t&nbsp;&raquo;. En 1836, il d&eacute;m&eacute;nage au 38, rue de la Chauss&eacute;e d'Antin, &laquo;&nbsp;la vitrine du nouveau r&eacute;gime o&ugrave; l'aristocratie de l'argent rempla&ccedil;ait celle des titres&nbsp;&raquo;.</p>
<dl>
<dt>L'int&eacute;gration artistique</dt>
</dl>
<p>Durant cette p&eacute;riode qui suit la bataille d'Hernani, les romantiques sont actifs dans tous les domaines. Victor Hugo &eacute;crit <em>Notre-Dame de Paris</em> (1831), <em>Le roi s'amuse</em> (1832) et Balzac &eacute;crit ses &oelig;uvres majeures, tandis que Delacroix innove et traduit le romantisme en peinture. En musique, Berlioz est le chef de file des romantiques. Dans ce domaine, la premi&egrave;re place est n&eacute;anmoins tenue par l?art lyrique, avec pour vedette Rossini. Le piano est pratiqu&eacute; par les plus grands virtuoses&nbsp;: Liszt et Kalkbrenner habitent la capitale. Avec d?autres brillants interpr&egrave;tes comme Hiller, Herz ou Pleyel, ils font de Paris la capitale du monde pianistique.</p>
<p>Chopin y est, dans un premier temps, un auditeur infatigable. Il d&eacute;couvre <em>Le Barbier de S&eacute;ville</em>, <em>l'italienne &agrave; Alger</em>, <em>Fra Diavolo</em> ou encore <em>Robert le Diable</em>, qui le laisse boulevers&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je doute qu'on ait atteint jamais au th&eacute;&acirc;tre, le degr&eacute; de magnificence auquel est parvenu <em>Robert le Diable</em>&nbsp;&raquo;. Le musicien rencontre rapidement Kalkbrenner et son admiration n'a pas de mesure&nbsp;: &laquo;&nbsp;Tu ne saurais croire comme j'&eacute;tais curieux de Herz, de Liszt, de Hiller, etc. Ce sont tous des z&eacute;ros en comparaison de Kalkbrenner&nbsp;&raquo;. Cette rencontre lui permet de donner un premier concert le 26 f&eacute;vrier 1832. Il ne fait pas salle comble et le public est surtout form&eacute; par des Polonais, mais la critique n'est pas mauvaise. Fran&ccedil;ois-Joseph F&eacute;tis &eacute;crit dans la <em>Revue Musicale</em>&nbsp;: Son &laquo;&nbsp;Concerto a caus&eacute; autant d'&eacute;tonnement que de plaisir &agrave; son auditoire, [?] Trop de luxe dans les modulations, du d&eacute;sordre dans l'encha&icirc;nement des phrases?&nbsp;&raquo;. Il se produit de nouveau les 20 et 26 mai et la critique devient plus &eacute;logieuse&nbsp;: &laquo;&nbsp;Monsieur Chopin est un tr&egrave;s jeune pianiste qui, &agrave; mon avis, deviendra tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre avec le temps, surtout comme compositeur&nbsp;&raquo;. Cette p&eacute;riode est riche en concerts donn&eacute;s par le musicien. Si, en 1833 le compositeur-pianiste est encore un soliste &eacute;tranger dans la capitale, l'ann&eacute;e 1834 est celle de la transition et lors de son concert du 25 d&eacute;cembre, il est devenu, pour la critique sp&eacute;cialis&eacute;e, l'&eacute;gal des plus grands.</p>
<h4>Amiti&eacute;s</h4>
<p>Dans son livre <em>Soixante ans de souvenirs</em>, Ernest Legouv&eacute; indique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je ne puis mieux d&eacute;finir Chopin, en disant que c'&eacute;tait <em>une trinit&eacute; charmante</em>. Il y avait entre sa personne, son jeu et ses ouvrages un tel accord?&nbsp;&raquo;. Chacune des composantes de cette <em>trinit&eacute;</em> est un s&eacute;same qui ouvre au musicien la porte &agrave; des amiti&eacute;s qu'il gardera parfois toute sa vie.</p>
<p>Depuis son plus jeune &acirc;ge, le polonais fr&eacute;quente l'aristocratie. Il a int&eacute;rioris&eacute; ses r&egrave;gles, sa politesse et son savoir vivre&nbsp;: &laquo;&nbsp;le soin et la recherche de sa toilette faisaient comprendre l'&eacute;l&eacute;gance toute mondaine de certaines parties de ses &oelig;uvres&nbsp;; il me faisait l'effet d'un fils naturel de Weber et d'une duchesse?&nbsp;&raquo;. L'amiti&eacute; entre la comtesse Delphine Potocka, r&eacute;put&eacute;e tr&egrave;s belle riche et protectrice, et le musicien est fond&eacute;e sur un sentiment de respect et d'estime mutuel. Cette affinit&eacute; entre le musicien et le milieu aristocratique favorise une expression de la dimension artistique de Chopin dans les salons&nbsp;: &laquo;&nbsp;Sans qu'on puisse &eacute;tiqueter Chopin comme compositeur de salon [?], c'est pourtant le salon parisien dans ce qu'il a de meilleur sous Louis-Philippe qui repr&eacute;sente par excellence le lieu et les milieux o&ugrave; il a rencontr&eacute; la plus vive adh&eacute;sion&nbsp;&raquo;. Comme bien d'autres, le marquis de Custine est sous le charme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je lui avais donn&eacute; pour th&egrave;me le <em>Ranz des vaches</em> et <em>la Marseillaise</em>. Vous dire le parti qu?il a tir&eacute; de cette &eacute;pop&eacute;e musicale, est impossible. On voyait le peuple de pasteurs fuir devant le peuple conqu&eacute;rant. C'&eacute;tait sublime&nbsp;&raquo;. La mondanit&eacute; de Chopin est &agrave; l?origine d?un st&eacute;r&eacute;otype&nbsp;: &laquo;&nbsp;le po&egrave;te d&eacute;cadent des chloroses et des n&eacute;vroses&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;l'incarnation du rubato, favori des jeunes filles de pensionnats&nbsp;&raquo;, m&ecirc;me si le public des salons n'est pas toujours victime de cette interpr&eacute;tation facile.</p>
<p>L&rsquo;homme du monde est indissociable du virtuose. Le quasi autodidacte a d&eacute;velopp&eacute; dans son enfance une technique propre dont la concentration auditive et la d&eacute;contraction musculaire sont les postulats. Cette virtuosit&eacute;, si diff&eacute;rente des puissantes interpr&eacute;tations d&rsquo;un Liszt, subjugue l'univers pianistique parisien et en premier lieu Kalkbrenner. Liszt et Hiller tombent rapidement sous le charme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Personne n'a jamais m&ucirc; de la sorte les touches d&rsquo;un piano&nbsp;; personne n'a su en tirer les m&ecirc;mes sonorit&eacute;s, nuanc&eacute;es &agrave; l'infini&nbsp;&raquo;. Ce touch&eacute; unique est &agrave; l'origine d'une amiti&eacute; profonde avec le virtuose fabriquant de pianos Camille Pleyel. Le virtuose pr&eacute;cise&nbsp;: &laquo;&nbsp;Quand je suis mal dispos&eacute; [?], je joue sur un piano d'Erard et j'y trouve facilement un son <em>tout fait</em>&nbsp;; mais, quand je me sens en verve et assez fort pour trouver <em>mon propre son &agrave; moi</em>, il me faut un piano de Pleyel&nbsp;&raquo;. Pleyel ne se remettra jamais totalement de la mort de son ami.</p>
<p>Chopin est aussi un compositeur et &laquo;&nbsp;Liszt s&rsquo;enthousiasma avant tout pour les &oelig;uvres de Chopin&nbsp;: mieux que quiconque, il comprit leur nouveaut&eacute; et leur originalit&eacute;, et devint aussit&ocirc;t un de ses fervents admirateurs&nbsp;&raquo;. Durant cette &eacute;poque, o&ugrave; la guerre entre les classiques et les romantiques est ouverte, Chopin est de plain-pied dans la modernit&eacute;. Berlioz, qui comprend sa musique alors que Chopin ne comprend pas la sienne, se lie d'amiti&eacute; avec le po&egrave;te sarmate. Avec Liszt, Mendelssohn et Hiller, ces deux compositeurs forment la t&ecirc;te de pont du romantisme musical parisien. Ils se rencontrent fr&eacute;quemment dans une ambiance informelle, comme le montre ce petit mot de Berlioz &laquo;&nbsp;Chopinetto mio, si fa una villegiatura da noi, a Montmartre rue St. Denis&nbsp;; spero che Hiller, Liszt e de Vigny seront accompagn&eacute;s de Chopin. &Eacute;norme b&ecirc;tise, tant pis. HB&nbsp;&raquo;. D'autres artistes, de passage &agrave; Paris, se lient d'amiti&eacute; avec le Sarmate. Schumann lui voue une admiration sans limite et &laquo;&nbsp;On sait que Bellini et Chopin, &eacute;crivait Schumann, &eacute;taient amis et que, se communiquant souvent leurs compositions, ils ne sont pas demeur&eacute;s sans influence artistique l'un sur l'autre&nbsp;&raquo;. Les amiti&eacute;s artistiques de Chopin d&eacute;passent le cadre de la musique. Delacroix devient l'un de ses plus proches amis en 1835&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai des t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te &agrave; perte de vue avec Chopin, que j&rsquo;aime beaucoup, et qui est un homme d&rsquo;une distinction rare&nbsp;: c&rsquo;est le plus vrai artiste que j&rsquo;aie rencontr&eacute;. Il est de ceux, en petit nombre, qu&rsquo;on peut admirer et estimer&nbsp;&raquo;. Balzac est aussi un admirateur&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il trouva des th&egrave;mes sublimes sur lesquels il broda des caprices ex&eacute;cut&eacute;s tant&ocirc;t avec la douleur et la perfection rapha&eacute;lesque de Chopin, tant&ocirc;t avec la fougue et le grandiose dantesque de Liszt, les deux organisations musicales qui se rapprochent le plus de celle de Paganini. L'ex&eacute;cution, arriv&eacute;e &agrave; ce degr&eacute; de perfection, met en apparence l'ex&eacute;cutant &agrave; la hauteur du po&egrave;te, il est au compositeur ce que l'acteur est &agrave; l'auteur, un divin traducteur des choses divines&nbsp;&raquo;.</p>
<h4>Les fian&ccedil;ailles avec Maria Wodzi?ska</h4>
<p>Cette p&eacute;riode est marqu&eacute;e par un &eacute;pisode sentimental, qui rappelle celui qu'il a v&eacute;cu avec Constance Gladkowska, mais qui est, selon Boucourechliev, bien moins important que les amiti&eacute;s nou&eacute;es &agrave; cette &eacute;poque.</p>
<p>Entre 1831 et 1835, Chopin, aux yeux de la loi fran&ccedil;aise, est un Polonais r&eacute;sidant &agrave; Paris, avec un permis de s&eacute;jour pr&eacute;cisant qu'il a quitt&eacute; la Pologne avant l'insurrection et qu'il est de p&egrave;re fran&ccedil;ais. &Agrave; partir de 1835, il obtient la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise &agrave; part enti&egrave;re, et est d&eacute;clar&eacute; de p&egrave;re et de m&egrave;re fran&ccedil;aise. &Agrave; la diff&eacute;rence des Polonais, il n'a plus besoin d'entrer en communication avec l'administration russe pour voyager ailleurs qu'en Pologne.</p>
<p>En ao&ucirc;t 1835, il se rend &agrave; Karlsbad o&ugrave; sa famille est venue en cure&nbsp;: &laquo;&nbsp;Notre joie est indescriptible&nbsp;! Nous nous embrassons et nous nous embrassons. Que pourrait-on faire de mieux&nbsp;?&nbsp;&raquo;, &eacute;crit le compositeur. &Agrave; la suite de ces retrouvailles polonaises, Chopin rejoint &agrave; Dresde la famille Wodzi?ski, dont les fils &eacute;taient ses camarades de jeux &agrave; la pension de ses parents. Le musicien tombe amoureux de leur jeune s&oelig;ur de seize ans, Marie. &laquo;&nbsp;Elle n'&eacute;tait point une beaut&eacute;&nbsp;&raquo; mais, malgr&eacute; son jeune &acirc;ge, elle a d&eacute;j&agrave; s&eacute;duit le po&egrave;te Juliusz S?owacki, ainsi que le comte de Montigny. Au bout d'une semaine, Chopin quitte les Wodzi?ski et un amour inavou&eacute; et &eacute;pistolaire, que Boucourechliev qualifie <em>d?imaginaire</em>, se d&eacute;veloppe. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, Chopin retrouve la jeune fille &agrave; Marienbad. La veille de son d&eacute;part, Chopin finit par demander sa main. Marie accepte, mais se soumet &agrave; la d&eacute;cision de sa m&egrave;re&nbsp;; celle-ci ne s'oppose pas cat&eacute;goriquement, tout en exigeant le secret. Pour Boucourechliev, &laquo;&nbsp;le reste est hypocrisie &eacute;pistolaire de la m&egrave;re, acceptation passive de ses atermoiements par sa fille&nbsp;&raquo;&nbsp;: cela se termine par une rupture en mars 1837. Il conclut&nbsp;: &laquo;&nbsp;on ne peut s'emp&ecirc;cher de la comparer &agrave; une autre fille, sensiblement du m&ecirc;me &acirc;ge, qui vivait non loin, &agrave; Leipzig, et qui se sera battue de toutes ses forces pour s'unir &agrave; l?homme qu?elle aimait&nbsp;: Clara Wieck, bient&ocirc;t l'&eacute;pouse de Schumann&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cette p&eacute;riode de son existence est finalement la plus sereine du ma&icirc;tre polonais. Il appr&eacute;cie une vie mondaine qui n'est pas sans cons&eacute;quence sur son activit&eacute; de compositeur. Marie ne lui inspire &laquo;&nbsp;rien qu'une petite valse, &eacute;crite &agrave; la va-vite en des temps plut&ocirc;t heureux&nbsp;&raquo;, celle en <em>la b&eacute;mol majeur</em> op. 69. Pour le reste, il termine son cahier d'<em>&Eacute;tudes</em> op. 25, quelques <em>Nocturnes</em>, la premi&egrave;re <em>Ballade</em>, une vingtaine de <em>Mazurkas</em>, deux <em>Polonaises</em> et cinq <em>Valses</em>&nbsp;: un travail l&eacute;ger et brillant, color&eacute; d'insouciance.</p>
<h3>Paris (1838 - 1848)</h3>
<h4>La carri&egrave;re musicale</h4>
<p>Au cours de ces ann&eacute;es, Chopin donne peu de concerts, mais a de nombreuses repr&eacute;sentations pianistiques dans diff&eacute;rents contextes.</p>
<p>Il convient tout d'abord de mentionner l'hommage rendu en avril 1839, &agrave; Marseille, au t&eacute;nor Adolphe Nourrit, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le mois pr&eacute;c&eacute;dent en Italie. Lors de la messe de requiem c&eacute;l&eacute;br&eacute;e pour le d&eacute;funt, Chopin joue &agrave; l'orgue de Notre-Dame du Mont <em>Les Astres</em>, un lied de Franz Schubert.</p>
<p>Au mois d'octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, le roi Louis-Philippe, curieux d&rsquo;entendre le Polonais, l'invite avec le pianiste Ignaz Moscheles &agrave; Saint-Cloud. En pr&eacute;sence du roi, de la reine Marie-Am&eacute;lie, de madame Ad&eacute;la&iuml;de et de la duchesse d'Orl&eacute;ans, &eacute;pouse de Ferdinand-Philippe d'Orl&eacute;ans (1810-1842), le fils a&icirc;n&eacute; du roi, Chopin joue avec Moscheles ses <em>&Eacute;tudes</em>, ses <em>Nocturnes</em> et une <em>sonate &agrave; quatre mains de Mozart</em>. Plus qu'un succ&egrave;s, c'est un v&eacute;ritable triomphe.</p>
<p>Au printemps 1841, Chopin donne, de nouveau chez Pleyel, un concert magistral que Franz Liszt (avec qui il domine maintenant le Paris pianistique de l'&eacute;poque) commente le lendemain dans la <em>Gazette musicale</em>. Occup&eacute; par d'autres activit&eacute;s et n&rsquo;appr&eacute;ciant pas, contrairement &agrave; Liszt, de jouer en public, il ne donnera pas de concerts dans les ann&eacute;es suivantes. Il pr&eacute;f&egrave;re jouer pour ses amis au cours des nombreuses soir&eacute;es pass&eacute;es &agrave; son appartement de la rue Pigalle. Parmi les invit&eacute;s et musiciens de ces concerts priv&eacute;s, se trouvent Sainte-Beuve, Mickiewicz, Marie Poznanska, Delacroix, Berlioz, ainsi que nombre d'exil&eacute;s polonais. Des t&eacute;moignages sur ces concerts priv&eacute;s, jou&eacute;s &agrave; la faible lueur de bougies dans le coin sombre du petit salon, sont parvenus jusqu'&agrave; nous&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ses regards s&rsquo;animaient d'un &eacute;clat f&eacute;brile, ses l&egrave;vres s'empourpraient d'un rouge sanglant, son souffle devenait plus court. Il sentait, nous sentions que quelque chose de sa vie s'&eacute;coulait avec les sons&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Son ultime concert &agrave; Paris, un immense succ&egrave;s malgr&eacute; son &eacute;tat d'affaiblissement, a lieu le 16 f&eacute;vrier 1848&nbsp;; d'apr&egrave;s les nombreux commentaires de ce moment historique, il s'agit d'un instant fabuleux.</p>
<h4>La relation avec George Sand</h4>
<p>De 1836 &agrave; 1847, il est le compagnon de l'&eacute;crivain George Sand (pseudonyme d'Aurore Dupin, baronne Dudevant). Ils m&egrave;nent ensemble une vie mondaine, nourris d'une admiration r&eacute;ciproque.</p>
<p>En novembre 1838, ils partent s&eacute;journer &agrave; Majorque avec les deux enfants de George Sand, Solange et Maurice. Apr&egrave;s un d&eacute;but de s&eacute;jour tr&egrave;s agr&eacute;able dans une villa, Fr&eacute;d&eacute;ric est atteint d'une bronchite &agrave; l'arriv&eacute;e de l'hiver et les m&eacute;decins s'aper&ccedil;oivent qu'il est tuberculeux&nbsp;; ils doivent quitter la villa et se r&eacute;fugient dans de mauvaises conditions au monast&egrave;re de Valldemossa&nbsp;; il y compose, entre autres, son cycle des <em>24 Pr&eacute;ludes, op. 28</em> et sa <em><abbr class="abbr" title="Deuxi&egrave;me">2<sup>e</sup></abbr> Ballade</em>, mais sa sant&eacute; se d&eacute;grade consid&eacute;rablement malgr&eacute; les soins et le d&eacute;vouement de Sand. Ils rentrent en France avant la date pr&eacute;vue &agrave; l'origine et s&eacute;journent un moment &agrave; Marseille, au moment o&ugrave; le corps d'Adolphe Nourrit y arrive de Naples (cf. supra, concert d'avril 1839). Il retrouve une meilleure sant&eacute;&nbsp;; en mai, ils vont passer quelques jours &agrave; G&ecirc;nes, puis rentrent &agrave; Nohant (Indre), o&ugrave; se trouve la r&eacute;sidence de campagne de George Sand, non loin de La Ch&acirc;tre</p>
<p>De 1839 &agrave; 1846, ils s&eacute;journent souvent &agrave; Nohant. C'est une p&eacute;riode heureuse pour Chopin qui y compose quelques-unes de ses plus belles &oelig;uvres&nbsp;: la <em>Polonaise h&eacute;ro&iuml;que, op. 53</em>, la <em><abbr class="abbr" title="Quatri&egrave;me">4<sup>e</sup></abbr> Ballade</em>, la <em>Barcarolle, op. 60</em>, les derni&egrave;res <em>Valses</em>?</p>
<p>Mais, au mois de juillet 1847, le couple qui, depuis un certain temps, ne connaissait plus la passion des d&eacute;buts, se s&eacute;pare d&eacute;finitivement, Chopin ayant pris le parti de Solange dans un conflit familial au sujet de son mariage avec le sculpteur Auguste Cl&eacute;singer. Il ne reverra George Sand qu'une seule fois, par hasard, en avril 1848, mais restera jusqu'&agrave; la fin de sa vie tr&egrave;s proche de Solange et de son mari.</p>
<h4>L'affaiblissement de l'homme</h4>
<p>&Agrave; partir de 1842, Chopin, dont l'&eacute;tat de sant&eacute; va en s'aggravant, subit coup sur coup trois chocs importants. Au printemps 1842, Jan Matuszy?ski, son ami d'enfance, d&eacute;c&egrave;de des suites de la tuberculose. Puis c'est l'annonce de la mort de Wojciech ?ywny, son premier professeur de musique, rest&eacute; un ami de ses parents&nbsp;; c'est enfin, au mois de mai 1844, son p&egrave;re qui s'&eacute;teint &agrave; Varsovie. Avant de mourir, il a demand&eacute; avec insistance &agrave; ses proches de faire ouvrir son corps avant de l'inhumer, de peur de subir le sort de ceux qui se r&eacute;veillent dans leur tombe. Cette pr&eacute;occupation hantera &eacute;galement Chopin &agrave; la fin de sa vie.</p>
<p>La d&eacute;pression de Chopin &agrave; cette &eacute;poque est inqui&eacute;tante&nbsp;; il &eacute;crit pourtant aux siens pour essayer de les rassurer&nbsp;: &laquo;&nbsp;J'ai d&eacute;j&agrave; surv&eacute;cu &agrave; tant de gens plus jeunes et plus forts que moi qu'il me semble &ecirc;tre &eacute;ternel? Ne vous inqui&eacute;tez jamais de moi&nbsp;: Dieu &eacute;tend sur moi sa gr&acirc;ce&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les hivers qui suivent sont de plus en plus difficiles &agrave; supporter. Les &eacute;crits de George Sand montrent que Chopin d&eacute;cline de fa&ccedil;on &eacute;vidente? Entre la grippe qui l'abat pendant l'hiver 1845 et le printemps 1846, et la phtisie qui progresse, le musicien est de plus en plus affaibli.</p>
<h3>Les deux derni&egrave;res ann&eacute;es</h3>
<p>Apr&egrave;s la rupture douloureuse avec George Sand en 1847, son &eacute;tat de sant&eacute; se d&eacute;grade rapidement. Il fait tout de m&ecirc;me une derni&egrave;re tourn&eacute;e de sept mois en Angleterre et en &Eacute;cosse, organis&eacute;e par son &eacute;l&egrave;ve Jane Stirling. Ce voyage est pour lui &eacute;puisant physiquement et moralement.</p>
<p>Chopin arrive &agrave; Londres le 20 avril 1848&nbsp;; la forte pollution par le charbon de cette ville n'est pas favorable &agrave; son &eacute;tat de sant&eacute;. Il a malgr&eacute; tout la joie de rencontrer Charles Dickens et peut jouer pour des aristocrates anglais, notamment chez lord Falmouth le 7 juillet, et m&ecirc;me devant la reine Victoria, ce qui lui apporte une grande renomm&eacute;e outre-Manche.</p>
<p>Malheureusement, ce voyage et ces repr&eacute;sentations &agrave; r&eacute;p&eacute;tition le fatiguent &eacute;norm&eacute;ment. Il se sent oppress&eacute; par la foule et les applaudissements&nbsp;: &laquo;&nbsp;Elles finiront par m'&eacute;touffer par leur gentillesse et moi, par gentillesse, je les laisserai faire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il rentre &agrave; Paris gravement malade et dans une situation financi&egrave;re ex&eacute;crable, sa maladie entra&icirc;nant de nombreux frais. Malgr&eacute; son &eacute;tat de sant&eacute;, il continue &agrave; donner des le&ccedil;ons, le plus souvent allong&eacute; sur le sofa pr&egrave;s du piano, et &agrave; passer du temps avec ses amis, notamment Delacroix. Lorsqu'il entre dans la derni&egrave;re phase de la tuberculose, &agrave; la suite d'une grave h&eacute;moptysie qui l'a terrass&eacute; fin juin 1849, sa s&oelig;ur a&icirc;n&eacute;e Ludwika accourt aupr&egrave;s de lui pour le soutenir dans ces moments difficiles.</p>
<p>Chopin meurt quelques semaines plus tard, le 17 octobre 1849, au 12 place Vend&ocirc;me, &agrave; l'&acirc;ge de 39 ans. Il est enterr&eacute; au cimeti&egrave;re du P&egrave;re-Lachaise, apr&egrave;s une c&eacute;r&eacute;monie &agrave; la Madeleine, aux sons de sa c&eacute;l&egrave;bre marche fun&egrave;bre. Sa tombe est orn&eacute;e d'une statue d'Auguste Cl&eacute;singer, mari de Solange Dudevant, fille de George Sand. Conform&eacute;ment &agrave; ses derni&egrave;res volont&eacute;s, Ludwika ram&egrave;ne &agrave; Varsovie son c&oelig;ur qui se trouve actuellement dans un c&eacute;notaphe encastr&eacute; dans un pilier de l'&eacute;glise Sainte-Croix. Il reproduit ainsi la tradition cap&eacute;tienne de la bipartition du corps (<em>dilaceratio corporis</em>, &laquo;&nbsp;division du corps&nbsp;&raquo; entre c&oelig;ur et ossements) et de la double s&eacute;pulture.</p>
<p>Liszt&nbsp;: &laquo;&nbsp;Chopin a pass&eacute; parmi nous comme un fant&ocirc;me&nbsp;&raquo;.</p>
<h2>Portrait&nbsp;: l&rsquo;homme</h2>
<h3>Un homme &agrave; la sant&eacute; fragile</h3>
<p>Chopin ne connut jamais la pleine sant&eacute;. De nature val&eacute;tudinaire, son &eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral &eacute;tait en permanence alt&eacute;r&eacute; et la fin de sa vie ne fut qu&rsquo;une descente progressive vers la mort, les hivers se faisant sentir de plus en plus et chaque petite maladie l'affectant davantage. La m&eacute;decine &eacute;tant ce qu'elle &eacute;tait &agrave; cette &eacute;poque, de nombreuses m&eacute;thodes de gu&eacute;rison avaient &eacute;t&eacute; essay&eacute;es par le musicien. Ainsi, nous savons qu'il absorbait quelques gouttes d&rsquo;opium dans un verre d&rsquo;eau et frictionnait ses tempes avec de l&rsquo;eau de Cologne d&egrave;s que son &eacute;tat risquait de s'aggraver.</p>
<p>En 1844, pour le faire sortir de la d&eacute;pression qu?il manifestait &agrave; la suite du d&eacute;c&egrave;s de son p&egrave;re qui avait suivi celui de son ami d'enfance Matuszynski, George Sand d&eacute;cida d&rsquo;inviter en France la s&oelig;ur a&icirc;n&eacute;e de Chopin, Ludwika J?drzejewicz, qui fit le voyage avec son mari. George Sand &eacute;crivit donc &agrave; Ludwika pour l&rsquo;avertir de l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; fragile de son fr&egrave;re&nbsp;: &laquo;&nbsp;Vous allez trouver mon cher enfant bien ch&eacute;tif et bien chang&eacute; depuis le temps que vous ne l&rsquo;avez vu, mais ne soyez pourtant pas trop effray&eacute;s de sa sant&eacute;. Elle se maintient sans alt&eacute;ration g&eacute;n&eacute;rale depuis six ans que je le vois tous les jours. Une quinte de toux assez forte, tous les matins&nbsp;; deux ou trois crises consid&eacute;rables et durant chacune deux ou trois jours seulement, tous les hivers&nbsp;; quelques souffrances n&eacute;vralgiques, de temps &agrave; autre, voil&agrave; son &eacute;tat r&eacute;gulier?&nbsp;&raquo;. Chaque hiver est une &eacute;preuve pour le musicien. Chopin, &eacute;crivant &agrave; sa famille en automne 1846, l&rsquo;expose&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver ne s&rsquo;annonce pas mauvais, et en me soignant quelque peu il passera comme le pr&eacute;c&eacute;dent, et gr&acirc;ce &agrave; Dieu pas plus mal. Combien de personnes vont plus mal que moi&nbsp;! Il est vrai que beaucoup vont mieux, mais &agrave; celles-l&agrave; je ne pense pas&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les qualificatifs que George Sand utilise dans ses &eacute;crits pour d&eacute;signer Chopin sont r&eacute;v&eacute;lateurs &agrave; la fois de l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; du musicien, mais aussi de la d&eacute;gradation de la relation entre les deux artistes&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mon cher malade&nbsp;&raquo; puis &laquo;&nbsp;mon petit souffreteux&nbsp;&raquo; jusqu&rsquo;&agrave; &laquo;&nbsp;mon cher cadavre&nbsp;&raquo;. &Agrave; eux seuls, les soucis affich&eacute;s, dans une lettre de George Sand au comte Grzymala le 12 mai 1847, sur le caract&egrave;re &laquo;&nbsp;transportable ou non&nbsp;&raquo; de Chopin au moment du mariage de Solange, t&eacute;moignent de son &eacute;tat de sant&eacute; tr&egrave;s d&eacute;grad&eacute; dans les derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie.</p>
<p>En juin 2008, des scientifiques polonais de renom, dont le professeur Wojciech Cichy, sp&eacute;cialiste de la mucoviscidose, ont &eacute;mis l'hypoth&egrave;se qu'il ait pu mourir de cette maladie. &Agrave; l'appui de leur th&egrave;se, l'&eacute;tat de faiblesse depuis son enfance, avec des infections pulmonaires et des toux, une maigreur &agrave; l'&acirc;ge adulte et un d&eacute;c&egrave;s avant la quarantaine, comme la plupart des personnes atteintes de mucoviscidose. De plus, &agrave; notre connaissance, malgr&eacute; des relations f&eacute;minines durables, il n'eut pas d'enfant, donc une possible st&eacute;rilit&eacute;, autre sympt&ocirc;me de cette maladie. Ces scientifiques souhaitent pouvoir faire une analyse ADN du c&oelig;ur de Chopin conserv&eacute; dans du cognac dans une urne de cristal, dans l'&eacute;glise Sainte-Croix de Varsovie.</p>
<h3>Des amours difficiles</h3>
<p>Chopin &eacute;crivait &agrave; Fontana quelques mois avant de mourir&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le seul malheur consiste en ceci&nbsp;: que nous sortons de l&rsquo;atelier d&rsquo;un ma&icirc;tre c&eacute;l&egrave;bre, quelque stradivarius <em>sui generis</em>, qui n&rsquo;est plus l&agrave; pour nous raccommoder. Des mains habiles ne savent pas tirer de nous des sons nouveaux, et nous refoulons au fond de nous-m&ecirc;mes ce que personne ne sait tirer, faute d&rsquo;un luthier&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo;</p>
<h4>La relation avec George Sand</h4>
<h5>La rencontre</h5>
<p>Les deux artistes se rencontr&egrave;rent pour la premi&egrave;re fois &agrave; la demande de George Sand, dans le courant de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1836, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel de France de la rue Laffitte. De ce premier contact, Chopin dit le soir m&ecirc;me &agrave; son ami Hiller&nbsp;: &laquo;&nbsp;Quelle femme antipathique que cette Sand&nbsp;! Est-ce vraiment bien une femme&nbsp;? Je suis pr&ecirc;t &agrave; en douter&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo; Par la suite, Chopin et San]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Louis Armstrong</title>
      <description><![CDATA[Louis Daniel Armstrong (prononc&eacute; &laquo;&nbsp;Louis&nbsp;&raquo; &agrave; la fran&ccedil;aise), n&eacute; le 4 ao&ucirc;t 1901 &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans en Louisiane et mort le 6 juillet 1971 &agrave; New York, &e...]]></description>
      <pubDate>Sun, 21 Sep 2014 12:54:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/louis-armstrong-18</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Louis Daniel Armstrong</strong> (prononc&eacute; &laquo;&nbsp;Louis&nbsp;&raquo; &agrave; la fran&ccedil;aise), n&eacute; le 4 ao&ucirc;t 1901 &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans en Louisiane et mort le 6 juillet 1971 &agrave; New York, &eacute;galement connu sous les surnoms de <strong>Satchmo</strong> (pour <strong>satch</strong>el-<strong>mo</strong>uth, litt&eacute;ralement <em>bouche-sacoche</em>) ou <strong>Pops</strong>, est un musicien am&eacute;ricain de jazz. D'une musique de folklore afro-am&eacute;ricaine enracin&eacute;e dans le gospel et le blues traditionnel et enferm&eacute;e dans un terroir, Armstrong a fait un courant musical national et populaire &agrave; vocation universelle. Son talent de trompettiste, son charisme, ses qualit&eacute;s de show-man et sa personnalit&eacute; g&eacute;n&eacute;reuse ont forg&eacute; au fil du temps sa renomm&eacute;e internationale. Il a cr&eacute;&eacute; un nouveau style vocal, le <em>scat</em>, ce qui a fait de lui l'un des chanteurs de jazz les plus influents de son &eacute;poque. Durant plus de quarante ans, de tourn&eacute;es en tourn&eacute;es, Louis Armstrong restera le meilleur ambassadeur du jazz &agrave; travers le monde entier.</p>
<h2>Biographie</h2>
<h3>Enfance</h3>
<p>N&eacute; le 4 ao&ucirc;t 1901 dans une famille pauvre de La Nouvelle-Orl&eacute;ans, Louis, suite &agrave; l'absence de son p&egrave;re William Armstrong qui a quitt&eacute; le foyer familial, est &eacute;lev&eacute; par sa m&egrave;re et sa grand-m&egrave;re Jos&eacute;phine. Enfant, il chante dans les rues de La Nouvelle-Orl&eacute;ans dans un petit groupe vocal. En grandissant dans un quartier difficile, il est plusieurs fois renvoy&eacute;, en raison d&rsquo;actes de d&eacute;linquance, dans un foyer pour enfants de couleur abandonn&eacute;s&nbsp;: le <em>Home for Coloured Waifs</em>. Il y fait notamment un long s&eacute;jour (selon les fichiers de la police) apr&egrave;s avoir tir&eacute; un coup de feu en l&rsquo;air avec un pistolet pour f&ecirc;ter la nouvelle ann&eacute;e.</p>
<p>Il apprend &agrave; jouer du cornet &agrave; pistons dans l&rsquo;orchestre de ce centre, gr&acirc;ce &agrave; son premier instrument offert par les Karnofsky, une famille juive d&rsquo;origine russe qui s'&eacute;tait prise d'affection pour cet enfant. Une fois lib&eacute;r&eacute;, il joue du cornet dans les cabarets du quartier chaud de Storyville. Il rencontre King Oliver qui lui donne quelques conseils, joue peu de temps dans l'orchestre du tromboniste Kid Ory sur le riverboat&nbsp;(en) <em>Capitol</em> o&ugrave; il remplace King Oliver. Il assiste fr&eacute;quemment aux parades des brass bands et &eacute;coute les vieux musiciens d&egrave;s qu&rsquo;il en a l&rsquo;occasion, apprenant de Bunk Johnson, Buddy Petit&nbsp;(en) et par-dessus tout Joe &laquo;&nbsp;King&nbsp;&raquo; Oliver. Il joue plus tard dans les brass bands et avec l'orchestre r&eacute;put&eacute; de Fate Marable&nbsp;(en) sur les bateaux &agrave; vapeur qui remontent le Mississippi</p>
<h3>D&eacute;buts de carri&egrave;re</h3>
<p>En 1922, Louis, apr&egrave;s la fermeture de Storyville en 1917, accompagne le mouvement g&eacute;n&eacute;ral d'exode pour Chicago, o&ugrave; il est engag&eacute; comme second trompettiste par Joe &laquo;&nbsp;King&nbsp;&raquo; Oliver dans son <em>Creole Jazz Band</em>. Chicago d&egrave;s lors devient la Mecque du style New-Orleans. Dans ce contexte bouillonnant, il enregistre ses premiers disques. Il travaille un temps avec le batteur et chef d'orchestre Ollie Powers avant d'&ecirc;tre engag&eacute; l'ann&eacute;e suivante dans l'un des big bands <em>phares</em> de New York celui de Fletcher Henderson.</p>
<p>Il &eacute;pouse la pianiste Lil Hardin et se fait l'accompagnateur attitr&eacute; de quelques grandes chanteuses de blues comme Bessie Smith, Ma Rainey puis enregistre quelques faces avec le pianiste Clarence Williams avant d'int&eacute;grer la formation de sa femme, les <em>Dreamland Syncopators</em>. Il retourne &agrave; Chicago et pour la firme Okey enregistre le 12 novembre 1925 la toute premi&egrave;re s&eacute;ance du <em>Hot Five</em> en compagnie de Lil Hardin au piano, Johnny Dodds &agrave; la clarinette, Baby Dodds&nbsp;(en) &agrave; la batterie et Kid Ory au trombone.</p>
<p>Il joue dans l'orchestre d'Erskine Tate&nbsp;(en), le <em>Vendome Orchestra</em>, joue &agrave; l'occasion avec Clarence Jones et Carroll Dickerson&nbsp;(en) avant de former le <em>Hot Seven</em>, gravant dans la cire, jusqu'en d&eacute;cembre 1928, quelques-uns des grands classiques du jazz comme <em>Potato Head Blues&nbsp;(en)</em>, <em>Muggles (recording)&nbsp;(en)</em>, <em>Fireworks</em>, et surtout deux chefs-d'&oelig;uvre, <em>West End Blues&nbsp;(en)</em> (28 juin 1928) et <em>Tight Like This</em> (12 d&eacute;cembre 1928) chez la firme Okey, remarquables par la dimension r&eacute;volutionnaire du jeu de Louis &agrave; la trompette. L&rsquo;introduction virtuose du trompettiste dans <em>West End Blues</em> demeure l'une des plus c&eacute;l&egrave;bres de l&rsquo;histoire du jazz et reste un mod&egrave;le pour les g&eacute;n&eacute;rations suivantes d'instrumentistes, dont beaucoup l'apprendront par c&oelig;ur et pourront la jouer &agrave; la note pr&egrave;s.</p>
<p>Armstrong repart pour New York en 1929, puis Los Angeles en 1930, et effectue une tourn&eacute;e &agrave; travers l&rsquo;Europe. En 1935, il se rompt l'orbicularis oris, un muscle labial, et il est contraint de mettre sa carri&egrave;re de trompettiste entre parenth&egrave;ses pendant un an. Les l&egrave;vres meurtries, il ne retrouvera jamais sa virtuosit&eacute;. Apr&egrave;s avoir pass&eacute; de nombreuses ann&eacute;es sur la route, il s'installe de fa&ccedil;on permanente dans le Queens (New York) en 1943. Bien que soumis aux vicissitudes de Tin Pan Alley et au fait que la production musicale de l&rsquo;&eacute;poque est dirig&eacute;e par des gangsters, il continue &agrave; d&eacute;velopper ses qualit&eacute;s de musicien.</p>
<p>Pendant les trente ann&eacute;es qui suivent, Louis Armstrong joue en moyenne plus de 300 concerts par an. Au cours des ann&eacute;es 1940, les r&eacute;servations pour les orchestres diminuent progressivement &agrave; cause des changements de go&ucirc;t du public&nbsp;: les salles de bal ferment, et la concurrence de la t&eacute;l&eacute;vision et des autres genres de musique qui sont devenues plus populaires que la musique d&rsquo;orchestre se font de plus en plus fortes. Il devient impossible de soutenir et de financer un orchestre de tourn&eacute;e de 16 musiciens.</p>
<h3>The All Stars</h3>
<p>Vers 1950, Louis Armstrong r&eacute;duit son groupe &agrave; six membres, revenant donc au style Dixieland qui l'a rendu c&eacute;l&egrave;bre &agrave; ses d&eacute;buts. Ce groupe est appel&eacute; &laquo;&nbsp;the Pom pom boys&nbsp;&raquo;, et des musiciens tels que Barney Bigard, Jack Teagarden, Trummy Young, Arvell Shaw&nbsp;(en), Marty Napoleon&nbsp;(en), Big Sid Catlett ou Barrett Deems&nbsp;(en) y jouent. &Agrave; cette &eacute;poque, il enregistre beaucoup et appara&icirc;t dans plus de trente films. En 1964, il enregistre son titre le plus c&eacute;l&egrave;bre et le plus vendu&nbsp;: <em>Hello, Dolly</em>.</p>
<p>Louis Armstrong continue ses tourn&eacute;es &agrave; un rythme effr&eacute;n&eacute; et ne s&rsquo;arr&ecirc;te que quelques ann&eacute;es avant sa mort. Dans ses derni&egrave;res ann&eacute;es, il joue parfois l&rsquo;un de ses nombreux concerts par c&oelig;ur, mais d&rsquo;autres fois, il &eacute;lectrise le concert le plus mondain de son jeu vigoureux, souvent &agrave; l&rsquo;&eacute;tonnement de son groupe. Il conna&icirc;t &eacute;galement des tourn&eacute;es &agrave; succ&egrave;s en Afrique, en Europe et en Asie avec le soutien du D&eacute;partement d'&Eacute;tat am&eacute;ricain et est bient&ocirc;t surnomm&eacute; &laquo;&nbsp;<em>Ambassador Satch</em>&nbsp;&raquo;. En d&eacute;pit d&rsquo;une sant&eacute; plus fragile durant les derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie, il continue &agrave; jouer jusqu'&agrave; sa mort.</p>
<h2>Personnalit&eacute;</h2>
<p>Les surnoms <em>Satchmo</em> ou <em>Satch</em> proviennent de <em>Satchelmouth</em> (litt&eacute;ralement &laquo;&nbsp;bouche-sacoche&nbsp;&raquo;, qui d&eacute;crit son embouchure). En 1932, Percy Brooks, alors r&eacute;dacteur au magazine Melody Maker, accueille Louis Armstrong &agrave; Londres par un "Bonjour Satchmo", raccourcissant Satchelmouth (certains diront que c'&eacute;tait involontaire). Ce surnom lui restera. Plus t&ocirc;t, il a aussi &eacute;t&eacute; connu sous le surnom de <em>Dippermouth</em> (Bouche plongeante). Ces termes font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la mani&egrave;re dont il tenait sa trompette lorsqu'il jouait. Elle &eacute;tait plac&eacute;e sur ses l&egrave;vres de telle fa&ccedil;on que, lorsqu'il jouait de longues heures, la trompette laissait une empreinte sur sa l&egrave;vre sup&eacute;rieure, d'o&ugrave; le terme "Dippermouth". Cette marque est effectivement visible sur de nombreuses photographies de Louis Armstrong de cette p&eacute;riode. Ces probl&egrave;mes de l&egrave;vres l'am&egrave;neront &agrave; d&eacute;velopper plut&ocirc;t son c&ocirc;t&eacute; chanteur, lors des concerts et dans les enregistrements, &eacute;tant donn&eacute; qu'au-del&agrave; d'une certaine dur&eacute;e, il ne lui est plus possible de continuer &agrave; jouer de son instrument. Toutefois, apr&egrave;s avoir mis sa trompette de c&ocirc;t&eacute; durant un temps, il modifiera son style de jeu et pourra poursuivre sa carri&egrave;re de trompettiste, sans cependant se risquer aux prouesses techniques qu'il r&eacute;alisait &agrave; ses d&eacute;buts. Ses amis et les musiciens dont il est proche l'appellent habituellement <em>Pops</em>, terme qu'Armstrong utilise aussi en g&eacute;n&eacute;ral pour s'adresser &agrave; ses amis et aux musiciens qu'il c&ocirc;toie (&agrave; l'exception de Pop Foster, qu'Armstrong appelle toujours "George").</p>
<p>Le surnom "Satchmo" et la chaleureuse personnalit&eacute; de Louis Armstrong, combin&eacute;s &agrave; son amour naturel du spectacle et du dialogue avec le public, en font une personnalit&eacute; publique ? la grimace, la sueur et le mouchoir ? qui finit par sembler une sorte de caricature raciste, vers la fin de sa carri&egrave;re.<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[r&eacute;f.&nbsp;n&eacute;cessaire]</sup></p>
<p>Il est aussi critiqu&eacute; pour avoir accept&eacute; le titre de "Roi des Zulus" pour le Mardi Gras en 1949. C'est un r&ocirc;le honor&eacute; par la communaut&eacute; afro-am&eacute;ricaine de La Nouvelle-Orl&eacute;ans en tant que pr&eacute;sident du carnaval Krewe&nbsp;(en), mais qui peut &ecirc;tre per&ccedil;u comme ahurissant ou offensant pour les &eacute;trangers... cela, &agrave; cause du costume traditionnel constitu&eacute; de jupes d'herbe tress&eacute;e et du maquillage noir sur le visage, satirisant les attitudes des sudistes blancs.</p>
<p>Cette apparente insensibilit&eacute; d'Armstrong au probl&egrave;me racial constitu&eacute;e par son apparition en roi des Zulus a parfois &eacute;t&eacute; per&ccedil;ue comme un exemple d'un plus large &eacute;chec de la part du musicien. Alors que certains ont vu en lui une personnalit&eacute; chaleureuse et conviviale, d'autres lui ont reproch&eacute; de trop vouloir plaire au public blanc et d'&ecirc;tre une caricature de troubadour. Certains musiciens critiquent Armstrong parce qu'il joue face &agrave; des publics s&eacute;gr&eacute;gu&eacute;s, et parce qu'il ne prenait pas assez parti pour le Mouvement des droits civiques, ce qui a pu sugg&eacute;rer qu'il &eacute;tait un Oncle Tom. Billie Holiday a cependant r&eacute;torqu&eacute; &agrave; cela&nbsp;: &laquo;&nbsp;Bien s&ucirc;r, Pops est un tom, mais c'est un tom qui a du c&oelig;ur.&nbsp;&raquo;<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[r&eacute;f.&nbsp;n&eacute;cessaire]</sup></p>
<p>Armstrong a en fait &eacute;t&eacute; l'un des principaux soutiens financiers de Martin Luther King Jr. et d'autres activistes pour les droits civiques, mais il pr&eacute;f&eacute;rait aider discr&egrave;tement ce mouvement, et ne pas m&ecirc;ler ses opinions politiques &agrave; son m&eacute;tier de musicien. Le peu d'exceptions qu'il fit furent d'autant plus efficaces lorsqu'il parlait&nbsp;; la critique qu'il fit d'Eisenhower, Pr&eacute;sident des &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique en le qualifiant de &laquo;&nbsp;double face&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;mou&nbsp;&raquo; lors du conflit sur la discrimination au sein de l'&eacute;cole &agrave; Little Rock, Arkansas en 1957 fit la une nationale. En signe de protestation, Armstrong annula une tourn&eacute;e organis&eacute;e en Union sovi&eacute;tique au nom du d&eacute;partement d'&Eacute;tat, en disant &laquo;&nbsp;&Eacute;tant donn&eacute; la fa&ccedil;on dont ils traitent mon peuple dans le Sud, le gouvernement peut aller se faire voir&nbsp;&raquo; et qu'il ne pouvait pas repr&eacute;senter son gouvernement &agrave; l'&eacute;tranger alors que ce m&ecirc;me gouvernement &eacute;tait en conflit avec son propre peuple.</p>
<p>C'&eacute;tait un homme extr&ecirc;mement g&eacute;n&eacute;reux dont on disait qu'il avait donn&eacute; autant d'argent qu'il en avait gard&eacute; pour lui-m&ecirc;me. Louis Armstrong adopta le fils de sa cousine Flora disparue peu apr&egrave;s sa naissance. Il n'a cess&eacute; de prendre soin de Clarence Armstrong, handicap&eacute; mental, &agrave; qui il a assur&eacute; une rente &agrave; vie.</p>
<h2>Musique</h2>
<p>&Agrave; ses d&eacute;buts, Louis Armstrong &eacute;tait surtout connu pour sa virtuosit&eacute; au cornet &agrave; pistons et &agrave; la trompette. La meilleure interpr&eacute;tation de trompette de ses premi&egrave;res ann&eacute;es peut &ecirc;tre entendue sur ses disques <em>Hot Five</em> et <em>Hot Seven</em>. Les improvisations qu&rsquo;il avait faites sur ces disques de jazz Nouvelle-Orl&eacute;ans et de chansons populaires de l&rsquo;&eacute;poque, surclassent celles des interpr&egrave;tes de jazz qui lui ont succ&eacute;d&eacute;. La pr&eacute;c&eacute;dente g&eacute;n&eacute;ration de musiciens de jazz Nouvelle-Orl&eacute;ans faisait souvent allusion &agrave; leurs improvisations comme &eacute;tant &laquo;&nbsp;variant la m&eacute;lodie&nbsp;&raquo;&nbsp;; les improvisations de Louis Armstrong &eacute;taient audacieuses et complexes, avec des touches subtiles et m&eacute;lodiques. Souvent, il r&eacute;&eacute;crivait les fondements des airs pop qu&rsquo;il jouait, les rendant ainsi plus int&eacute;ressants. Sa technique d&rsquo;interpr&eacute;tation est remplie de m&eacute;lodies innovantes, joyeuses et inspir&eacute;es, de bonds cr&eacute;atifs et de rythmes subtilement rel&acirc;ch&eacute;s ou forts. Le g&eacute;nie de ces morceaux allait de pair avec sa technique musicale, affin&eacute;e par une pratique continue. Ceci augmenta les tons, la tessiture et d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale les possibilit&eacute;s offertes par la trompette. Dans ces disques, Louis Armstrong cr&eacute;a quasiment &agrave; lui seul le r&ocirc;le de soliste de jazz, transformant ce qui &eacute;tait &agrave; l&rsquo;origine une musique folklorique collective et en une forme d&rsquo;art avec des possibilit&eacute;s sensationnelles d&rsquo;expression individuelle.</p>
<p>Les travaux de Louis Armstrong dans les ann&eacute;es 1920 le pouss&egrave;rent &agrave; jouer aux limites extr&ecirc;mes de ses capacit&eacute;s. Particuli&egrave;rement, les morceaux du disque <em>Hot 5</em> comportent souvent des fautes mineures et des notes rat&eacute;es, qui n&eacute;anmoins diminuent peu le plaisir de l&rsquo;&eacute;coute puisque l&rsquo;&eacute;nergie de la prestation spontan&eacute;e est transmise. Dans la moiti&eacute; des ann&eacute;es 1930, il atteint une assurance calme, sachant exactement ce qu&rsquo;il voulait faire et ex&eacute;cutant ses id&eacute;es &agrave; la perfection.</p>
<p>Au fur et &agrave; mesure que sa musique progressait et gagnait en popularit&eacute;, ses chansons aussi devenaient importantes. Armstrong n&rsquo;&eacute;tait pas le premier &agrave; enregistrer du chant scat, mais il &eacute;tait magistral en cela et aida &agrave; le populariser. Il eut du succ&egrave;s avec son interpr&eacute;tation et son chant scat sur <em>Heebie Jeebies&nbsp;(en)</em>, et criait &laquo;&nbsp;<em>I done forgot the words</em>&nbsp;&raquo; au milieu de son enregistrement &laquo;&nbsp;I'm A Ding Dong Daddy From Dumas&nbsp;&raquo;. De tels disques furent des succ&egrave;s et le chant scat devint une partie essentielle de ses repr&eacute;sentations. Longtemps avant cela, n&eacute;anmoins, Armstrong s&rsquo;amusait avec ses chants, raccourcissant et rallongeant des phrases, pla&ccedil;ant des improvisations, utilisant sa voix d&rsquo;une mani&egrave;re aussi cr&eacute;ative que sa trompette.</p>
<p>Durant sa longue carri&egrave;re, il joua et chanta avec les plus importants instrumentistes et chanteurs, parmi lesquels, le <em>singing brakeman</em> Jimmie Rodgers, Bing Crosby, Duke Ellington, Fats Waller, Fletcher Henderson, Bessie Smith, mais aussi Ella Fitzgerald. Son influence sur Bing Crosby est particuli&egrave;rement importante &eacute;tant donn&eacute; le d&eacute;veloppement ult&eacute;rieur de la musique populaire&nbsp;: Crosby admirait et copiait Armstrong, comme on peut le constater sur beaucoup de ses premiers enregistrements, notamment &laquo;&nbsp;Just One More Chance&nbsp;&raquo; (1931). Le &laquo;&nbsp;New Grove Dictionary Of Jazz&nbsp;&raquo; d&eacute;crit la dette de Crosby &agrave; Armstrong en d&eacute;tail, bien qu&rsquo;il ne d&eacute;signe pas explicitement Armstrong par son nom&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Crosby (?) &eacute;tait important en introduisant, dans le courant du chant populaire, un concept afro-am&eacute;ricain de chant comme une extension lyrique de la parole, de l&rsquo;&eacute;locution (?) Ses techniques - rel&acirc;chant le poids de son souffle sur les cordes vocales, passant en de voix de t&ecirc;te dans un registre grave, en mettant en avant la production pour aider une prononciation marqu&eacute;e, chantant sur les consonnes (une habitude chez les chanteurs noirs), et employant une discr&egrave;te utilisation des appoggiatures, des mordants et des liaisons pour accentuer le texte - ont &eacute;t&eacute; imit&eacute;es par presque tous les chanteurs populaires ult&eacute;rieurs</em>&nbsp;&raquo;. Armstrong enregistra trois albums avec Ella Fitzgerald: &laquo;&nbsp;Ella and Louis&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Ella and Louis Again&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;Porgy and Bess&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;Verve Records&nbsp;&raquo;. Ses enregistrements &laquo;&nbsp;<em>Satch Plays Fats</em>&nbsp;&raquo;, toutes les m&eacute;lodies de &laquo;&nbsp;Fats Waller&nbsp;&raquo;, et &laquo;&nbsp;<em>Louis Armstrong Plays W.C. Handy</em>&nbsp;&raquo; dans les ann&eacute;es 1950 &eacute;taient peut-&ecirc;tre les derni&egrave;res de ses grands enregistrements cr&eacute;atifs, mais m&ecirc;me les &eacute;tranget&eacute;s comme &laquo;&nbsp;Disney Songs the Satchmo Way&nbsp;&raquo; ont leurs moments musicaux. Sa production tardive a &eacute;t&eacute; fortement critiqu&eacute;e comme &eacute;tant trop simpliste ou r&eacute;p&eacute;titive.</p>
<p>Armstrong eut beaucoup de morceaux &agrave; succ&egrave;s, notamment <em>Stardust</em>, <em>What a Wonderful World</em>, <em>When the Saints Go Marching In</em>, <em>Dream a Little Dream of Me</em>, <em>Ain't Misbehavin'</em>, et <em>Stompin' at the Savoy</em>. <em>We Have All the Time in the World</em> figurait sur la bande sonore du film James Bond <em>Au service secret de Sa Majest&eacute;</em>, et b&eacute;n&eacute;ficia d'une popularit&eacute; renouvel&eacute;e au Royaume-Uni en 1994 quand il figura sur une pub pour Guinness, atteignit la <abbr class="abbr" title="Troisi&egrave;me">3<sup>e</sup></abbr> place dans les hit-parades des r&eacute;&eacute;ditions.</p>
<p>En 1964, Armstrong fit chuter les Beatles du top du hit-parade &laquo;&nbsp;Billboard Hot 100&nbsp;&raquo; avec <em>Hello, Dolly</em>, qui donna &agrave; l&rsquo;interpr&egrave;te &acirc;g&eacute; de 63 ans le record aux &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique du plus vieil artiste &agrave; avoir un titre au top du classement. En 1968, Armstrong marqua un dernier succ&egrave;s populaire au Royaume-Uni avec la chanson pop tr&egrave;s sentimentale <em>What a Wonderful World</em>, qui fut premier des hits-parades britanniques pendant un mois&nbsp;; n&eacute;anmoins, le single ne fut pas du tout un succ&egrave;s en Am&eacute;rique. La chanson eut un grand succ&egrave;s dans la conscience populaire quand elle fut utilis&eacute;e en 1987 dans le film <em>Good Morning, Vietnam</em>, sa r&eacute;&eacute;dition s'&eacute;levant au sommet des hit-parades dans de nombreux pays.</p>
<p>Armstrong appr&eacute;ciait beaucoup de styles diff&eacute;rents de musique, du blues le plus direct aux doux arrangements sirupeux de Guy Lombardo, aux chansons folkloriques latino-am&eacute;ricaines, aux symphonies classiques et l&rsquo;op&eacute;ra. Armstrong incorpora les influences de toutes ces sources dans ses repr&eacute;sentations, rendant parfois perplexes ses fans qui auraient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; qu&rsquo;Armstrong reste dans un style plus conformiste. Cependant, il n'appr&eacute;ciait pas v&eacute;ritablement le mouvement bop et ses successeurs. Armstrong fait partie du &laquo;&nbsp;Rock and Roll Hall of Fame&nbsp;&raquo; en tant qu'<em>influence majeure</em>.</p>
<h3>Timbre de voix</h3>
<p>Au niveau du larynx, les cordes vocales sont surplomb&eacute;es par des bandes ventriculaires au nombre de deux, appel&eacute;es &eacute;galement &laquo;&nbsp;fausses cordes vocales&nbsp;&raquo;. Chez l'&ecirc;tre humain, leur r&ocirc;le n'a qu'un int&eacute;r&ecirc;t phonatoire restreint. La voix si particuli&egrave;re de Louis Armstrong &eacute;tait due &agrave; un &oelig;d&egrave;me et &agrave; une hypertrophie de ses fausses cordes vocales. Jouer de la trompette &eacute;tait une action aggravante.</p>
<h3>Discographie s&eacute;lective</h3>
<ul>
<li>The Best of the Hot 5 and 7 recordings, Columbia, 1925-1927</li>
<li>The Quintessence, Fr&eacute;meaux &amp; Associ&eacute;s/Night &amp; Day 1925/1940</li>
<li>Ella and Louis, Verve, 1957</li>
<li>Louis and the Good Book, MCA, 1958</li>
<li>Louis Armstrong &amp; Ella Fitzgerald, Porgy and Bess, Verve, 1958</li>
<li>Louis Armstrong &amp; Duke Ellington, The Complete Sessions, 1961</li>
<li>What a wonderful world</li>
<li>Go down moses, 1996</li>
</ul>
<h3>Filmographie</h3>
<p>(dans son propre r&ocirc;le)</p>
<ul>
<li>1937&nbsp;: <em>Artistes et Mod&egrave;les</em> (<em>Artists &amp; Models</em>), de Raoul Walsh</li>
<li>1937&nbsp;: <em>Fifi peau de p&ecirc;che</em> (<em>Every Day's a Holiday</em> ), d'A. Edward Sutherland</li>
<li>1953&nbsp;: <em>Romance inachev&eacute;e</em> (<em>The Glenn Miller Story</em>), d'Anthony Mann</li>
<li>1953&nbsp;: <em>La Route du bonheur</em> (film franco-italien), de Maurice Labro</li>
<li>1956&nbsp;: <em>Haute Soci&eacute;t&eacute;</em> (<em>High Society</em>), de Charles Walters</li>
<li>1957&nbsp;: <em>Satchmo the Great</em> (<em>Satchmo the Great</em>), d'Edward R. Murrow</li>
<li>1959&nbsp;: <em>Millionnaire de cinq sous</em> (<em>The Five Pennies</em>), de Melville Shavelson</li>
<li>1961&nbsp;: <em>Paris Blues</em> (<em>Paris Blues</em>), de Martin Ritt</li>
<li>1969&nbsp;: <em>Hello, Dolly !</em> (<em>Hello, Dolly&nbsp;!</em>), de Gene Kelly</li>
<li>1969&nbsp;: <em>L'Aventure du jazz</em> (<em>L'Aventure du jazz</em>), de Louis Panassi&eacute;</li>
</ul>
<p>(Voix)</p>
<h2>Mort et h&eacute;ritage</h2>
<p>Louis Armstrong meurt d&rsquo;une crise cardiaque le 6 juillet 1971, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 69 ans, onze mois apr&egrave;s son c&eacute;l&egrave;bre show &agrave; l&rsquo;Empire Room du Waldorf Astoria. Il est enterr&eacute; au cimeti&egrave;re de Flushing &agrave; New York, pr&egrave;s de sa derni&egrave;re demeure &agrave; Corona, dans le Queens (New York).</p>
<p>L'influence d'Armstrong sur le d&eacute;veloppement du jazz est sans commune mesure. Son charisme, en tant que divertisseur et personnalit&eacute; publique, &eacute;tait si fort vers la fin de sa carri&egrave;re, qu'il &eacute;clipsait parfois ses contributions en tant que musicien ou chanteur.</p>
<p>Armstrong &eacute;tait un virtuose de la trompette, avec un son unique et un talent extraordinaire pour l'improvisation. C'est avec son jeu que la trompette est apparue en tant qu'instrument soliste de jazz. Il &eacute;tait &eacute;galement un accompagnateur et un musicien d'ensemble magistral en plus de ses talents extraordinaires de soliste. Avec ses innovations, il a &eacute;lev&eacute; musicalement la barre plus haut pour tous ceux qui viendraient apr&egrave;s lui.</p>
<p>Armstrong peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme l'inventeur du jazz chant&eacute;. Il jouait de sa voix r&acirc;peuse si reconnaissable avec une grande ma&icirc;trise dans l'improvisation, liant les paroles et la m&eacute;lodie des chansons de mani&egrave;re particuli&egrave;rement expressive. Il &eacute;tait &eacute;galement tr&egrave;s dou&eacute; pour le scat, dont il s'est servi pendant l'enregistrement de "Heebie Jeebies" lorsque ses partitions tomb&egrave;rent au sol et qu'il entonna alors un chant compos&eacute; d'onomatop&eacute;es (comme on avait coutume de le faire &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans). Si, contrairement &agrave; l'id&eacute;e re&ccedil;ue, il n'a pas invent&eacute; le scat, il fut en revanche le premier &agrave; inclure une improvision scat dans un titre. Billie Holiday et Frank Sinatra reprirent ensuite ce principe.</p>
<p>Armstrong fit de la figuration dans plus d'une douzaine de films hollywoodiens mineurs, jouant g&eacute;n&eacute;ralement un chef d'orchestre de jazz ou un musicien. Il fut le premier Afro-Am&eacute;ricain &agrave; organiser une &eacute;mission de radio &agrave; port&eacute;e nationale dans les ann&eacute;es trente. Il a &eacute;galement fait des apparitions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es, particuli&egrave;rement dans les ann&eacute;es cinquante et soixante, et notamment dans <em>The Tonight Show Starring Johnny Carson</em>. Louis Armstrong a une &eacute;toile &agrave; son nom sur le <em>Walk of Fame</em> d'Hollywood, au 7601 Hollywood Boulevard.</p>
<p>De nombreux enregistrements d'Armstrong continuent &agrave; &ecirc;tre populaires. Plus de trois d&eacute;cennies apr&egrave;s sa mort, de tr&egrave;s nombreux enregistrements datant des diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de sa carri&egrave;re sont maintenant plus facilement accessibles que lorsqu'il &eacute;tait en vie. Ses chansons sont diffus&eacute;es et &eacute;cout&eacute;es tous les jours dans le monde entier et sont mises &agrave; l'honneur dans des films, des s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es, des publicit&eacute;s et m&ecirc;me des dessins anim&eacute;s ou des jeux vid&eacute;o (<em>Fallout 2</em>, notamment, a &laquo;&nbsp;<em>A Kiss to Build a Dream on</em>&nbsp;&raquo; pour musique d'introduction). Son enregistrement de 1923 avec Joe Oliver et son Creole Jazz Band continue &agrave; &ecirc;tre &eacute;cout&eacute; comme une r&eacute;f&eacute;rence en mati&egrave;re d'ensembles de jazz Nouvelle-Orl&eacute;ans. Tr&egrave;s souvent, n&eacute;anmoins, Armstrong enregistra avec des orchestres standards et guind&eacute;s, o&ugrave; seul son sublime jeu de trompette &eacute;tait int&eacute;ressant. &laquo;&nbsp;<em>Melancholy Blues</em>&nbsp;&raquo;, jou&eacute; par Armstrong et les <em>Hot Seven</em>, fait partie des enregistrements sonores embarqu&eacute;s &agrave; bord des sondes Voyager envoy&eacute;es dans l'espace.</p>
<p>Armstrong prit des dispositions pour qu'apr&egrave;s sa mort et celle de sa femme Lucille, une fondation pour l'&eacute;ducation musicale des enfants d&eacute;favoris&eacute;s soit cr&eacute;&eacute;e, et pour que sa maison et des archives substantielles d'&eacute;crits, de livres, d'enregistrements et de souvenirs soient l&eacute;gu&eacute;es au Queens College de la <em>City University of New York</em>. Les archives <em>Louis Armstrong</em> sont accessibles aux chercheurs en musicologie, et sa maison, transform&eacute;e en mus&eacute;e, a ouvert ses portes au public le 15 octobre 2003.</p>
<p>L'&eacute;crivain argentin Julio Cort&aacute;zar, se d&eacute;crivant lui-m&ecirc;me comme un admirateur d'Armstrong, affirme qu'en 1952, le concert de Louis Armstrong au th&eacute;&acirc;tre des Champs-&Eacute;lys&eacute;es &agrave; Paris l'a inspir&eacute; pour imaginer des cr&eacute;atures appel&eacute;es Cronopios, sujets de nombre de ses histoires courtes. Cort&aacute;zar qualifia un jour Louis Armstrong de <em>Grand&iacute;simo Cronopio</em> (plus grand Cronopio).</p>
<p>Le principal a&eacute;roport de La Nouvelle-Orl&eacute;ans s'appelle le <em>Louis Armstrong New Orleans International Airport</em>.</p>
<h2>Hommages</h2>
<p>Miles Davis rendit un hommage pour le moins &eacute;loquent &agrave; l'intention d'Armstrong dans cette c&eacute;l&egrave;bre phrase&nbsp;: "D&egrave;s qu'on souffle dans un instrument, on sait qu'on ne pourra rien en sortir que Louis n'ait d&eacute;j&agrave; fait".</p>
<p>Certaines sources ont affirm&eacute; &agrave; tort que le dessinateur Al Taliaferro avait baptis&eacute; un des neveux de Donald Duck, Riri, Fifi et Loulou (<em>Huey, Dewey and Louie</em> en version originale) d'apr&egrave;s Louis <em>Louie</em> Armstrong, ce qui est aujourd'hui d&eacute;menti.</p>
<p>Le chanteur John Scatman lui rend hommage dans sa chanson "Everybody Jam".</p>
<p>Claude Nougaro lui rend hommage dans sa chanson <em>Armstrong</em>, qui reprend la m&eacute;lodie de <em>Go Down Moses</em>.</p>
<p>Le musicien Irakli est le plus grand sp&eacute;cialiste fran&ccedil;ais d'Armstrong, il lui rend hommage depuis plus de 30 ans.</p>
<h2>Notes</h2>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: fran&ccedil;ais">fr</abbr>) Louis Armstrong, <em>Ma vie &agrave; La Nouvelle-Orl&eacute;ans</em>, &eacute;d. Coda, Paris, 2006 <small>(ISBN&nbsp;284967026X)</small></li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: fran&ccedil;ais">fr</abbr>) Michel Boujut, <em>Pour Armstrong</em>, &eacute;d. Filipacchi, Paris, 1976</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: fran&ccedil;ais">fr</abbr>) Robert Goffin, <em>Louis Armstrong, le roi du jazz</em>, &eacute;dition Pierre Seghers, Paris, 1947</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Louis Armstrong et Thomas Brothers, <em>Louis Armstrong, in His Own Words: Selected Writings</em>, Oxford University Press, Oxford, 2001 <small>(ISBN&nbsp;019514046X)</small></li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Laurence Bergreen, <em>Louis Armstrong: An Extravagant Life</em>, &eacute;d. HarperCollins, New York, 1998 <small>(ISBN&nbsp;0553067680)</small></li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Michael Cogswell, <em>Armstrong: The Offstage Story of Satchmo</em>, Collectors Press, Portland, 2003 <small>(ISBN&nbsp;1888054816)</small></li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Michael Meckna, <em>Satchmo: The Louis Armstrong Encyclopedia</em>, Greenwood Press, Westport, 2003 <small>(ISBN&nbsp;0313301379)</small></li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Terry Teachout, <em>Pops: A Life of Louis Armstrong</em>, Houghton Mifflin Hacourt, New York, 2009 <small>(ISBN&nbsp;978-0-15-101089-9)</small></li>
</ul>
<h2>Liens externes</h2>
<ul>
<li><em>Notices d&rsquo;autorit&eacute;</em>&nbsp;: Fichier d&rsquo;autorit&eacute; international virtuel&nbsp;? Biblioth&egrave;que nationale de France&nbsp;? Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s&nbsp;? Gemeinsame Normdatei&nbsp;? WorldCat</li>
</ul>
<ul>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: fran&ccedil;ais">fr</abbr>) Portrait dans Jazz-Magazine</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Citations et commentaires sur Louis Armstrong</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Discographie int&eacute;grale</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: anglais">en</abbr>) Satchmo.net, site officiel de la maison de Louis Armstrong</li>
<li>(<abbr class="abbr" title="Langue&nbsp;: fran&ccedil;ais">fr</abbr>) Sp&eacute;ciale Louis Armstrong avec Irakli de Davrichewy</li>
</ul>
<div style="float: right;">Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki?curid=700755" target="_blank" rel="noopener">Wikipedia</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Rémi</title>
      <description><![CDATA[&laquo;&nbsp;Comptines et jeux de doigts&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est une saga qui dure depuis bient&ocirc;t 20 ans ! Au d&eacute;part, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es d&eacute;barque en France apr&egrave;s...]]></description>
      <pubDate>Fri, 22 Sep 2017 12:50:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;<strong>Comptines et jeux de doigts</strong>&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est une saga qui dure depuis bient&ocirc;t 20 ans ! Au d&eacute;part, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es d&eacute;barque en France apr&egrave;s avoir suivi ses parents expatri&eacute;s professionnels en Italie. Il ram&egrave;ne dans ses bagages une guitare et une partie de la culture italienne, cette fa&ccedil;on singuli&egrave;re de lier le geste &agrave; la parole.</p>
<p>Son premier spectacle &laquo; R&eacute;mi va du coq &agrave; l&rsquo;&acirc;ne &raquo; est tr&egrave;s rapidement remarqu&eacute; et s&eacute;lectionn&eacute; par les &laquo; Jeunesses Musicales de France &raquo; ; &agrave; la clef,&nbsp;<strong>3 ans de tourn&eacute;es et plus de 500 repr&eacute;sentations</strong>.<br />&Agrave; ce moment de sa jeune carri&egrave;re, la rencontre avec Ren&eacute;-Louis Martin &ndash; qui dirige la revue professionnelle&nbsp;<strong>La classe maternelle</strong>&nbsp;&ndash; marque un tournant. R&eacute;mi lui propose des fiches p&eacute;dagogiques &laquo; Comptines &raquo;, accompagn&eacute;es de photos explicatives de la gestuelle. La r&eacute;daction en profite pour mettre sa photo en couverture et le succ&egrave;s est imm&eacute;diat : des dizaines de milliers de CD vendus, et surtout&nbsp;<strong>un concept qui s&rsquo;impose</strong>.<br />R&eacute;mi enregistre les deux premiers volumes de&nbsp;<strong>Comptines &amp; Jeux de doigts</strong>&nbsp;chez M 10 (actuellement Sony BMG).<br />Nathan lui propose de sortir un livre-CD. Nous sommes fin 1999, il va chercher Annelore Parot &ndash; connue par la suite du grand public pour ses c&eacute;l&egrave;bres Kokeshi &ndash; pour illustrer ses comptines.<br />De ces collaborations vont sortir plus d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ouvrages, vendus &agrave; ce jour &agrave;&nbsp;<strong>plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires</strong>.</p>
<p><strong>Depuis maintenant 20 ans, R&eacute;mi tourne en France, mais aussi en Suisse, en Belgique et au Luxembourg dans les cr&egrave;ches, les &eacute;coles maternelles et les th&eacute;&acirc;tres. Le spectacle&nbsp;Comptines et jeux de doigts&nbsp;est &agrave; l&rsquo;affiche depuis 2012 &agrave; Paris, d&rsquo;abord &agrave; La Bellevilloise, puis &agrave; la Com&eacute;die Saint-Michel et &agrave; la Com&eacute;die Bastille.</strong></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>La Famille Maestro</title>
      <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; DANS LA FAMILLE MAESTRO, JE DEMANDE&hellip;
&nbsp;
Mario SANTANGELI, le...]]></description>
      <pubDate>Sun, 29 Nov 2015 22:56:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/la-famille-maestro-23</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong><strong>DANS LA FAMILLE MAESTRO, JE DEMANDE&hellip;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Mario SANTANGELI</strong>, le p&egrave;re du projet . <em>(</em><em>Compositeur/arrangeur/pianiste/guitariste/chanteur)</em></p>
<p><strong>Chanson</strong>: a collabor&eacute; avec&nbsp;: Patrick Bruel, Herv&eacute; Cristiani, Manau, G&eacute;rard Berliner, Les Rubettes, Eric Morena, Nicoletta, Charles Trenet, Didier Gustin, Alliage, Sacha Distel, Herbert L&eacute;onard, Christian Delagrange, Ilie Nastase, Vincent Niclo, Michele Torr (sortie 2015)</p>
<p><strong>Humour&nbsp;:</strong> compositions et chansons produites par PVO pour Arnaud Ducret, Arnaud Tsam&egrave;re, Kev Adam&rsquo;s., Garnier et Sentou, Willy Rovelli, Eric Antoine etc&hellip;</p>
<p><strong>T&eacute;l&eacute;films/sit com&nbsp;:</strong> "Madame le proviseur" <em>(France2)</em> / "Les Monos" <em>(France 2)</em></p>
<p>"Jamais deux sans toi"&nbsp;<em>(TF1)</em>, "Paradisd&rsquo;enfer"<em> (TF1)</em></p>
<h4>TV/Divertissement&nbsp;: &laquo;&nbsp;Intervilles"(<em>france2), </em>"Samantha"<em> (France2),&nbsp;</em>L&rsquo;&eacute;t&eacute; de tous les records<em> (Fr3), </em>Vid&eacute;o gag<em> (TF1), </em>"Pop corn TV<em>" (diffusion internationale + de 80 cha&icirc;nes).</em></h4>
<p>Ann&eacute;es 90&nbsp;: Chansons avec Nagui pour l&rsquo;&eacute;mission &laquo;&nbsp;La brosse &agrave; dent&nbsp;&raquo; <em>(TF1)</em></p>
<p><strong>Pub Tv&nbsp;:</strong> musiques pour Findus campagne TV France et Espagne, BA bifidus, Saint-Hubert , Mc Donald , Maison de la literie. Juvamine&hellip;.</p>
<h2><strong>Education:</strong>&nbsp;&nbsp; CNDP (&eacute;ducation Nationale) / Editions HATIER-HACHETTE (musiques contes).</h2>
<p><strong>France-Inter&nbsp;:</strong> habillage musical de l&rsquo;&eacute;mission &laquo;&nbsp;Climats&nbsp;&raquo; &nbsp;produit par Simone Depoux</p>
<p><strong>Spectacle:&nbsp;</strong>: Musique spectacle cabaret "Chez Michou" / Musique de la pi&egrave;ce "&nbsp;Ma colocataire est encore une garce"&nbsp; (Palais des glaces 2008 &agrave; 2012 ) / Musique &laquo;&nbsp;Hors l&rsquo;imite&nbsp;&raquo; de Dany Mauro au th&eacute;&acirc;tre de dix heures (2015).</p>
<p><strong>Anne Roumanoff&nbsp;:&nbsp;&nbsp; </strong></p>
<p>- Musique prochain spectacle &laquo;&nbsp; Aimons nous les uns les autres&nbsp;&raquo; A l&rsquo;olympia le 2 f&eacute;vrier 2015</p>
<p>Puis &agrave; l&rsquo;Alhamlbra &agrave; partir de juillet 2015 + tourn&eacute;e</p>
<p>- Musique spectacle &laquo;&nbsp;Rouge-Manoff&nbsp;&raquo; au Palais royal aout 2012 + tourn&eacute;e</p>
<p>- Musique spectacle &laquo;&nbsp;Anne Naturellement&nbsp;&raquo; Bouffes parisiens + tourn&eacute;e</p>
<p>- Europe1 &laquo; Samedi Roumanoff&nbsp;&raquo; de juillet 2009 &agrave; juillet 2014 <em>(plus de 500 chansons produites )</em></p>
<p>- Olympia 2009 (Festival paris fait sa com&eacute;die) (diffusion france2) Anne et ses amis humoristes</p>
<p>- Olympia 2010 (Festival Paris fait sa com&eacute;die) (diffusion France4) Anne et ses amis humoristes</p>
<p>- TF1 &laquo;&nbsp;Carte blanche &agrave; A.Roumanoff&nbsp;&raquo; en direct / juin 2011 (habillage g&eacute;n&eacute;rique + chansons)</p>
<p>- France2 / &laquo;&nbsp;Roumanoff et les gar&ccedil;ons&nbsp;&raquo; sept 2012 (habillage g&eacute;n&eacute;rique + chansons)</p>
<p>- DVD&nbsp;: "Les petites r&eacute;solutions d&rsquo;Anne Roumanoff" (studio Canal)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Natacha SANTANGELI</strong>, chanteuse, form&eacute;e au studio des vari&eacute;t&eacute;s. Plus de 200 dates avec le trio "3 Fois danger"&nbsp; produit par Guy Bontempelli. En 95, elle monte les "&nbsp;Dolly Frenchies&nbsp;" reprise de tous les standards jazzy am&eacute;ricains sur le mod&egrave;le des "Andrew sistres&nbsp;".</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1996, choriste sur tourn&eacute;e Daniel Guichard.</p>
<p>A partir de 97&nbsp;, elle est co-pr&eacute;sentatrice pendant 7 ans de l&rsquo;&eacute;mission "Djee Bee et les Cybernanas" sur France Inter. Elle aura souvent au sein de cette &eacute;mission l'occasion de montrer ses talents vocaux en chantant en duo avec des artistes prestigieux tels que Claude Nougaro, Alain Souchon, Henri Salvador, Michel Jonasz, William Sheller, Tom Jones, Ray Charles&hellip; Co-pr&eacute;sentatrice de l&rsquo;&eacute;mission &laquo;&nbsp;Crooner&nbsp;&raquo; en ao&ucirc;t 2006 sur France Musique. Films&nbsp;: A jou&eacute; dans &laquo;&nbsp;rue des plaisirs&nbsp;&raquo; de Patrice Leconte avec La&eacute;titia Casta et &laquo;&nbsp;La chanson du ma&ccedil;on&nbsp;&raquo; de Nina Companez. De 2009 &agrave; 2014, a assur&eacute; toutes les voix f&eacute;minines des chansons de l&rsquo;&eacute;mission &laquo;&nbsp; samedi Roumanoff&nbsp;&raquo; sur Europe1. Actu&nbsp;2015 : Voix f&eacute;minines pour chansons de jeux vid&eacute;o ( Dune sound)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </em><strong>Xavier VILSEK</strong>, chanteur et com&eacute;dien. Au d&eacute;but c&rsquo;est plut&ocirc;t la com&eacute;die qui s&rsquo;impose avec le duo</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Suard et Vilsek" (&laquo;&nbsp;La Classe&nbsp;&raquo; sur FR3, Caf&eacute; de la gare, Blancs Manteaux).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Puis &eacute;mission de radio sur France Inter &laquo;&nbsp;Audiomatraquage&nbsp;&raquo; avec Isabelle Motrot.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1997 , r&ocirc;le tr&egrave;s important dans la s&eacute;rie de TF1 "Jamais deux sans toi" et &laquo;&nbsp;Paradis</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; d&rsquo;enfer&nbsp;&raquo;. Toujours sur TF1 &laquo;&nbsp;Jos&eacute;phine ange gardien&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Julie Lescaut&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Cin&eacute;ma dans "Mensonges et trahisons" d&rsquo;Edouard Baer.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Th&eacute;&acirc;tre&nbsp;: " La touche &eacute;toile"&nbsp;de Gilles Dyrek au Lucernaire,. / Int&eacute;rim d&rsquo;enfer au Point-Virgule et "</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Merci Jean-Claude&nbsp;&raquo; de Bruno Chapelle &agrave; la Com&eacute;die Caumartin. PUB-TV&nbsp;: Renault / Citroen /</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Barilla / Banette/ Lu/ Coriolis (avril 2011).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chante &eacute;galement dans le groupe &laquo;&nbsp;Barber shop quartet&nbsp;&raquo; depuis 2011.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Anne Sylvestre</title>
      <description><![CDATA[Anne Sylvestre, de son vrai nom Anne-Marie Beugras, n&eacute;e le 20 juin 1934 dans le sixi&egrave;me arrondissement de Lyon, est une chanteuse fran&ccedil;aise, auteur-compositrice-interpr&egrave;te.
Bio...]]></description>
      <pubDate>Sun, 21 Sep 2014 12:48:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/anne-sylvestre-15</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Anne Sylvestre</strong>, de son vrai nom <strong>Anne-Marie Beugras</strong>, n&eacute;e le 20 juin 1934 dans le sixi&egrave;me arrondissement de Lyon, est une chanteuse fran&ccedil;aise, auteur-compositrice-interpr&egrave;te.</p>
<h2>Biographie</h2>
<p>Fille d'Albert Beugras, bras droit de Jacques Doriot pendant l'Occupation &agrave; la t&ecirc;te du Parti populaire fran&ccedil;ais, Anne Sylvestre est la s&oelig;ur de l'&eacute;crivaine Marie Chaix (et donc la belle-s&oelig;ur de Harry Mathews).</p>
<p>Anne Sylvestre passe son enfance &agrave; Tassin-la-Demi-Lune pr&egrave;s de Lyon. Sa famille s&rsquo;installe ensuite &agrave; Paris, o&ugrave; elle fait des &eacute;tudes de lettres qu&rsquo;elle d&eacute;laisse pour se consacrer &agrave; la chanson.</p>
<p>Elle commence &agrave; chanter &agrave; la fin des ann&eacute;es 1950 dans des cabarets comme &laquo;&nbsp;La Colombe&nbsp;&raquo; de Michel Valette, o&ugrave; elle fait ses d&eacute;buts en 1957, puis au Cheval d'Or, La Contre-Escarpe, Le Port du Salut, Chez Moineau et aux &laquo;&nbsp;Trois Baudets&nbsp;&raquo; o&ugrave; elle chante jusqu'en 1962. C&rsquo;est &agrave; la radio qu&rsquo;elle commence &agrave; se faire un nom d&egrave;s 1957. Son premier disque, un 17&nbsp;cm, sort en 1959, et c&rsquo;est avec <em>Mon mari est parti</em> qu&rsquo;elle est v&eacute;ritablement remarqu&eacute;e. Elle encha&icirc;ne les disques et est parfois compar&eacute;e &agrave; Brassens en raison de la qualit&eacute; remarquable de ses textes, et parce qu'elle s'accompagne, comme lui, &agrave; la guitare. Elle re&ccedil;oit le prix de l&rsquo;Acad&eacute;mie de la chanson fran&ccedil;aise en 1960.</p>
<p>En 1962, elle se produit pour la premi&egrave;re fois &agrave; Bobino en premi&egrave;re partie de Jean-Claude Pascal et &agrave; l&rsquo;Olympia en premi&egrave;re partie de Gilbert B&eacute;caud, prestations salu&eacute;es par la presse. La m&ecirc;me ann&eacute;e, Georges Brassens, qui est dans la m&ecirc;me maison de disques qu&rsquo;elle, &eacute;crit un texte &eacute;logieux au verso de la pochette de son deuxi&egrave;me 25 cm, o&ugrave; il dit notamment&nbsp;: &laquo;&nbsp;On commence &agrave; s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;avant sa venue dans la chanson, il nous manquait quelque chose et quelque chose d&rsquo;important.&nbsp;&raquo; En octobre de cette m&ecirc;me ann&eacute;e sort un 45 T avec ses premi&egrave;res chansons pour enfants les <em>Fabulettes</em>.</p>
<p>En 1963, elle sort son premier 33 tours. Elle re&ccedil;oit pour ses chansons le Grand Prix international du disque de l&rsquo;Acad&eacute;mie Charles-Cros, quatre fois entre 1963 et 1967.</p>
<p>En 1968, elle quitte la maison de disques Philips pour G&eacute;rard Meys, maison de production nouvellement cr&eacute;&eacute;e&nbsp;; l&rsquo;ann&eacute;e suivante elle y enregistre avec Boby Lapointe un duo plein d&rsquo;humour qu&rsquo;elle a &eacute;crit&nbsp;: <em>Depuis l&rsquo;temps que j&rsquo;l&rsquo;attends mon prince charmant</em>. Elle rompt avec Meys en 1971 et se retrouve alors sans producteur. Apr&egrave;s deux ans sans production, elle est invit&eacute;e par Salvatore Picciotto &agrave; remonter sur sc&egrave;ne au Th&eacute;&acirc;tre des Capucines en 1973. Le succ&egrave;s qu&rsquo;elle obtient aupr&egrave;s du public la convainc de monter sa propre maison de disques, <em>Sylvestre</em>, en distribution chez Barclay. Le premier album produit sous son propre label est <em>Les Pierres dans mon jardin</em> en 1973.</p>
<p>En 1974 sort le livre de sa s&oelig;ur Marie Chaix intitul&eacute; &laquo;&nbsp;<em>Les Lauriers du lac de Constance</em>&nbsp;&raquo; qui traite de l&rsquo;histoire de son p&egrave;re Albert Beugras, bras droit de Jacques Doriot pendant l'Occupation &agrave; la t&ecirc;te du Parti populaire fran&ccedil;ais, qu'elle n&rsquo;a jamais &eacute;voqu&eacute; directement dans ses chansons.</p>
<p>Entre 1975 et 1986, elle produit cinq albums de chansons pour adultes et chante pour la premi&egrave;re fois en 1985 sans sa guitare, mais accompagn&eacute;e de plusieurs musiciens. Elle fait son premier enregistrement en public &agrave; l'Olympia en 1986 et monte en 1987 un spectacle avec Pauline Julien, <em>G&eacute;meaux crois&eacute;es</em>, cr&eacute;&eacute; en Belgique et objet d'une tourn&eacute;e en France et au Qu&eacute;bec.</p>
<p>En 1989, elle joue et chante au Bataclan dans le spectacle <em>La Ballade de Calamity Jane</em>, pi&egrave;ce de Jean-Pierre L&eacute;onardini, dont elle a &eacute;crit les chansons.</p>
<p>Entre 1990 et 1992, son spectacle <em>D&eacute;tour de chant</em> lui fait parcourir l&rsquo;Europe et la m&egrave;ne jusqu'au Canada. &Agrave; cette occasion, elle est accompagn&eacute;e par Philippe Davenet au piano. La sortie de son album <em>D&rsquo;amour et de mots</em> (1994) sera suivie d&rsquo;une tourn&eacute;e qu&eacute;b&eacute;coise et d'un r&eacute;cital au Th&eacute;&acirc;tre de la Potini&egrave;re &agrave; Paris. Elle enregistre en 1997 l'album <em>Anne Sylvestre chante? au bord de La Fontaine</em> qui regroupe des textes originaux librement adapt&eacute;s des fables de La Fontaine.</p>
<p>S'&eacute;tant produite plusieurs fois &agrave; l&rsquo;Olympia, elle y f&ecirc;te ses 40 ans de chansons en 1998.</p>
<p>Elle se produit &agrave; l'Auditorium Saint Germain pour ses deux albums suivants&nbsp;: <em>Partage des eaux</em> en 2000 et <em>Les chemins du vent</em> en 2003, chacun de ses spectacles faisant &eacute;galement l'objet d'une tourn&eacute;e nationale.</p>
<p>En septembre 2007 elle sort un nouvel album <em>Bye m&eacute;lanco</em> et f&ecirc;te ses 50 ans de chansons par une s&eacute;rie de r&eacute;citals &agrave; guichets ferm&eacute;s au Trianon (Paris). Pas de nostalgie, ni de bilan patrimonial&nbsp;: le public d'Anne Sylvestre ne cesse de se renouveler et de s'&eacute;largir, et toute une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de jeunes chanteurs et d'artistes la saluent comme une r&eacute;f&eacute;rence incontournable. De nombreux artistes de diff&eacute;rents styles et de diff&eacute;rentes g&eacute;n&eacute;rations ont chant&eacute; ses classiques, de Pauline Julien &agrave; Mar&eacute;n Berg en passant par Agn&egrave;s Bihl, Isabelle Aubret, Cora Vaucaire, Serge Reggiani, Claude Vinci, Jann Halexander, Jorane, Vincent Delerm etc.</p>
<p>La carri&egrave;re d&rsquo;Anne Sylvestre se poursuit parall&egrave;lement sur les deux axes, chansons pour enfants et chansons pour adultes. Anne Sylvestre n&rsquo;a jamais chant&eacute; les <em>Fabulettes</em> sur sc&egrave;ne et si le succ&egrave;s consid&eacute;rable de ces derni&egrave;res a parfois fait un peu d'ombre &agrave; son autre r&eacute;pertoire, elle a un large public pr&eacute;sent lors de ses concerts.</p>
<p>Souvent invit&eacute;e par la jeune g&eacute;n&eacute;ration elle se produit fr&eacute;quemment avec ceux et celles qui se r&eacute;clament de sa filiation comme Yves Jamait lors des Bars &agrave; Jamait, Renan Luce aux Musik'elles, Agn&egrave;s Bihl &agrave; la F&ecirc;te de l'Huma, Nicolas Bacchus, Am&eacute;lie les Crayons ou Aldebert sur le spectacle Enfantillages.</p>
<p>Elle a obtenu, comme d'autres grands de la chanson fran&ccedil;aise (Souchon, Simon, Le Forestier, Moustaki?) la m&eacute;daille de vermeil de l'Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise.</p>
<p>Toujours pr&ecirc;te &agrave; de nouvelles aventures, elle participe en 2010 &agrave; la cr&eacute;ation du spectacle <em>B&ecirc;tes &agrave; Bon Dieu</em>, coproduit par le Hall de la chanson dirig&eacute; par le com&eacute;dien-chanteur Serge Hureau.</p>
<p>En janvier 2011 elle se produit &agrave; l'Europ&eacute;en pour 4 soirs. Intitul&eacute; <em>Au plaisir&nbsp;!</em>,&nbsp;!e spectacle avec Nathalie Miravette comme pianiste accompagnatrice, se joue &agrave; guichet ferm&eacute; et se prolonge &agrave; la Cigale le 7 mai et au Trianon le 11 octobre 2011.</p>
<p>Au printemps 2012, Anne Sylvestre et Agn&egrave;s Bihl cr&eacute;ent <em>Carr&eacute; de dames</em> o&ugrave; elles entrem&ecirc;lent leurs r&eacute;pertoires en compagnie de leurs pianistes respectives (Nathalie Miravette et Doroth&eacute;e Daniel) qui chantent &eacute;galement.</p>
<p>En 2013, Anne Sylvestre se joint aux ogres de Barback pour l'enregistrement du troisi&egrave;me album de Pitt Ocha.</p>
<p>En 2014, suite &agrave; 3 dates &agrave; La Cigale en janvier, Anne Sylvestre est annonc&eacute;e au <em>Printemps de Bourges ainsi qu'aux Francofolies de La Rochelle.</em></p>
<h2>Textes</h2>
<p>Ses chansons pour adultes, de <em>Porteuse d'eau</em> (1959) &agrave; <em>Pour aller retrouver ma source</em> (2000), &eacute;voquent souvent la terre, la nature, l'eau, le vent. Ses chansons &eacute;voquent aussi ses racines bourguignonnes&nbsp;: <em>Mon grand-p&egrave;re Louis</em> (1967), <em>La Roman&eacute;e Conti (1973).</em></p>
<p>On peut la qualifier de f&eacute;ministe. Elle chante les femmes dans des chansons o&ugrave; l'humour pr&eacute;vaut, comme <em>La Faute &agrave; &Egrave;ve</em> (1978) ou <em>La Vaisselle</em> (1981), des chansons tendres, comme <em>Une sorci&egrave;re comme les autres</em> (1975) ou <em>Ronde Madeleine</em> (1978) et des chansons plus dures, comme <em>Rose</em> (1981).</p>
<p>Elle chante aussi les hommes avec leurs &laquo;&nbsp;mauvais c&ocirc;t&eacute;s&nbsp;&raquo; fanfarons, h&acirc;bleurs et parfois cocus comme dans <em>Petit Bonhomme</em> (1977) ou avec tendresse comme dans <em>Que vous &ecirc;tes beaux</em> (1986).</p>
<p>Chanteuse engag&eacute;e, mais qui a toujours refus&eacute; cet adjectif &agrave; son propos (Cf un de ses titres&nbsp;: "chanson d&eacute;gag&eacute;e"), elle signera et signe encore de nombreux textes en s'impliquant, comme elle s'en explique dans <em>Si je ne parle pas</em>, 1981. Elle aborde dans ses chansons de nombreux th&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute; tel le viol (<em>Douce Maison</em>, 1978), l'avortement (<em>Non, tu n'as pas de nom</em>, 1973), la mis&egrave;re et les sans-abris (<em>Pas difficile</em>, 1986) ou l'actualit&eacute; (<em>Un Bateau mais demain</em> en 1978, <em>Rom&eacute;o et Judith</em> en 1994 et <em>Berceuse de Bagdad</em> en 2003). Elle aborde &eacute;galement &agrave; plusieurs reprises le th&egrave;me de l'homosexualit&eacute; et des pr&eacute;jug&eacute;s qui lui sont li&eacute;s notamment dans la chanson <em>Xavier</em> et elle s'engage en faveur du mariage homosexuel dans sa chanson <em>Gay marions nous</em>.</p>
<p>Ses <em>Fabulettes</em>, tout en piochant dans un registre enfantin, allient elles aussi humour et s&eacute;rieux&nbsp;: les <em>Chansons pour</em> ou celles de l'album <em>Les Mots magiques</em> sont plut&ocirc;t &eacute;ducatives, tandis que <em>C'est un veau</em> ou <em>Dans ma fus&eacute;e</em> font appel &agrave; l'imagination. Certaines chansons, tel <em>Caf&eacute; au lait</em> sur les diff&eacute;rentes couleurs de peau, <em>J'ai une maison pleine de fen&ecirc;tres</em> sur les HLM, ou <em>Le Bonhomme bleu marine</em> sur la pollution des plages, rejoignent le c&ocirc;t&eacute; engag&eacute; de ses chansons pour adultes. Les <em>Fabulettes</em> n'ont &eacute;t&eacute; diffus&eacute;es qu'en disque. Anne Sylvestre a toujours refus&eacute; de les interpr&eacute;ter en public, r&eacute;servant ses concerts &agrave; ses chansons "pour adultes".</p>
<p>Associ&eacute;e dans les ann&eacute;es 1970 au mouvement f&eacute;ministe, elle chante avant tout la sensibilit&eacute; f&eacute;minine. Ses textes racontent l'intimit&eacute;, mais aussi la force des sentiments et de ses engagements&nbsp;: la guerre et la solitude (<em>Mon mari est parti</em>), l'avortement (<em>Non tu n'as pas de nom</em>).</p>
<h2>Discographie indicative (CD)</h2>
<ul>
<li>1959&nbsp;: <em>Porteuse d'eau</em> + <em>Les cath&eacute;drales</em> EP</li>
<li>1959&nbsp;: <em>Anne Sylvestre chante ...</em> EP (mon mari est parti+ 3 titres)</li>
<li>1962&nbsp;: <em>La femme du vent</em></li>
<li>1963&nbsp;: <em>Vous aviez ma belle</em></li>
<li>1964&nbsp;: <em>T'en souviens tu, la Seine</em></li>
<li>1965&nbsp;: <em>Lazare et C&eacute;cile</em></li>
<li>1967&nbsp;: <em>Le g&eacute;ranium (ou berceuse pour moi)</em></li>
<li>1968&nbsp;: <em>Mousse</em></li>
<li>1969&nbsp;: <em>Aveu</em></li>
<li>1971&nbsp;: <em>Abel, Cain, mon fils</em></li>
<li>1973&nbsp;: <em>Les pierres dans mon jardin</em></li>
<li>1975&nbsp;: <em>Une sorci&egrave;re comme les autres</em></li>
<li>1977&nbsp;: <em>Comment je m'appelle</em></li>
<li>1978&nbsp;: <em>J'ai de bonnes nouvelles</em></li>
<li>1981&nbsp;: <em>Dans la vie en vrai</em></li>
<li>1985&nbsp;: <em>&Eacute;crire pour ne pas mourir</em></li>
<li>1986&nbsp;: <em>Tant de choses a vous dire</em></li>
<li>1988&nbsp;: <em>G&eacute;meaux crois&eacute;s</em> (enregistrement public avec Pauline Julien)</li>
<li>1989&nbsp;: <em>Ballade de Calamity Jane</em></li>
<li>1989&nbsp;: <em>Olympia 86</em> (enregistrement public &agrave; L'Olympia)</li>
<li>1994&nbsp;: <em>D'amour et de mots</em></li>
<li>1995&nbsp;: <em>R&eacute;cital au Th&eacute;&acirc;tre de la Potini&egrave;re</em> (enregistrement public)</li>
<li>1997&nbsp;: <em>Chante? au bord de La Fontaine</em></li>
<li>1998&nbsp;: <em>Les Arbres verts</em></li>
<li>1998&nbsp;: <em>40 ans de chansons</em> (r&eacute;&eacute;dition d'enregistrements de 1959 &agrave; 1998), int&eacute;grale en 15 CD</li>
<li>1999&nbsp;: <em>&Agrave; l'Olympia en 1998</em></li>
<li>2000&nbsp;: <em>Partage des eaux</em></li>
<li>2003&nbsp;: <em>Les Chemins du vent</em></li>
<li>2007&nbsp;: <em>Bye m&eacute;lanco</em></li>
<li>2008&nbsp;: <em>Mon Jubil&eacute;</em></li>
<li>2011&nbsp;: <em>Parenth&egrave;ses</em> (17 chansons reprise en piano-voix et deux in&eacute;dites)</li>
<li>2013&nbsp;: <em>Juste une femme</em></li>
</ul>
<h2>Publications</h2>
<ul>
<li><em>Notices d&rsquo;autorit&eacute;</em>&nbsp;: Fichier d&rsquo;autorit&eacute; international virtuel&nbsp;? International Standard Name Identifier&nbsp;? Biblioth&egrave;que nationale de France&nbsp;? Syst&egrave;me universitaire de documentation&nbsp;? Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s&nbsp;? Gemeinsame Normdatei&nbsp;? WorldCat</li>
<li>Anne Sylvestre, <em>Anne Sylvestre, chansons d'aujourd'hui</em>, Jean Monteaux, collection Po&eacute;sie et Chansons, &Eacute;ditions Pierre Seghers, 1966 (biographie, entretien et recueil de textes)</li>
<li>Anne Sylvestre, <em>Pour de vrai, entretiens avec Monique Detry</em>, Monique Detry, collection Les Interviews, 1981</li>
<li>Anne Sylvestre, <em>Sur mon chemin de mots</em>, Anne Sylvestre, EPM et Le Castor Astral, Paris, 1998 (recueil de textes)</li>
<li>Anne Sylvestre, <em>Et elle chante encore&nbsp;?</em>, par Daniel Pantchenko, &Eacute;ditions Fayard, Paris, octobre 2012 (biographie avec t&eacute;moignage de l&rsquo;artiste et de quatre-vingts autres personnes).</li>
</ul>
<h2>Participations</h2>
<ul>
<li>En 2008, elle chante en duo avec Aldebert sur &laquo;&nbsp;Pas plus compliqu&eacute; que &ccedil;a&nbsp;&raquo;, titre inclus sur l'album &laquo;&nbsp;Enfantillages&nbsp;&raquo; d'Aldebert.</li>
</ul>
<ul>
<li>En 2010, elle chante en duo avec Nicolas Bacchus sur &laquo;&nbsp;Cousine&nbsp;&raquo;, titre inclus sur l'album &laquo;&nbsp;La verVe et la Joie&nbsp;&raquo; de Nicolas Bacchus.</li>
</ul>
<ul>
<li>En 2010, elle chante en duo avec Gilles Vigneault sur &laquo;&nbsp;La Source&nbsp;&raquo;, titre inclus sur l'album &laquo;&nbsp;Retrouvailles&nbsp;&raquo; de Gilles Vigneault.</li>
</ul>
<ul>
<li>En 2013, elle chante sur l'album <em>Pitt'Ocha et la tisane de couleurs</em> du groupe Les Ogres de Barback</li>
</ul>
<h2>Filmographie</h2>
<ul>
<li><em>Swamp !</em> de &Eacute;ric Bu, com&eacute;die, 1999 (France)</li>
</ul>
<h2>Hommage</h2>
<ul>
<li>La violoncelliste et chanteuse qu&eacute;b&eacute;coise Jorane a repris plusieurs de ses chansons sur un album intitul&eacute; <em>Une sorci&egrave;re comme les autres</em> (2011).</li>
</ul>
<h2>Bibliograpie</h2>
<ul>
<li>Daniel Pantchenko, <em>Anne Sylvestre&nbsp;: Et elle chante encore&nbsp;?</em>, Fayard , 2012</li>
</ul>
<h2>R&eacute;f&eacute;rences</h2>
<h2>Liens externes</h2>
<ul>
<li>Site officiel</li>
<li>Anne Sylvestre sur Fabicore</li>
<li>Anne Sylvestre sur Facebook</li>
</ul>
<div style="float: right;">Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki?curid=106393" target="_blank" rel="noopener">Wikipedia</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Christian Ferrari</title>
      <description><![CDATA[Christian Ferrari, n&eacute; en 1947 au Havre en France, est un auteur-compositeur-interpr&egrave;te fran&ccedil;ais principalement connu pour son r&eacute;pertoire &agrave; destination des enfants.
Biographie
Ch...]]></description>
      <pubDate>Wed, 23 Apr 2014 20:47:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/christian-ferrari-7</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Christian Ferrari</strong>, n&eacute; en 1947 au Havre en France, est un auteur-compositeur-interpr&egrave;te fran&ccedil;ais principalement connu pour son r&eacute;pertoire &agrave; destination des enfants.</p>
<h2>Biographie</h2>
<p>Christian Ferrari voit le jour au Havre en 1947. Apr&egrave;s avoir obtenu le bac, il quitte sa ville natale pour Rouen et la Facult&eacute; de Lettres. A 20 ans, il s'engage dans la d&eacute;ferlante de mai 68, ses lectures et ses rencontres approfondissent sa vision humaniste du monde. Apr&egrave;s avoir obtenu son dipl&ocirc;me, il revient au Havre pour &ecirc;tre professeur de fran&ccedil;ais et y rencontre sa femme Martine, elle aussi enseignante. C'est alors le temps de la d&eacute;centralisation culturelle et des maisons de la culture cr&eacute;&eacute;es par Andr&eacute; Malraux. Cette p&eacute;riode est marqu&eacute;e par une politique permettant l'ouverture des pratiques artistiques aux diff&eacute;rents publics et une certaine effervescence culturelle. Il y prend part par quelques cr&eacute;ations avec ses amis po&egrave;tes, peintres et com&eacute;diens Havrais. Pendant dix ans, Christian Ferrari va enseigner avec beaucoup de conviction son amour des textes et de la langue fran&ccedil;aise. Puis il va passer de l'estrade &agrave; la sc&egrave;ne, et chanter ses mots avec cette m&ecirc;me conviction. Il fera la premi&egrave;re partie des spectacles des artistes de l'&eacute;poque et une cr&eacute;ation avec Francis Lemarque "Une &icirc;le nomm&eacute;e les Neiges". Il va ensuite "monter" &agrave; Paris et se produire un peu partout en France. Au fil du temps, avec les r&eacute;actions du public et les demandes des organisateurs des spectacle, il s'oriente vers la chanson pour enfants. R&ecirc;veurs et sans cynisme, les enfants sont un public id&eacute;al, peut-&ecirc;tre trop utopistes pour les adultes et leur exp&eacute;rience r&eacute;aliste de la vie. Certains des morceaux de Christian Ferrari sont devenus des classiques enseign&eacute;s &agrave; l'&eacute;cole, comme "Le v&eacute;lo de Valentine" qui a donn&eacute; lieu &agrave; un partenariat p&eacute;dagogique avec le CNDP ou "Les couleurs de la vie". &Agrave; partir de 1980, il d&eacute;fend les droits de l'enfants avec l'Unicef et entreprend des collaborations avec des &eacute;coles, des prisons, des associations ou des festivals autour d'ateliers d'&eacute;criture. En 2011, Christian Ferrari a mont&eacute; et pr&eacute;sent&eacute; un spectacle avec les &eacute;l&egrave;ves de l'&Eacute;cole des Nations unies &agrave; New York. A la fois par son parcours et son style ludique et &eacute;ducatif, Christian Ferrari est aujourd'hui reconnu dans les milieux culturels comme un sp&eacute;cialiste de la chanson pour enfants. Depuis une dizaine d'ann&eacute;e, il est charg&eacute; de cours en &eacute;criture de chansons au CFMI (universit&eacute; d'Orsay). Il aime partager sa passion en animant des ateliers d'&eacute;criture de chansons intitul&eacute;s "Paroles et musiques".</p>
<h2>Spectacles</h2>
<p>Christian Ferrari cr&eacute;e au Roseau Th&eacute;&acirc;tre &agrave; Paris le spectacle "Pas banal lundi matin sur la banale plan&egrave;te grise". Nous sommes en 1987. Deux autres tours de chant na&icirc;tront sur ces m&ecirc;mes planches&nbsp;: "On a le droit&nbsp;!" en 1989 et "C'est la vie, c'est comme &ccedil;a&nbsp;!" en 1993. En 1995, Christian Ferrari pr&eacute;sentera sa nouvelle cr&eacute;ation &agrave; l'Auditorium des Halles, intitul&eacute;e "Qu'est-ce que &ccedil;a peut faire&nbsp;!". En 1997, il se produira au Printemps de Bourges avec "Et quand on chante, c'est beau, c'est beau&nbsp;!". En 2000, il d&eacute;voilera le spectacle "Tr&egrave;s loin, c'est tout pr&egrave;s" au th&eacute;&acirc;tre d'Edgar. L'ann&eacute;e suivante, Christian Ferrari chantera les chansons issues du disque "Mais comment va-ton l'appeler" sur la sc&egrave;ne du Th&eacute;&acirc;tre de Nesles. En 2003, au Centre Les Halles Le Marais, il pr&eacute;sentera son nouveau projet, "Il y a une &icirc;le". Sp&eacute;cialement pour le festival Tintinnabule de Combs la Ville, il cr&eacute;era avec Fran&ccedil;ois Lemonnier et Herv&eacute; Demon le spectacle Pacidipadla. Trois ans plus tard, Christian Ferrari interpr&egrave;tera les chansons de son nouveau disque, inspir&eacute; par les structures familiales modernes&nbsp;: Ma famille c'est tout &ccedil;a ! D&eacute;but 2013, il sera sur la sc&egrave;ne du Th&eacute;&acirc;tre de Nesles pour y d&eacute;fendre son nouvel album "Chansons tournent en rond".</p>
<h2>Discographie</h2>
<ul>
<li>2001&nbsp;: <em>Mais comment va-t'on l'appeler&nbsp;?</em></li>
<li>2003&nbsp;: <em>Il y a une &icirc;le</em></li>
<li>2006&nbsp;: <em>Ma famille, c'est tout &ccedil;a&nbsp;!</em></li>
<li>2008&nbsp;: <em>Mes favoris</em></li>
<li>2013&nbsp;: <em>Chansons tournent en rond</em></li>
</ul>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>2006 Christian Ferrari (texte), Anne Brouillard (illustrations)&nbsp;: "Le v&eacute;lo de Valentine" livre de jeunesse et kamishiba&iuml;; Lirabelle (&eacute;ditions)</li>
</ul>
<h2>Notes et r&eacute;f&eacute;rences</h2>
<div style="float: right;">Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki?curid=6846748" target="_blank">Wikipedia</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Henri des</title>
      <description><![CDATA[Henri D&egrave;s, de son vrai nom Henri Destraz, n&eacute; le 14&nbsp;d&eacute;cembre&nbsp;1940 &agrave; Renens dans le canton de Vaud en Suisse, est un auteur-compositeur-interp...]]></description>
      <pubDate>Wed, 23 Apr 2014 20:50:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/henri-des-8</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Henri D&egrave;s</strong>, de son vrai nom <strong>Henri Destraz</strong>, n&eacute; le <time datetime="1940-12-14">14&nbsp;d&eacute;cembre&nbsp;1940</time> &agrave; Renens dans le canton de Vaud en Suisse, est un auteur-compositeur-interpr&egrave;te principalement connu pour son r&eacute;pertoire pour enfants.</p>
<h2>Biographie</h2>
<p>Apr&egrave;s son service militaire en Suisse, Henri D&egrave;s commence par chanter &agrave; Paris aux terrasses des caf&eacute;s et dans les petits cabarets de la Rive Gauche. En 1970, il repr&eacute;sente la Suisse au concours Eurovision de la chanson o&ugrave; il finit 4<sup>e</sup>.</p>
<p>Apr&egrave;s quelques disques pour adultes et un succ&egrave;s d'estime, il commence &agrave; &eacute;crire quelques chansons pour son fils, Pierrick, alors &acirc;g&eacute; de 4 ans. Sur le conseil de ses amis, il enregistre quelques titres avec lui.</p>
<p>Les majors du disque ne s'int&eacute;resseraient &agrave; lui qu'&agrave; la condition qu'il fasse la promo avec le petit. Refus cat&eacute;gorique.</p>
<p>Henri D&egrave;s fonde alors sa propre maison de disques, Productions Mary-Jos&eacute;e, du pr&eacute;nom de sa femme.</p>
<p>En 1977, il publie son premier album pour enfants, <em>Cache-Cache</em>, l'ann&eacute;e de la mort d'Elvis Presley, l'une de ses deux r&eacute;f&eacute;rences musicales majeures avec Georges Brassens).</p>
<p>Il sortira successivement 36 albums pour enfants&nbsp;: Livres, Contes, Concerts, Com&eacute;dies musicales, dont 18 en tant qu'auteur-compositeur. Pour certaines de ses chansons du d&eacute;but, il est accompagn&eacute; par son fils Pierrick ou sa fille Camille.</p>
<p>En 1985, il re&ccedil;oit son premier Disque d&rsquo;Or. Il encha&icirc;ne les tourn&eacute;es en Suisse, France, Belgique, et Qu&eacute;bec.</p>
<p>A Paris, il donne des concerts dans des salles prestigieuses&nbsp;: Salle Pleyel, Casino de Paris, Espace Cardin.</p>
<p>A l'Olympia, il aura chant&eacute; 94 fois devant des salles pleines entre 1986 et 2013, sans compter plusieurs tourn&eacute;es de Z&eacute;nith dans toute la France.</p>
<p>L'&oelig;il p&eacute;tillant, l'intonation complice, il jouit d'une grande popularit&eacute; aupr&egrave;s de trois&nbsp;g&eacute;n&eacute;rations. Son public des d&eacute;buts vient avec ses enfants d'aujourd'hui accompagn&eacute;s de leurs grands-parents. Parmi ses chansons les plus connues, il y a <em>Les b&ecirc;tises &agrave; l'&eacute;cole</em>, <em>La petite Charlotte</em>, Le beau tambour<em>,</em> La fourmi amoureuse<em>,</em> Chanson pour mon chien<em>,</em> Polyglotte<em>,</em> La glace au citron<em>,</em> La machine<em>,</em> Le petit zinzin<em>,</em> Mon gros loup, mon petit loup<em>,</em> Le fant&ocirc;me<em>,</em> G&acirc;teau<em>,</em> Quand j'&eacute;teint la lumi&egrave;re<em>,</em> &Agrave; moi la grande aventure <em>ou m&ecirc;me</em> Mon ami le poisson fait de la natation<em>.</em></p>
<p>Henri D&egrave;s re&ccedil;oit de nombreuses r&eacute;compenses dont 3 Victoires de la Musique&nbsp;: en 1995 pour <em>L&rsquo;Evasion de Toni</em>, en 1997 pour <em>Far West</em>, et en 2001 pour <em>Du soleil</em>.</p>
<p>En 2003,&nbsp;sa collection&nbsp;<em>Le Monde d&rsquo;Henri D&egrave;s</em> est Disque de diamant. La majorit&eacute; de ses disques sont Disque d'Or.</p>
<p>Entre la France et la Suisse, une trentaine d'&eacute;coles, cr&egrave;ches, centres de loisirs et salle de musique portent son nom.</p>
<p>En 2012, Henri D&egrave;s fait partie des 60 personnalit&eacute;s qui font leur entr&eacute;e dans la nouvelle &eacute;dition du Petit Larousse Illustr&eacute;.</p>
<p>En 2014, il cr&eacute;e sa propre radio sur le web&nbsp;: Radio Henri D&egrave;s.</p>
<h3>Discographie</h3>
<ul>
<li>1966&nbsp;: <em>Elle est belle</em> (disque 45 tours e-p pour adulte)</li>
<li>1967&nbsp;: <em>Je suis dans l'coup</em> (disque 45 tours e-p pour adulte)</li>
<li>1967&nbsp;: <em>Sur le toit de la gare</em> (disque 45 tours pour adulte)</li>
<li>1968&nbsp;: <em>Bla bla blou</em> (disque 45 tours e-p pour adulte)</li>
<li>1968&nbsp;: <em>Maria Consuelo</em> (disque 45 tours e-p pour adulte)</li>
<li>1969&nbsp;: <em>Y dit j'y dis</em> (disque 45 tours e-p pour adulte)</li>
<li>1970&nbsp;: <em>Retour</em> (disque 45 tours pour adulte)</li>
<li>1971&nbsp;: <em>Chansons pour toi</em> (disque 33 tours pour adulte)</li>
<li>1974&nbsp;: <em>Quand on revient d'ailleurs</em> (disque 33 tours pour adulte)</li>
<li>1975&nbsp;: <em>Douroum doum doum</em> (disque 45 tours pour adulte)</li>
<li>1975&nbsp;: <em>Enregistrement public</em> (double disque 33 tours pour adulte)</li>
<li>1977&nbsp;: <em>Cache-cache</em></li>
<li>1978&nbsp;: <em>Si c'&eacute;tait moi ?</em> (disque 33 tours pour adulte)</li>
<li>1979&nbsp;: <em>La Petite Charlotte</em></li>
<li>1979&nbsp;: <em>Henri D&egrave;s chante pour les enfants</em> (disque 45 tours)</li>
</ul>
<ul>
<li>1980&nbsp;: <em>Flagada</em></li>
<li>1982&nbsp;: <em>L'&Acirc;ne blanc</em></li>
<li>1983&nbsp;: Grand prix de l'acad&eacute;mie Charles-Cros</li>
<li>1984&nbsp;: <em>Dessin fou</em></li>
<li>1985&nbsp;: <em>Les Tr&eacute;sors de notre enfance, vol. 1</em></li>
<li>1986&nbsp;: <em>Le Beau Tambour</em></li>
<li>1988&nbsp;: <em>La Glace au citron</em></li>
<li>1989&nbsp;: <em>Toni et Vagabond</em></li>
<li>1989&nbsp;: <em>Olympia 89</em></li>
<li>1990&nbsp;: <em>Les Tr&eacute;sors de notre enfance, vol. 2</em></li>
<li>1991&nbsp;: <em>Les B&ecirc;tises</em></li>
<li>1991&nbsp;: <em>Belles histoires de Pomme d'Api 1</em></li>
<li>1993&nbsp;: <em>Le Crocodile</em></li>
<li>1993&nbsp;: <em>Belles histoires de Pomme d'Api 2</em></li>
<li>1994&nbsp;: <em>L'&Eacute;vasion de Toni</em></li>
<li>1995&nbsp;: <em>Far West</em></li>
<li>1995&nbsp;: <em>Belles histoires de Pomme d'Api 3</em></li>
<li>1996&nbsp;: <em>Olympia 96</em></li>
<li>1997&nbsp;: <em>On peut (pas) tout dire</em></li>
<li>1997&nbsp;: Victoire de la musique pour son album <em>Far West</em></li>
<li>1998&nbsp;: <em>Olympia 98</em></li>
<li>1998&nbsp;: <em>Du soleil</em></li>
<li>2000&nbsp;: <em>Olympia 2000</em></li>
<li>2001&nbsp;: <em>C'est le P&egrave;re No&euml;l</em></li>
<li>2002&nbsp;: <em>Comme des g&eacute;ants</em></li>
<li>2003&nbsp;: <em>Olympia 2003</em></li>
<li>2003&nbsp;: <em>Quand les chats &eacute;taient verts</em> (livre)</li>
<li>2004&nbsp;: <em>La grande aventure</em> (DVD)</li>
<li>2005&nbsp;: <em>Polissongs</em></li>
<li>2006&nbsp;: <em>Les plus belles berceuses d'Henri D&egrave;s</em> (livre)</li>
<li>2006&nbsp;: <em>Olympia 2006</em></li>
<li>2007&nbsp;: <em>G&acirc;teau</em></li>
<li>2008&nbsp;: <em>Henri D&egrave;s</em> (DVD)</li>
<li>2008&nbsp;: <em>L'Hirondelle et le Papillon</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Carte Blanche &agrave; Henri D&egrave;s</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Un coffret de 3 CD Henri D&egrave;s 1</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Un coffet de 3 CD Henri D&egrave;s 2</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Je fais de la Musique avec Henri D&egrave;s - Coffret 3 CD</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Petits tr&eacute;sors - Volume 1, 2 et 3 - Live 1998 Olympia</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Calins en chansons avec Maman - 3 CD</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Les apprentis du go&ucirc;t</em> (livre)</li>
<li>2009&nbsp;: <em>Olympia 2009</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Olympia 2009</em> (DVD)</li>
<li>2009&nbsp;: <em>Yok-Yok Chante</em></li>
<li>2009&nbsp;: <em>Tout Simplement</em></li>
<li>2010&nbsp;: <em>Pomme d'Api Les Belles histoires de Pomme d'Api - Coffret 3 DVD</em> (DVD)</li>
<li>2010&nbsp;: <em>La Petite Charlotte</em> (livre-CD)</li>
<li>2011&nbsp;: <em>Henri D&egrave;s avec Albert Le Vers: La Poet'Machine</em> (DVD)</li>
<li>2011&nbsp;: <em>Flagada</em> (livre-CD)</li>
<li>2011&nbsp;: <em>Il &eacute;tait une fois...</em> (livre)</li>
<li>2011&nbsp;: <em>Abracadabra</em></li>
<li>2012&nbsp;: <em>L'&Acirc;ne blanc</em> (livre-CD)</li>
<li>2012&nbsp;: <em>Dessin fou</em> (livre-CD)</li>
<li>2012&nbsp;: <em>En 25 chansons</em> (album de compilation)</li>
<li>2013&nbsp;: <em>Casse-pieds</em> (livre-CD)</li>
</ul>
<h3>&Eacute;crits</h3>
<ul>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s - Casse-pieds</em>, Les &Eacute;ditions des Braques, 2013</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s - L'&acirc;ne blanc</em>, Les &Eacute;ditions des Braques, 2012</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s - Flagada</em>, Les &Eacute;ditions des Braques, 2011</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s - La petite Charlotte</em>, Les &Eacute;ditions des Braques, 2010</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s - Cache-cache</em>, Les &Eacute;ditions des Braques, 2010</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s chante et raconte g&acirc;teaux</em>, &Eacute;ditions du Ch&ecirc;ne, 2010</li>
<li>Henri D&egrave;s, <em>Henri D&egrave;s chante et raconte Far-West</em>, &Eacute;ditions du Ch&ecirc;ne, 2010</li>
</ul>
<h3>T&eacute;l&eacute;vision</h3>
<ul>
<li>1970&nbsp;: <em>Ne vous f&acirc;chez pas, Imog&egrave;ne !</em> de Lazare Iglesis</li>
<li>2010&nbsp;: <em>Le Miroir</em> cours m&eacute;trage d'Antoine Tinguely et Laurent Fauch&egrave;re</li>
</ul>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>Pierrick Destraz, <em>Henri D&egrave;s, du fils au p&egrave;re</em>, &Eacute;ditions Favre, 2007, 176 p.</li>
<li>Collectif, <em>Henri D&egrave;s, chansons en BD</em>, &Eacute;ditions Delcourt, 2007, 54 planches.</li>
</ul>
<h2>Liens externes</h2>
<ul>
<li>Site officiel</li>
</ul>
<div style="float: right;">Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki?curid=89689" target="_blank">Wikipedia</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>henri salvador</title>
      <description><![CDATA[Henri Gabriel Salvador, n&eacute; &agrave; Cayenne, en Guyane, le 18&nbsp;juillet&nbsp;1917 et mort &agrave; Paris le 13&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2008, est un c...]]></description>
      <pubDate>Wed, 23 Apr 2014 20:52:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.testdoudou.radio-website.com/artistes/henri-salvador-9</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Henri Gabriel Salvador</strong>, n&eacute; &agrave; Cayenne, en Guyane, le <time datetime="1917-07-18">18&nbsp;juillet&nbsp;1917</time> et mort &agrave; Paris le <time datetime="2008-02-13">13&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2008</time>, est un chanteur et humoriste fran&ccedil;ais. Compositeur et guitariste, il joua &agrave; ses d&eacute;buts dans des orchestres de jazz fran&ccedil;ais. Sa longue carri&egrave;re (d&eacute;but&eacute;e dans les ann&eacute;es 1930), prend une nouvelle dimension lorsqu'il entame &agrave; partir de 1948, une carri&egrave;re de chanteur. Artiste populaire, appr&eacute;ci&eacute; d'un large public, on lui doit de nombreuses chansons qui aujourd'hui encore demeurent dans les m&eacute;moires&nbsp;: <em>Syracuse</em>&nbsp;; <em>Maladie d&rsquo;amour</em>&nbsp;; <em>Le Loup, la Biche et le Chevalier (Une chanson douce)</em>&nbsp;; <em>Le lion est mort ce soir</em>&nbsp;; <em>Dans mon &icirc;le</em>&nbsp;; <em>Le travail c&rsquo;est la sant&eacute;</em>&nbsp;; <em>Zorro est arriv&eacute;</em>?</p>
<p>Avec Sacha Distel, ce sont les deux seuls chanteurs fran&ccedil;ais de vari&eacute;t&eacute; &agrave; figurer dans le <em>Dictionnaire du Jazz</em>.</p>
<p>Son corps repose au cimeti&egrave;re du P&egrave;re-Lachaise, &agrave; Paris, non loin de celui d'&Eacute;dith Piaf.</p>
<h2>Biographie</h2>
<p>Son p&egrave;re Clovis et sa m&egrave;re Antonine Paterne, fille d&rsquo;une am&eacute;rindienne cara&iuml;be, sont tous deux natifs de Guadeloupe&nbsp;: son p&egrave;re de Morne-&agrave;-l'Eau, et sa m&egrave;re de Port-Louis. Le <time datetime="1929-08-16">16&nbsp;ao&ucirc;t&nbsp;1929</time>, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 12 ans, il d&eacute;barque du paquebot <em>P&eacute;rou</em> au Havre en compagnie de toute sa famille. Il a une s&oelig;ur, Alice, et un fr&egrave;re, Andr&eacute;, avec lequel il chantait en duo au d&eacute;but de sa carri&egrave;re, et avec qui il fit les beaux jours du <em>Jimmy&rsquo;s</em>, &agrave; Paris et &agrave; Biarritz. Son fr&egrave;re Andr&eacute; Salvador re&ccedil;ut le Grand prix du Disque de l'Acad&eacute;mie Charles-Cros en 1947 pour <em>Hey-ba-ba-re-bop</em> avec l&rsquo;orchestre d&rsquo;Andr&eacute; Ekyan.</p>
<p>Henri Salvador est par ailleurs le p&egrave;re biologique du photographe Jean-Marie P&eacute;rier, con&ccedil;u lors d'une liaison avec l'actrice Jacqueline Porel. L'enfant a ensuite &eacute;t&eacute; reconnu par Fran&ccedil;ois P&eacute;rier. Les circonstances de la rencontre entre Jean-Marie P&eacute;rier et son p&egrave;re naturel sont relat&eacute;es dans son autobiographie <em>Enfant g&acirc;t&eacute;</em><sup class="reference cite_virgule">,</sup>.</p>
<p>Il se marie en 1940 avec une jeune Corse, Lili Susini, qui l'accompagnera pendant son p&eacute;riple sud-am&eacute;ricain avec l'orchestre de Ray Ventura jusqu'&agrave; son retour en France en 1945. Il se remarie avec Jacqueline Garab&eacute;dian en 1950. Apr&egrave;s la mort de sa seconde &eacute;pouse en 1976, Henri Salvador se remarie, en mai 1986, avec Sabine de Ricou, de qui il divorcera en 1995.</p>
<p>En <time datetime="2001-11">novembre&nbsp;2001</time>, il &eacute;pouse Catherine Costa, femme de radio et productrice d'&eacute;missions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es.</p>
<h3>Le musicien</h3>
<p>En 1933, il obtient ses premiers engagements dans des cabarets parisiens. Ses talents de musicien, mais aussi d&rsquo;humoriste, le font conna&icirc;tre et appr&eacute;cier du public. En 1935, il joue au <em>Jimmy&rsquo;s Bar</em>, cabaret renomm&eacute; de l&rsquo;&eacute;poque. Django Reinhardt l&rsquo;engage alors comme accompagnateur.</p>
<p>En 1941, il fuit la France, o&ugrave; la guerre s&rsquo;&eacute;tend. Il n&rsquo;y reviendra qu&rsquo;apr&egrave;s la capitulation de l&rsquo;Allemagne. De d&eacute;cembre 1941 &agrave; d&eacute;cembre 1945, il fait partie de l&rsquo;orchestre de Ray Ventura lors de son s&eacute;jour en Am&eacute;rique du Sud ? Br&eacute;sil, Argentine, Colombie, Uruguay, etc. Il y exerce ses talents de guitariste-chanteur, et de comique, avec une imitation de Popeye. C'est l&agrave; qu'il conna&icirc;t son premier succ&egrave;s personnel, &laquo;&nbsp;sauvant&nbsp;&raquo; la premi&egrave;re soir&eacute;e de l'orchestre de Ray Ventura au casino d'Urca (Rio de Janeiro) par son imitation de Popeye puis l'interpr&eacute;tation de <em>Maladie d'amour</em>. Il participe, en 1949, au film <em>Nous irons &agrave; Paris</em>, de Jean Boyer, aux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;orchestre de Ray Ventura, des Peter Sisters, de Martine Carol et d&rsquo;autres vedettes de l&rsquo;&eacute;poque.</p>
<p>En 1949, il obtient le grand prix du disque de l&rsquo;Acad&eacute;mie Charles-Cros, et passe &agrave; l&rsquo;ABC, le temple des music-halls parisiens, dans la revue de Mistinguett <em>Paris s&rsquo;amuse</em>. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il rencontre Jacqueline, qui devient son &eacute;pouse et son impr&eacute;sario.</p>
<p>Par la suite, devenu chanteur, il fit toujours en sorte de combiner sur ses albums chansons tr&egrave;s fantaisistes et chansons douces, bien que le grand public se montre plus enthousiaste sur les premi&egrave;res, tandis que la concurrence &eacute;tait s&eacute;v&egrave;re dans le domaine des secondes (Andr&eacute; Claveau, Georges Ulmer, etc.).</p>
<h3>Le chanteur populaire</h3>
<p>En 1956, sous le pseudonyme d&rsquo;Henry Cording - en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; <em>recording</em> (enregistrement en anglais), il est l'un des premiers &agrave; interpr&eacute;ter des airs de rock 'n' roll en fran&ccedil;ais. Il s&rsquo;agit, en fait, de parodies de ce nouveau style de musique alors en vogue aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Parall&egrave;lement, la m&ecirc;me ann&eacute;e, il enregistre un 45-tours &agrave; la guitare jazz, intitul&eacute; <em>Salvador plays the blues</em>.</p>
<p>C'est en d&eacute;butant dans l'Orchestre de Ray Ventura qu'Henri Salvador r&eacute;v&egrave;le ses qualit&eacute;s d'interpr&egrave;te et de fantaisiste. Il y fait la rencontre d&eacute;terminante de Bernard Michel et Maurice Pon, avec qui il &eacute;crira de nombreux succ&egrave;s&nbsp;: <em>Le Loup, La Biche et Le Chevalier</em> (commun&eacute;ment appel&eacute;e &laquo;&nbsp;Une chanson douce&nbsp;&raquo;), <em>Le travail, c'est la sant&eacute;</em>, <em>Dans mon &icirc;le</em>, <em>Croqu'Soleil</em>, <em>Les Bestioles</em> etc. La complicit&eacute; de Bernard Michel et Henri Salvador engendre plus de quarante-cinq ans de cr&eacute;ations artistiques fructueuses, telles que&nbsp;: <em>Ah Ah Ah</em>, <em>Ma Doudou</em>, <em>Twist SNCF</em>, <em>Zorro est arriv&eacute;</em>, <em>Minnie, petite souris</em>, <em>Tout &ccedil;a, c'est pas grave</em>, <em>Monsieur Boum Boum</em>, <em>J'&eacute;tais une bonne chanson</em>, <em>Une Femme d'affaires</em>, <em>Pauvre J&eacute;sus-Christ</em>, <em>Le Voyageur</em>, <em>Une Blonde en Or</em>, <em>Les Aristochats</em>, <em>C'est pas la joie</em>, <em>J'aime tes genoux</em>, etc. Sa carri&egrave;re prend un tournant dans les ann&eacute;es 1960, en grande partie gr&acirc;ce aux &eacute;missions de vari&eacute;t&eacute;s de Maritie et Gilbert Carpentier, dans lesquelles il interpr&egrave;te des chansons humoristiques, qui le consacreront comme chanteur populaire&nbsp;: <em>Faut rigoler</em>, <em>Juanita Banana</em>, etc. Il obtient m&ecirc;me, en premi&egrave;re partie de soir&eacute;e, sa propre &eacute;mission, intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;Salves d&rsquo;Or&nbsp;&raquo;, qui conna&icirc;tra plusieurs &eacute;ditions.</p>
<p>Il cr&eacute;e en 1964 son propre label, &laquo;&nbsp;Rigolo&nbsp;&raquo;, qui publiera dor&eacute;navant tous ses disques jusqu'en 1984, ainsi que ceux de quelques autres artistes&nbsp;: Tiny Yong, Jacky Mouli&egrave;re, Baris Man&ccedil;o, les Bretell's, Jacqueline Boyer, Audrey?</p>
<p>Supporter du Paris Saint-Germain depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, Henri Salvador poss&eacute;dait quatre abonnements &agrave; vie au Parc des Princes depuis l&rsquo;&egrave;re Hechter. Le club &eacute;tait en effet dans une mauvaise passe financi&egrave;re et Daniel Hechter a demand&eacute; &agrave; ses amis de mettre la main &agrave; la poche. En contrepartie de 10&nbsp;000&nbsp;francs de dons, Hechter a offert un abonnement &agrave; vie au Parc pour tous les matches du club. Henri Salvador en prit quatre.</p>
<p>En 1979, il participe au conte musical <em>&Eacute;milie Jolie</em>, &eacute;crit par Philippe Chatel, dans lequel il incarne le conteur, et interpr&egrave;te trois chansons, dont l&rsquo;une avec Fran&ccedil;oise Hardy et &Eacute;milie Chatel.</p>
<p>Certains de ses innombrables succ&egrave;s ont &eacute;t&eacute; repris sur disque par d'autres artistes, en particulier <em>Le Loup, la Biche et le Chevalier</em> (plus connu de tous sous le titre <em>Une Chanson Douce</em>). Enzo Enzo ou Thierry Gali, entre autres ont repris ce titre dans leurs albums, &agrave; destination d'un jeune public. De 1971 &agrave; 1975, il participe, avec bonheur, &agrave; plusieurs s&eacute;ries de vari&eacute;t&eacute;s pour la jeunesse produites sur la Premi&egrave;re Cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision par Gilbert Richard. Notamment, il compose et interpr&egrave;te l'indicatif de son &eacute;mission du mercredi apr&egrave;s-midi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Papa T&ecirc;te en l'Air&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>&Eacute;clipse et rebond</h3>
<p>Sa carri&egrave;re conna&icirc;t une &eacute;clipse dans les ann&eacute;es 1980 et 1990. Il passe m&ecirc;me alors aupr&egrave;s des jeunes pour un musicien &laquo;&nbsp;ringard&nbsp;&raquo;, et la t&eacute;l&eacute;vision ne le montre plus. Le chanteur se consacre alors surtout &agrave; la p&eacute;tanque, dont il est un joueur de haut niveau. Il publie un album de bande dessin&eacute;e sur le sujet, <em>Passion? P&eacute;tanque</em>, et invente m&ecirc;me des boules&nbsp;: une premi&egrave;re s&eacute;rie est commercialis&eacute;e d&rsquo;abord par le fabricant JB, puis il d&eacute;pose trois brevets pour la boule de haute technologie &laquo;&nbsp;VMS Plot&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay gr&acirc;ce au m&eacute;c&eacute;nat de Philippe Ulrich, lui offrent l&rsquo;occasion de revenir au sommet avec son disque <em>Chambre avec vue</em> et son titre phare&nbsp;: <em>Jardin d&rsquo;hiver</em>. La collaboration avec Benjamin Biolay s&rsquo;envenime quelque temps plus tard.</p>
<p>Henri Salvador s&rsquo;est &eacute;galement pr&ecirc;t&eacute; au doublage de films d&rsquo;animation, en pr&ecirc;tant sa voix en 1989 au crabe S&eacute;bastien dans <em>La Petite Sir&egrave;ne</em>, des Studios Disney. En 2006, &agrave; l&rsquo;occasion de la sortie DVD du film, il r&eacute;enregistra &eacute;galement les dialogues de sa suite, <em>La Petite Sir&egrave;ne 2 : Retour &agrave; l'oc&eacute;an</em>, dialogues confi&eacute;s &agrave; un autre com&eacute;dien sur la version originale de 2000.</p>
<p>Parolier pour de nombreux artistes, notamment pour R&eacute;gine, Sheila, il a fait conna&icirc;tre au grand public Keren Ann. Plusieurs musiciens, comme Laurent Voulzy, Gabriel Yared, Eddy Mitchell et Art Mengo, ont compos&eacute; pour lui.</p>
<p>Son dernier album, intitul&eacute; <em>R&eacute;v&eacute;rence</em>, sort fin <time datetime="2006-10">octobre&nbsp;2006</time>. Il met fin &agrave; sa carri&egrave;re active lors d&rsquo;un dernier spectacle donn&eacute; au Palais des congr&egrave;s de Paris le <time datetime="2007-12-21">21&nbsp;d&eacute;cembre&nbsp;2007</time>.</p>
<p>Entre les deux tours de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle fran&ccedil;aise de 2007, Henri Salvador a particip&eacute; &agrave; un meeting de soutien &agrave; Nicolas Sarkozy, au cours duquel il a pris la parole en faveur de son candidat.</p>
<p>Il meurt le <time datetime="2008-02-13">13&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2008</time> d&rsquo;une rupture d'an&eacute;vrisme &agrave; son domicile parisien, place Vend&ocirc;me, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 90 ans. Sa derni&egrave;re &eacute;mission enregistr&eacute;e sera celle de Laurent Baffie sur Europe 1, enregistr&eacute;e quelques jours avant sa mort et diffus&eacute;e le <time datetime="2008-02-10">10&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2008</time>. Ses obs&egrave;ques ont eu lieu le <time datetime="2008-02-16">16&nbsp;f&eacute;vrier&nbsp;2008</time> en l'&eacute;glise de la Madeleine &agrave; Paris, avant qu'il ne soit inhum&eacute; au cimeti&egrave;re du P&egrave;re-Lachaise (97<sup>e</sup> division).</p>
<h2>R&eacute;compenses</h2>
<ul>
<li>Victoire d&rsquo;honneur de la musique en 1998.</li>
<li>Prix du disque 2000 de l'Acad&eacute;mie Charles-Cros pour l'ensemble de sa carri&egrave;re le <time datetime="2000-11-28">28&nbsp;novembre&nbsp;2000</time>.</li>
<li>Il re&ccedil;oit deux Victoires de la musique en 2001&nbsp;: celle du groupe ou artiste interpr&egrave;te masculin de l&rsquo;ann&eacute;e et celle de l'album de vari&eacute;t&eacute;s de l&rsquo;ann&eacute;e pour <em>Chambre avec vue</em>. Il recevra en outre la Victoire du meilleur spectacle l'ann&eacute;e suivante.</li>
<li>Le <time datetime="2005-11-08">8&nbsp;novembre&nbsp;2005</time>, Henri Salvador est d&eacute;cor&eacute; &agrave; Brasilia&nbsp;: il est fait grand-croix de l'<em>Ordem do M&eacute;rito Cultural</em> (Ordre du m&eacute;rite culturel) br&eacute;silien, qu&rsquo;il re&ccedil;oit des mains du chanteur et ministre de la Culture Gilberto Gil en pr&eacute;sence du pr&eacute;sident Luiz In&aacute;cio Lula da Silva et de son &laquo;&nbsp;&eacute;l&egrave;ve musical&nbsp;&raquo;, le chanteur Caetano Veloso. Le Br&eacute;sil lui rendit ainsi hommage pour son apport &agrave; la diffusion hors des fronti&egrave;res de la culture de ce pays, en particulier la bossa nova, qu&rsquo;il aurait contribu&eacute; &agrave; inventer<sup class="reference cite_virgule">,</sup>.</li>
<li>Henri Salvador &eacute;tait aussi commandeur de la L&eacute;gion d'honneur, de l&rsquo;Ordre national du M&eacute;rite et de l&rsquo;Ordre des Arts et des Lettres.</li>
<li>M&eacute;daille d&rsquo;or de l&rsquo;Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise en 2001.</li>
<li>Il a &eacute;t&eacute; intronis&eacute; aupr&egrave;s de la confr&eacute;rie des Hospitaliers de Pomerol en 2006<sup class="need_ref_tag" style="padding-left: 2px;">[r&eacute;f.&nbsp;n&eacute;cessaire]</sup></li>
</ul>
<h2>Discographie</h2>
<h3>78 tours</h3>
<p>Jusqu'en 1951&nbsp;: label Polydor - &Agrave; partir de 1952&nbsp;: label Philips.</p>
<ul>
<li>1948&nbsp;: <em>Maladie d'amour / Clopin clopant</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;039)</li>
<li>1948&nbsp;: <em>Le portrait de tante Caroline / Parce que &ccedil;a me donne du courage</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;069) (r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 1949 r&eacute;f. 560&nbsp;116)</li>
<li>1948&nbsp;: <em>Mon ange / Tout &ccedil;a</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;073)</li>
<li>1948&nbsp;: <em>Chanson surr&eacute;aliste / Salvador s'amuse</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;076)</li>
<li>1949&nbsp;: <em>Ma doudou / Un p'tit air dans la caboche</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;118)</li>
<li>1949&nbsp;: <em>Bedelia / 24 heures par jour</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;119)</li>
<li>1949&nbsp;: <em>El a diz que tem / Qui sait, qui sait, qui sait</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;130)</li>
<li>1949&nbsp;: <em>Son p'tit bonhomme de chemin / Comme jamais</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;133)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Je ne suis pas / Charlot</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;140)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Les maris, les papas et les chats / Que si, que no</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;156)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Adieu foulards, adieu madras / Ti Paule</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;165)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>C'est No&euml;l m'amie / L&eacute;ger</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;180)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>C'est le be-bop (Boris Vian) / Saint-Germain des Pr&eacute;s (L&eacute;o Ferr&eacute;)</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;181)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Quand je me souviens / Si jolie</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;182)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Un clin d'&oelig;il / Avec un tout p'tit rien</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;183)</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Le marchand de sable / Le loup, la biche et le chevalier</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;184)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>Enfance de mon c&oelig;ur / Rebonjour</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;196)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>Ma chansonnette / Bon &agrave; rien</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;246)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>La vie grise (Boris Vian) / Le scaphandrier(L&eacute;o Ferr&eacute;)</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;253)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>Ciel de Paris / Monsieur l'bon Dieu</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;268)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>Tout est tranquille / Le t&eacute;l&eacute;phone</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;341)</li>
<li>1951&nbsp;: <em>Dors mon petit ange / Doucement, doucement</em> (r&eacute;f. 560&nbsp;342)</li>
<li>1952&nbsp;: <em>Ma petite folie / Ma petite Jacqueline</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;106)</li>
<li>1952&nbsp;: <em>L'abeille et le papillon / Je vous aime</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;109)</li>
<li>1952&nbsp;: <em>Gade boug'la / Ha&iuml;ti</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;121)</li>
<li>1952&nbsp;: <em>En tra&icirc;nant la savate / Quand on s'aime &agrave; Paris</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;158)</li>
<li>1952&nbsp;: <em>Les oiseaux et les r&ecirc;ves / La mort passe</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;174)</li>
<li>1953&nbsp;: <em>Elle me donne / Le petit Indien</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;191)</li>
<li>1954&nbsp;: <em>Le roi du fox-trot / Le roi des caves</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;275)</li>
<li>1955&nbsp;: <em>Margaret / Papa loves mambo</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;276)</li>
<li>1956&nbsp;: <em>Qu'ech que ch'est qu'cha / As-tu vu Ad&egrave;le</em> (r&eacute;f. 72&nbsp;292)</li>
</ul>
<h3>45 tours</h3>
<p>Henri Salvador a sorti plusieurs dizaines de 45 tours, parmi lesquels&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Philips 432.736: Le lion est mort ce soir / Twist SNCF / Dis, dis, dis / Twist de l'enrhum&eacute;</li>
<li>Philips 432.828: Sherry / Le chercheur d'or / Le voyageur / Pur&eacute;e de pommes de terre</li>
<li>Philips 432.868: Retour au porteur / Dis-moi que tu m'aimes / Va-t-en vite mon amour / Minnie, petite souris</li>
<li>Philips 432.919: Monsieur Boum Boum / S&ucirc;rs de nous / Grosse fille pleure pas / C&oelig;ur bris&eacute; &agrave; prendre</li>
<li>Rigolo 18.717: Avec la bouche / Madame tristesse / Le petit clown / Zorro est arriv&eacute;</li>
<li>Rigolo 18.733: La danse de Zorba / Loin sur les grands chemins / Tant qu'il y aura des filles sur la terre / Sophia</li>
<li>Rigolo 18.734: Le travail c'est la sant&eacute; / Dis, Monsieur Gordon Cooper / Bouli-bouli / Hula-Hula</li>
<li>Rigolo 18.739: Juanita Banana / Caroline / Soleil blanc / Avant</li>
<li>Rigolo 18.741: Quand faut y aller faut y aller / Je bois &agrave; ton souvenir / Socialement parlant / Trois roues &agrave; mon chariot</li>
<li>Rigolo 10.082: Petit Lapin / La vall&eacute;e</li>
</ul>
<h3>Albums</h3>
<ul>
<li>1955&nbsp;: <em>Henri Salvador chante ses derniers succ&egrave;s</em>, Polydor <em>(Le loup, la biche et le chevalier, Maladie d&rsquo;amour, Clopin-clopant, etc.)</em></li>
<li>1956&nbsp;: <em>Henri Salvador alias Henry Cording and his original Rock and roll boys</em>, Philips</li>
<li>1957&nbsp;: <em>Sous les tropiques</em>, Philips <em>(Adieu foulards, adieu madras, Oh si y avait pas ton p&egrave;re, etc.)</em></li>
<li>1959&nbsp;: <em>Chant&eacute; par Henri Salvador</em>, Barclay</li>
<li>1960&nbsp;: <em>Salvador s&rsquo;amuse</em>, Barclay <em>(Blouse du dentiste, Gondolier, Moi j&rsquo;pr&eacute;f&egrave;re la marche &agrave; pied, etc.)</em></li>
<li>1962&nbsp;: <em>Succ&egrave;s</em>, Philips/Salvador <em>(Le lion est mort ce soir, Twist SNCF, etc.)</em></li>
<li>1963&nbsp;: <em>Henri Salvador</em>, Philips/Salvador <em>(Minnie petite souris, etc.)</em></li>
<li>1964&nbsp;: <em>Zorro est arriv&eacute;</em>, Rigolo</li>
<li>1965&nbsp;: <em>Le travail c&rsquo;est la sant&eacute;</em>, Rigolo</li>
<li>1967&nbsp;: <em>Henri Salvador</em>, Rigolo <em>(J&rsquo;&eacute;tais une bonne chanson, Enfoncez-vous &ccedil;a dans la t&ecirc;te, Claire, ma secr&eacute;taire, etc.)</em></li>
<li>1968&nbsp;: <em>Salvador</em>, Rigolo <em>(Une chanson douce, Quand faut y aller, faut y aller, etc.)</em></li>
<li>1969&nbsp;: <em>Henri Salvador</em>, Rigolo</li>
<li>1972&nbsp;: <em>Le Petit poucet</em>, Rigolo</li>
<li>1977&nbsp;: <em>Salvador 77</em>, Rigolo</li>
<li>1978&nbsp;: <em>Henri Salvador</em>, Rigolo</li>
<li>1979&nbsp;: <em>Salvador/Boris Vian</em>, Rigolo</li>
<li>1980&nbsp;: <em>Salvador en f&ecirc;te</em>, Rigolo</li>
<li>1985&nbsp;: <em>Henri</em>, Path&eacute; Marconi</li>
<li>1989&nbsp;: <em>Des go&ucirc;ts et des couleurs</em>, Path&eacute; Marconi</li>
</ul>
<dl>
<dd><em>Les voleurs d&rsquo;eau</em> - <em>Je ne le dirai pas</em> - <em>La derni&egrave;re danse</em> - <em>Pense Henri</em> - <em>Blues dingue</em> - <em>Donne, donne</em> - <em>Des go&ucirc;ts et des couleurs</em> - <em>O&ugrave;, quand, comment</em> - <em>Tu es entr&eacute;e dans mon &acirc;me</em> - <em>Debout dans un hamac</em>.</dd>
</dl>
<ul>
<li>1994&nbsp;: <em>Monsieur Henri</em>, Sony Music</li>
</ul>
<dl>
<dd><em>Qu&rsquo;&ccedil;a saute</em> - <em>En plantant des navets</em> - <em>Qu&rsquo;est-c&rsquo;que j&rsquo;aime</em> - <em>Layla</em> - <em>J&rsquo;ai d&ucirc; faire le con quelque part</em> - <em>La main au cul</em> - <em>Vas-y mollo</em> - <em>Pieds palm&eacute;s</em> - <em>Yes or no</em> - <em>Rock Hoquet</em> - <em>Envie de toi</em>.</dd>
</dl>
<ul>
<li>2000&nbsp;: <em>Chambre avec vue</em>, Virgin</li>
</ul>
<dl>
<dd><em>Jardin d&rsquo;hiver</em> - <em>Chambre avec vue</em> - <em>J&rsquo;ai vu</em> - <em>Il fait dimanche</em> - <em>La Muraille de Chine</em> - <em>Jazz M&eacute;diterran&eacute;e</em> - <em>Un tour de man&egrave;ge</em> - <em>Vagabond</em> - <em>Je sais que tu sais</em> - <em>Mademoiselle</em> - <em>Le fou de la reine</em> - <em>Faire des ronds dans l&rsquo;eau</em> - <em>Aime-moi</em>.</dd>
</dl>
<ul>
<li>2002&nbsp;: <em>Performance&nbsp;!</em> (Enregistrement public), EMI</li>
</ul>
<dl>
<dd>Bonjour et bienvenue - Il fait dimanche - Ma doudou (avec Laurent Voulzy) - Qu&rsquo;elle est con - Mademoiselle - Muraille de Chine - Quoique l&rsquo;on fasse - J&rsquo;ai beaucoup trop envie de toi - Chiche (avec Bireli Lagr&egrave;ne) - Tu es entr&eacute;e dans mon &acirc;me (avec Bireli Lagr&egrave;ne) - Ol&eacute;o - Duke, Basie, Louis - All I really want (avec Lisa Ekhdal) - Syracuse - Jardin d&rsquo;hiver - Le loup, la biche et le chevalier (Chanson douce) - Avec le temps - Bonsoir amis</dd>
</dl>
<ul>
<li>2003&nbsp;: <em>Ma ch&egrave;re et tendre</em>, EMI</li>
</ul>
<dl>
<dd><em>Ma ch&egrave;re et tendre</em> - <em>Vous</em> - <em>C&rsquo;&eacute;tait un jour comme les autres</em> - <em>Le voyage dans le bonheur</em> - <em>Toi</em> - <em>J&rsquo;ai tant r&ecirc;v&eacute;</em> - <em>Quand un artiste</em> - <em>Sans toi</em> - <em>Ailleurs</em> - <em>Itin&eacute;raire</em> - <em>Tu es venue</em> - <em>Bormes-Les-Mimosas</em> - <em>Dans tes yeux</em>.</dd>
</dl>
<ul>
<li>2006&nbsp;: <em>R&eacute;v&eacute;rence</em>, V2</li>
</ul>
<dl>
<dd><em>La vie c&rsquo;est la vie</em> - <em>Mourir &agrave; Honfleur</em> - <em>Dans mon &icirc;le</em> - <em>Cherche la rose</em> - <em>L&rsquo;amour se trouve au coin de la rue</em> - <em>Tu sais je vais t&rsquo;aimer</em> - <em>J&rsquo;aurai aim&eacute;</em> - <em>Italie (un tableau de ma&icirc;tre)</em> - <em>D&rsquo;abord</em> - <em>Les amours qu&rsquo;on d&eacute;laisse</em> - <em>All&eacute;luia&nbsp;! je l&rsquo;ai dans la peau</em> - <em>Les derni&egrave;res hirondelles</em> - <em>Tu sais je vais t&rsquo;aimer</em>.</dd>
</dl>
<ul>
<li>2012&nbsp;: <em>Tant de temps</em> <small>(album posthume compos&eacute; de titres in&eacute;dits enregistr&eacute;s en 1999 - paru le 18 juin 2012)</small></li>
</ul>
<p><em>&Ccedil;a n'a pas d'importance</em> - <em>Tant de temps</em> - <em>Une &Icirc;le sans elle</em> - <em>Mon Amour</em> - <em>Une Belle journ&eacute;e</em> - <em>Qui es-tu&nbsp;?</em> (avec Hubert Mounier) - <em>Paname &agrave; La Havane</em> - <em>Mes Petites pr&eacute;f&eacute;rences</em> - <em>&Ccedil;a leur passera</em> (avec Benjamin Biolay) - <em>Doucement</em> - <em>Syracuse</em></p>
<h3>Collaborations</h3>
<h4>Avec les &eacute;ditions Walt Disney</h4>
<ul>
<li>1971&nbsp;: <em>Les Aristochats</em></li>
<li>1973&nbsp;: <em>Blanche-Neige et les Sept Nains</em></li>
<li>1974&nbsp;: <em>Robin des Bois</em></li>
<li>1975&nbsp;: <em>Pinocchio</em></li>
<li>1976&nbsp;: <em>Le Monde rose et bleu d&rsquo;Henri</em></li>
<li>1990&nbsp;: <em>La Petite Sir&egrave;ne</em>, dans le r&ocirc;le de S&eacute;bastien</li>
</ul>
<h4>Conte musical</h4>
<ul>
<li>Participation au conte musical <em>&Eacute;milie Jolie</em> de Philippe Chatel dans le r&ocirc;le du Conteur, au milieu de nombreux autres artistes (1979 BMG Ariola PD37338/RCA)</li>
</ul>
<h2>Filmographie</h2>
<ul>
<li>1948&nbsp;: <em>Mademoiselle s'amuse</em> de Jean Boyer avec Gis&egrave;le Pascal, Ray Ventura</li>
<li>1950&nbsp;: <em>Nous irons &agrave; Paris</em> de Jean Boyer avec Ray Ventura, Fran&ccedil;oise Arnoul, Philippe Lemaire</li>
<li>1952&nbsp;: <em>Nous irons &agrave; Monte-Carlo</em> de Jean Boyer avec Ray Ventura, Fran&ccedil;oise Arnoul, Christian Duvaleix, Albert Duvaleix, Jackie Sardou.</li>
<li>1956&nbsp;: <em>Bonjour sourire</em> de Claude Sautet avec Louis de Fun&egrave;s, Annie Cordy, Jean Carmet, Jimmy Gaillard, Darry Cowl, Christian Duvaleix,</li>
<li>1958&nbsp;: <em>Nuits d'Europe</em> d'Alessandro Blasetti avec Domenico Modugno, les Platters,</li>
<li>1962&nbsp;: <em>Accroche-toi, y'a du vent !</em> de Bernard Roland avec Francis Blanche</li>
<li>1962&nbsp;: <em>Tartarin de Tarascon</em> de Francis Blanche avec Michel Galabru, Jacqueline Maillan</li>
<li>1962&nbsp;: <em>Un clair de lune &agrave; Maubeuge</em> de Jean Ch&eacute;rasse avec Claude Brasseur, Mathilde Casadesus, Jacques Dufilho, Sylvie Vartan*</li>
<li>1966&nbsp;: <em>Les malabars sont au parfum</em> de Guy Lefranc avec Sophie Agacinski, Francis Blanche, Darry Cowl, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault</li>
<li>1970&nbsp;: <em>Et qu'&ccedil;a saute</em> de Guy Lefranc avec Roger Carel, Michel Creton, Jean-Pierre Darras, Michel Galabru, Paul Pr&eacute;boist</li>
</ul>
<h2>Bibliographie</h2>
<ul>
<li>Henri Salvador (dessins de Marcel Uderzo), <cite class="italique">Passion... P&eacute;tanque</cite>, Paris, &Eacute;ditions Archives,? 1976, 40&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small>(ISBN&nbsp;2709614987)</small></li>
<li>Henri Salvador, <cite class="italique">Attention ma vie</cite>, Paris, &Eacute;ditions Jean-Claude Latt&egrave;s,? 26&nbsp;octobre&nbsp;1994, 314&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small>(ISBN&nbsp;2709614987)</small></li>
<li>Il est &eacute;voqu&eacute; dans le 135<sup>e</sup> des 480 souvenirs cit&eacute;s par Georges Perec dans <em>Je me souviens</em>.</li>
</ul>
<h2>T&eacute;l&eacute;vision</h2>
<h3>Acteur</h3>
<ul>
<li>1999&nbsp;: <em>Crimes en s&eacute;rie</em> (t&eacute;l&eacute;film), apparition aux c&ocirc;t&eacute;s de Pascal L&eacute;gitimus.</li>
</ul>
<h3>&Eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision</h3>
<ul>
<li>1969&nbsp;: <em>Ouvrir les yeux</em>, &eacute;mission d'&Eacute;ric Ollivier et Robert Mugnerot&nbsp;; &laquo;&nbsp;Les Cr&acirc;neurs&nbsp;&raquo;, par Denis Goldschmidt et Agathe Godard&nbsp;: <em>(participation)</em></li>
</ul>
<h2>Annexes</h2>
<h3>Notes et r&eacute;f&eacute;rences</h3>
<h3>Liens externes</h3>
<ul>
<li><em>Notices d&rsquo;autorit&eacute;</em>&nbsp;: Fichier d&rsquo;autorit&eacute; international virtuel&nbsp;? International Standard Name Identifier&nbsp;? Biblioth&egrave;que nationale de France&nbsp;? Syst&egrave;me universitaire de documentation&nbsp;? Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s&nbsp;? Gemeinsame Normdatei&nbsp;? WorldCat</li>
<li>site officiel</li>
</ul>
<div style="float: right;">Source : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki?curid=126238" target="_blank" rel="noopener">Wikipedia</a></div>]]></content:encoded>
    </item>
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